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 Promenons-nous dans les bois, pendant que le cerf est là et s'il n'y est pas le raptor te mangera, lalala.

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Seed V. Powell

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MessageSujet: Promenons-nous dans les bois, pendant que le cerf est là et s'il n'y est pas le raptor te mangera, lalala.   Ven 3 Sep - 4:54

- Cours !
* Ca va, on est pas en retard ... *
- Seed, j'ai dis cours !
* T'es chiante Valka, merde, je viens de manger je te signale *
- Des légumes ... Eurk.
* Haha, le fruit de la Terre, notre mère bien-aimée, tu devrais aimer le régime vert ! *
- Les hommes aussi viennent de la Terre. Ce qui fut poussière redeviendra poussière ...
* T'es d'une mauvaise foi renversante quand tu t'y mets tu sais ! Tu me feras pas croire que c'est l'aspect poussiéreux du squelette qui te fait envie ! *

Des flash de sang qui gicle et de plaies qui s'écartent me sautèrent aux yeux sans que je ne les eus pensé de par moi-même. Force était de constater que ma blague n'avait pas eu l'effet escompté, presque malgré moi je sentis ma foulée s'accélérer.

* On ne va manger personne. * Dis-je sur un ton qui se voulait dur.
- Je sais. Répondit-elle avec cette pointe de déception dans la voix qui en disait long sur sa frustration quand à cette certitude.
* Alors arrête de fantasmer ! * Répliquai-je en repoussant mentalement les images de boucherie humaine qu'elle m'imprimait dans la rétine.
- Je ne fantasme pas !
* Si, tu fantasmes. Et saches que, moi, ça m'excite pas des masses tes envies de sang *
- Tu es égoïste Seed.
* Je ne suis pas égoïste, je suis civilisé ! *
- Dis donc, le civilisé, elles étaient où tes bonnes manières avant hier soir ? Son ton passa de la réserve agacée à l'onctuosité mielleuse qu'elle prenait toujours quand elle posait la griffe sur un point faible. Je sentis la fin de partie arriver avant même que le " game over " ne s'affiche à l'écran.
* Avant ... Avant-hier ? Je vois pas du tout de quoi tu veux parler ... * Tentai-je de feindre bêtement, tout en sachant que je ne duperai personne et elle encore moins.
- Et c'est moi qui suis de mauvaise foi ?

Elle se moquait, son sifflement était plus grinçant que jamais.

* Je persiste à dire que cette cuite ne venait pas de moi, mais de l'irresponsable qui à mal dosé les verres.* Répondis-je, bougon.
- Certainement oui, certainement ...
* Tu te moques ! *
- Il y avait de quoi. Au même titres que l'effet révulsif qu'ont mes " fantasmes " sur ta sensibilité, saches que voir trouble à travers tes yeux ne " m'excite pas des masses " non plus ...

Elle marquait un point et elle le savait, je préférai ne pas répondre et me mettre à courir. En silence, pour ne pas m'humilier d'avantage, elle se contenta de ronronner de plaisir à l'idée que nous puissions arriver plus vite au rendez-vous fixé à l'orée de la forêt. Valka avait raison. Valka avait toujours raison et, si demander quelque chose ne suffisait pas, alors elle trouvait toujours le moyen de l'obtenir d'une autre manière, comme elle venait de le faire en me clouant le bec. Le sang qui battait dans mes veines n'était déjà plus aussi paisible qu'en temps normal, je la sentais partout à l'intérieur de moi, prête à bondir, n'attendant qu'une seule chose : que je plie et que je la laisse prendre forme. Son envie était telle que ma foulée s'accéléra à une cadence que jamais je n'aurais pu atteindre en temps normal ; le Seed qui courait en direction de la masse sombre que les arbres découpaient dans le ciel étoilé n'était déjà plus que la marionnette à demi-consentante d'un vélociraptor qui part en chasse.

Enfin, nous arrivâmes sous un chêne immense à travers les branches duquel les rayons de lune nous tombaient en cascade sur la tête. Je n'étais même pas essoufflé, preuve irréfutable que la force de son mental commençait à sacrément empiéter sur le mien. Silencieux et réceptif au moindre bruit alentour, je me figeai là, dans une position bien trop statique pour paraitre naturelle. En définitive, ce n'était pas moi qui était aux aguets, c'était Valka. En me sentant prisonnier de ses instincts de chasseuse, je me mis à penser qu'il aurait peut-être mieux valu que je ne l'informe pas de la nature de ce rendez-vous et une sorte de claque mentale - qu'elle m'administra sans retenue - se chargea de me faire me rendre compte de la stupidité de ma propre réflexion. Lui cacher quelque chose ? A elle ? Alors qu'elle vivait, mangeait, dormait et pensait à travers moi ? Stupide, idiote, irréaliste comme idée ...

* J'aimerais que tu sois sage avec Nanah *
- Et moi j'aimerais que tu n'aies plus cette prétention de te croire plus sage que moi Seed.
* Mais je ... enfin, tu vois ce que je veux dire ... *
- Très bien oui, cesse d'avoir peur, je ne suis pas une sauvage.

Le silence pesant qui lui tint lieu de réponse la fit grincer d'un rire méprisant.

- Tu as tellement à apprendre. Regarde et laisse faire, je pense que cette nuit pourrait t'apprendre à faire preuve de plus de confiance envers mes instincts. Envers nos instincts.
* Me pourrit pas tout le travail de relationnel durement acquis avec elle, c'est tout. Tu sais bien que ça a pas été facile du départ, je voudrais pas qu'elle me prenne pour un nase parce que tu nous fais un Jurassic revival ... *
- Ce que l'Humain peut être nombriliste ... Elle ne m'intéresse pas, c'est lui qui m'intéresse.
* Ouais bah justement, veille à ne pas trop faire l'impasse sur elle, t'es méprisante quand tu t'y mets tu sais ...*
- Ils arrivent.
* Où ça ? *
- Je ne sais pas, mais je sens.
* Ah oui ? Je ne sens pas moi ! *
- C'est parce que tu ne te concentres pas assez. Sent la force de leur aura. Ils sont à moins de 500 mètres, écoute le sol, il raisonne de leur pouvoir et de leurs pas.

C'était vrai. En adoptant une attitude plus attentive je pus les sentir approcher moi aussi ...
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois, pendant que le cerf est là et s'il n'y est pas le raptor te mangera, lalala.   Ven 3 Sep - 11:22

« Atahana, tu fais quelque chose ce soir ? » Je tourna la tête et fixai ma compagne du moment. Bien sûr que je faisais quelque chose. Elle me pensait sans ami ou quoi ? Mais je n'allais pas lui dire ça comme ça. Elle se vexerait à coup sûr, ferait trembler son menton grassouillet et irait se moucher dans mes jupons. J'ai connu plus glamour. Je fis de mon mieux pour lui sourire d'un air j'aimerai-tellement-passer-la-soirée-avec-toi-mais-je-suis-déjà-prise et lui expliquait avec le plus de délicatesse possible que oui, je faisais quelque chose. Et que non, elle ne pouvait pas venir. Oui, c'était très important. Non, ce n'était pas un rendez-vous galant. Oui, je trompais Woann, et alors, qui ne le savait pas ? Je faussais compagnie à mon ex-amie -je venais de la caser dans le tiroir de l'indifférence, je n'apprécie pas vraiment les chialeurs- et montait au sommet de la tour. Il fallait que je me change. J'entrais dans ma chambre sans un bruit et aussitôt, je m'apaisais. Cet endroit avait un effet dingue sur moi. Allez comprendre. Je m'étirai avec plaisir et expirai lentement. Bon. Ce n'était pas tout, mais je devais penser à ne pas arriver à la bourre. Du moins, pas trop. J'entrepris de retirer ma robe à cerceaux, ne gardant que mes sous-vêtements. Jamais très pratique de courir comme ça. J'enfilai prestement un vieux jean troué et un débardeur de cent ans d'âge, avant de natter mes cheveux. Je n'avais rien de glamour, on aurait dit une souillon sauvage, mais tant pis. Je privilégiais le confort pour ce soir. Le rire étouffé de Caspian me fit lever les yeux au ciel. Sans commentaire. Seed aurait sans doute un choc de me voir fringuée comme tout le monde, mais cela m'était égal. Même dans un sac poubelle, j'avais plus de classe que cette idiote de Brionny dont le passe temps favori était de chauffer mon mec sous mon nez. Je vous jure, les filles des fois je ne les comprends pas.

Je jetai un regard hâtif autour de moi afin de vérifier que je n'avais rien oublié. Parfait. Je quittai la chambre et dévalai les escaliers. Les regards ébahis des petits Terriens étaient lourds de questions mais je leur fit signe d'un geste. Pas le temps. Je pressai l'allure et quittait finalement le château, les yeux levés vers le ciel. La nuit approchait. Tant mieux. « Tu veux pas courir, ma grosse ? » « Nan. » « Pourtant, toutes les filles aiment ça, tu sais, la perspective de perdre un gramme trente en dix foulées... » « Ouais, mais moi ça ne m'excite pas. Je préfère prendre un gramme trente mais marcher comme je veux. Je risquerai de m'étaler en plus. » « Mais ça, c'est juste que tu n'es pas douée... » Je lui fermai la bouche d'une tape mentale et il couina. Bien fait. Il ne fallait pas s'amuser à me provoquer. Nous arrivions à l'orée de la forêt et je percevais l'était fébrile de mon Totem. Je pouvais le comprendre. Moi aussi j'avais un peu la trouille. Mais il ne fallait pas résonner comme ça. Je m'avançais vers un chêne, habillée comme un sac, pas maquillée et la natte déjà presque défaite. Tant pis, de toute façon tout exploserai quand je me transformerai, alors... J'adressai un sourire à Seed et m'approchai de lui pour lui coller une bise sur la joue. Je suis toujours très polie. A noter. Je l'observai distraitement, percevant presque sa tension intérieure. Ça promettait. « Comment va ta charcutière ? Tu peux lui demander de se calmer ? Parce que j'ai l'impression d'être une tranche de bœuf devant un raptor. » Ce que j'étais à vrai dire. Mais je souriais largement. Ce n'était pas une bestiole censée être morte depuis des siècles qui allait mener la danse !

Je m'appuyai contre un arbre et fixai Seed. Il avait vraiment l'air peu à son aise. Flippait-il un peu ? Je fronçais les sourcils. « Tu es sûr que tu es toujours d'accord ? Je veux dire. J'voudrai pas trop te précipiter là-dessus, surtout que tu n'es qu'en quatrième année, tu vois. Mais je peux te garantir que tu n'es pas en danger avec moi. Du moins tant que ta bestiole tient ses crocs loin de ma croupe. Là, je ne pourrai plus te promettre que tu n'auras pas mal. » J'étais très sérieuse. Lorsque j'étais Cerf, je ne faisais rien ou presque. J'étais réduite à une voix, une sorte de conscience à la Jiminy Criquet. Et rien de plus. Mais je savais Caspian sage et juste. C'était assez pour calmer mes nerfs.

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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois, pendant que le cerf est là et s'il n'y est pas le raptor te mangera, lalala.   Ven 3 Sep - 17:56

Il arrivèrent bien assez vite et je pus me rendre compte que ma vision s'était déjà bien accommodée à l'obscurité de plus en plus profonde puisque je n'eus aucun mal à distinguer la silhouette d'Ata qui approchait d'un bon pas. Ou peut-être était-ce déjà le signe avant-coureur d'une transformation imminente ? Je priais pour que Valka ne se fasse pas trop pressente, cette impression d'avoir un corps trop étroit pour contenir toute sa fougue était déjà désagréable en temps normal, mais le devenait encore plus lorsqu'elle débordait d'envie de se métamorphoser.

- Salut ! Lâchai-je d'un ton enjoué, certes, mais pas bien téméraire, tandis que Nanah me plantait une bise sur la joue.
« Comment va ta charcutière ? Tu peux lui demander de se calmer ? Parce que j'ai l'impression d'être une tranche de bœuf devant un raptor. »

Un claquement de mâchoire rebelle raisonna en mon for intérieur tout de suite suivi d'un " Tranche de bœuf ? Tu parles, épouvantail plutôt ! " moqueur qui ne manqua pas de me faire lever les yeux au ciel d'exaspération. Ce que je pouvais bien en avoir à faire de la coiffure anarchique de ma comparse ! Mon apparence n'avait rien à lui envier non plus, sans chapeau, sans veste, sans rien d'autre - en fait - que le minimum syndical que pouvait imposer la pudeur en compagnie d'autrui ; à savoir jean T-shirt et baskets plates. Avec un sourire contrit, j'acquiesçai et me fourrai les mains dans les poches pour tenter de feindre une décontraction que je savais ne plus pouvoir retrouver avant que Valka n'ait eu ce qu'elle désirait.

« Tu es sûr que tu es toujours d'accord ? Je veux dire. J'voudrai pas trop te précipiter là-dessus, surtout que tu n'es qu'en quatrième année, tu vois. Mais je peux te garantir que tu n'es pas en danger avec moi. Du moins tant que ta bestiole tient ses crocs loin de ma croupe. Là, je ne pourrai plus te promettre que tu n'auras pas mal. »

- Oui ! Criais-je presque malgré moi, poussé par le désir brulant que Valka avait de se matérialiser au plus vite. Puis, me rendant compte ce genre de réponse affichait clairement mon incapacité grandissante à ne pas me laisser dominer par mon totem, j'enchainai en repoussant la cravache mentale de Mando pour parler en mon âme et conscience, moi Seed, gardien et unique maître de la barque tant que mon apparence restait humaine : Je veux dire : Oui oui, ça va. Pas d'inquiétude à avoir elle ...* va me faire le plaisir de ne plus me faire passer pour un con qui parle avec des trémolos de désir dans la voix ! * " ça te donne un côté enflammé qui plait aux femmes ^^ " * je trouve pas ça drôle ! *... va rester calme, j'en suis persuadé. J'ai confiance.

C'était peut-être bien la première fois que je m'accordais à dire que j'avais confiance en Atahana Hopkins qui - toute aussi importante qu'elle pouvait être puisqu'étant l'incarnation de mon élément - n'en restait pas moins une Irlandaise victime de mes mauvais jugements personnels, eux-même exacerbés par des années de galère à Belfast, ville maudite, ville de cauchemars. J'espérais qu'elle puisse voir dans cette affirmation - lourde d'efforts de ma part, même après plusieurs explications et des semaines pour apprendre à se connaitre et à s'apprécier pour ce que nous étions - une méthode radicale de couper court à ses inquiétudes.

- Tu voudrais pas commencer ? Je me sentirais mieux si je savais que t'étais déjà en état de déguerpir en cas de ... " pépin ? Seed, tu es ridicule, tu sais bien que je ne m'en prendrais jamais à notre maître à tous " * Tu disais ça aussi la dernière fois, pourtant ça t'as pas empêché de croquer le prof ! * " Ahhh, mais il sentait si bon ... " ...

Incapable de terminer ma phrase puisque conscient de la prétention qu'il y avait dans mes propos, je battais en retraite et me terrais dans le silence. Loin de moi l'idée de m'estimer capable d'affronter le grand cerf, c'était même tout l'inverse, mais le goût du sang dans ma bouche après que j'eus retrouvé forme humaine le jour où Valka avait mordu le prof m'avait tellement traumatisé que - tout aussi puissant qu'il pouvait être - j'avais peur pour le bel animal qui se proposait de tenir lieu de compagnon de marche à mon totem perpétuellement affamé.
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois, pendant que le cerf est là et s'il n'y est pas le raptor te mangera, lalala.   Ven 3 Sep - 18:16

J'attendais, me demandant comme un couple pouvait être sur de tels opposés. Je veux dire par là que je n'ai jamais eu de souci de symbiose avec le Cerf. Mais à voir Seed, on aurait dit qu'il se battant contre lui-même -ce qui était en fait le cas- pour ne pas se laisser déborder. Cela allait être plus délicate que prévu, surtout s'il s'agitait comme ça. Il avait dit être toujours d'accord, mais justement, là était le souci. Il était un peu trop d'accord. J'arquais un sourcil intrigué mais ne posais pas plus de questions que ça. Je comprenais parfaitement ce que son Totem pouvait ressentir. A être trop enfermé, les anomaux avaient tendance à vite péter un câble. Surtout les prédateurs. Ce que Seed était. Dans d'autres circonstances, j'aurai pris mes jambes à mon cou. Mais je ne pouvais pas me défiler, je savais qu'il ne m'arriverait rien. M'enfin, quand même. « Tu voudrais pas commencer ? Je me sentirais mieux si je savais que t'étais déjà en état de déguerpir en cas de ... » Il laissa sa phrase en suspens, ce qui n'était pas pour me rassurer. « Je crois qu'elle le pousse à bout. On devrait faire vite avant qu'il ne craque. » Je hochai lentement la tête. Ouais, même si on parlait dans ma tête, j'avais conservé quelques réflexes idiots. Comme hocher la tête. Je jetai un coup d'œil à Seed et sourit avec le plus de calme possible. « Ouais. On va y aller. Tu... Devrais enlever tes fringues. » Ce n'était pas sa première transformation -je gardai bien en tête le souvenir de l'accident qui avait eu lieu avec un professeur-, mais rappeler les choses de base pouvait s'avérer utile. Sauf s'il voulait rentrer à poil après ça. Je n'étais pas pudique pour deux sous, alors cela ne me posais pas de souci. Peut-être serait-il choqué. Mais je partais du principe que c'était la nature, et je n'étais pas plus habille que nue en l'état d'animal. J'entrepris de resserrer mes boucles en un chignon grossier puis retirer mon débardeur sous le regard médusé de Seed. « Tu attends la neige ou tu me mattes ? Dans le premier cas, tu peux attendre longtemps. Dans le second ça m'est égal, mais dépêche-toi quand même. »

Je continuait sur ma lancée et quittai mon vieux jean. Il faisait frais, mais rien de bien insupportable. Je sentais Caspian qui s'agitait en moi. La fièvre le prenait lui aussi, et Dieu seul savait de quoi il était capable dans ces moments-là. Je terminai mon strip-tease improvisé et terminai totalement nue dans l'herbe froide, mes vêtements pliés et posés sur une souche. Moi, je ne comptais rentrer nue au château. Je souriais à Seed, amusée, tout en me disant que cela ressemblait vaguement à un vieux rituel inca d'accouplement. Erk. Cette idée amusa le Cerf qui grogna -sa façon de rire, sans doute. Lorsque la caresse de l'air se fit plus intense sur mon corps dénudé, je me résignai à changer. Ouais, je me caillai les miches. Mais j'attendis que Seed termine de m'imiter -il n'avait pas l'air ravi de se mettre nu devant moi, s'il savait que cela ne me faisait absolument rien- avant de respirer plus lentement. Je n'avais pas peur de la métamorphose. Je n'avais même plus mal, à la longue. Mais c'était toujours impressionnant, surtout que je ne l'avais jamais fait devant quelqu'un. Mon dernier sourire à peu près humain fut timide et discret, puis je sentis mes os craquer.

Je percevais mes changements sans vraiment les voir. Les yeux qui se faisaient plus sombres, le corps qui s'étirait pour se courber, les muscles qui se déchiraient sans un bruit pour en former d'autres. La transformation ne me prit pas plus d'une minute. Question d'habitude. Lorsque la robe brune et douce eut terminé de couvrir mon corps jadis pâle, je fis un tour sur moi-même pour m'observer. Un jour, Caspian m'avait oublié une patte. C'était dur pour avancer. tout semblait aller pour le mieux, mais je ne pouvais bien entendu plus parler. Le Cerf s'insinuait en moi, impérieux et désireux de prouver sa supériorité. Je le laissais faire et allais m'installer dans un coin de son esprit, sage et silencieuse. C'était sa nuit, sa peau, il avait bien le droit d'en profiter. Je sentis notre regard commun se poser sur Seed, encore humain, alors qu'une aura de pouvoir cernait le corps majestueux qui était devenu mien en quelques instant. Caspian inclina légèrement la tête en guise de salut, princier, altier, imposant mais gracieux et séduisant. Je me sentais changée. Évidemment. Et soudain, j'avais envie de courir sans m'arrêter. « Qu'il se magne, le dino'. J'ai envie de faire la course avec lui. » « Ne le cherche pas, hein. Je te vois mal avec des traces de dents sur le postérieur. » Il s'ébroua comme si je n'existais pas et je souris mentalement. Youhou, regardez-moi, je suis un Cerf ! J'ai des cornes et une queue ridicule et pire, je bouffe de l'herbe !

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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois, pendant que le cerf est là et s'il n'y est pas le raptor te mangera, lalala.   Ven 3 Sep - 21:28

« Ouais. On va y aller. Tu ... Devrais enlever tes fringues. »

Mes quoi O_O ?
A oui, oui mes fringues, évidemment ... En serrant les dents je tentais d'ignorer le rire impudique de Valka qui semblait trouver fort amusant le fait que je me sois habillé léger dans l'optique - justement - de pouvoir me déshabiller plus vite, mais que le fait que Nanah le souligne me fasse un peu perdre mes moyens. Distraitement, je me mis à tripoter la boucle de ma ceinture, encore hésitant sur toutes les significations perverses qu'un geste de ce genre pouvait avoir tandis qu'Ata, elle, se débarrassait déjà de son débardeur sans aucune retenue. J'aurais pas su dire ce qu'il y avait de plus admirable : son corps, son aisance ou sa désinvolture. A n'en pas douter, les 2 années d'expériences qui nous séparaient en terme d'études étaient un faussé de savoir-faire qui devait bien creuser plusieurs mètres de dénivelé entre sa capacité à anticiper une métamorphose et la mienne. Ça, ajouté au fait que son totem ne semblait pas lui mener la vie aussi dure que le mien s'acharnait à le faire, et je me sentais déjà parfaitement con, le geste immobilisé dans son élan, la main sur la ceinture et les yeux écarquillés par mon propre manque d'expérience.

« Tu attends la neige ou tu me mattes ? Dans le premier cas, tu peux attendre longtemps. Dans le second ça m'est égal, mais dépêche-toi quand même. »

Cillant pour la première fois depuis une bonne minute de bug, je détournai le regard, penaud, et m'attaquais en silence au retrait de mon T-shirt et de mon pantalon. Tout en laissant mes vêtements choir sur le sol et en m'appliquant à ne pas croiser le regard de ma condisciple, je sentais la pression grimper en flèche en mon fort intérieur. De 1) parce que Valka trépignait comme une chien qui gratte à la porte, de 2) parce que le moment de souffrir était bientôt arrivé. Contrairement à Nanah qui ne devait presque plus en souffrir désormais, moi je ne connaissais de la métamorphose que mes expériences malheureuses qui avaient la plupart du temps été portées par les sentiments trop violents tels que la colère ou la peur, mais aussi par les tromperies et les fausses promesses de mon totem. Mentir était un art que Valka maitrisait parfaitement. ME mentir pour être plus précis. Raison de plus pour me méfier donc, et j'avais même été jusqu'à prendre le risque d'avoir du retard et des mauvaises notes en cours de métamorphose pour parer à tout débordement. J'en voulais d'ailleurs un peu à Mando de me forcer à avoir ce genre de comportement distant et réticent vis à vis des métamorphoses et - quand bien même m'assurait-elle qu'il n'y avait pas de raison à ça - j'avais toujours une bonne raison pour remettre à plus tard les parties de chasse ou de course avec mes camarades de classes désireux de se dégourdir les jambes sous forme animale. En fait, cette expérience que je m'apprêtais à vivre en compagnie du cerf était à la fois rassurante et intimidante. Intérieurement je remerciais Nanah de prendre du temps pour moi et le cerf de bien vouloir être un parrain de qualité pour mon totem encore retord aux eusses et coutumes de notre civilisation, mais j'avais aussi peur de ne pas être à la hauteur et de décevoir en forçant le maitre de la Terre à faire appel à ses pouvoir pour nous repousser - mon raptor et moi - en cas de trop grand laissé-allé. Autant Valka se moquait bien qu'il doive éventuellement la repousser pour l'empêcher de morde, justifiant cette hypothétique nécessité par un trop grand décalage entre sa nature profonde et celle de l'animal herbivore, autant moi je trouvais ça insultant et parfaitement indigne de la part d'humanité que je représentais dans notre duo. Aussi espérais-je de toutes mes forces que nous n'en arrivassions pas à de telles extrémités.

Finalement, je me retrouvais nu moi aussi et Ata n'attendit pas une minute de plus pour se transformer. C'était peut-être dû au fait qu'il était rare de partager un instant comme celui-ci avec un autre gardien (les gardiens s'appliquant généralement à ne pas vivre la période de mutation face aux regards des autres), ou peut-être à celui que je n'eus jamais réellement prêté attention au bruit que faisaient mes propres transformations, toujours est-il que le fracas de ses os qui se brisaient sous le choc me rebuta autant qu'il attisa l'excitation de Valka qui - je le savais - comparait déjà ce bruit de mort à d'éventuelle souffrances qu'elle aurait pu infliger elle-même à une proie qu'elle aurait chassée. Ne sachant plus dans quelle position me tenir, d'une part pour ne pas avoir l'air d'un con à poil sur une pelouse, d'autre part parce que mon totem trépignait tellement qu'il m'était désormais impossible de tenir en place, je regardais ma condisciple devenir cerf et rendais son salut au maître de la Terre, plus grand que moi d'une tête ou deux avec sa ramure gigantesque. Je la voyais parfaitement, alors, cette aura de magie et de puissance qui émanait de lui et c'en était presque renversant de voir qu'un animal pouvait avoir autant de charisme. La partie humaine de ma personne - celle qui ne bavait pas comme une bête enragée - avait envie de toucher et de caresser la bête, mais Valka se chargea de faire dériver notre esprit commun vers la case " pervers " de notre répertoire mémoriel et l'idée que je puisse avoir envie de caresser quelque chose qui - pas plus tard que quelques secondes auparavant - était encore une fille totalement nue me doucha plus que de raison, provoquant au passage l'hilarité d'une Mando qui ne comprenait décidément rien à la " bien-séance " des meurs humaines. Manger quand on a faim, toucher quand on veut toucher et tuer parce qu'on veut tuer était une vision de la vie beaucoup primitive à mes yeux ... mais pas aux siens visiblement.

- Allez !
* ... D'accord *


Je n'eus pas le temps d'inspirer profondément pour me préparer à la douleur que le processus s'était déjà mis en route. Violent, anarchique, limite barbare. Je me pliais de douleurs en sentant l'angle de mes articulations postérieures s'inverser et mes muscles devenir plus secs que du granit. Ma peau relativement douce passa du blanc au vert vaseux tandis que des écailles me poussaient de partout en me donnant l'impression d'une violente crise d'eczema. Ma langue s'affina tandis que mes dents se multipliaient et se tassaient en rangs serrés pour passer d'un quarantaine à plus du double. Ma vue jusqu'alors bonne, mais sans plus, devint aussi perçante qu'un pic à glace et j'eus l'impression soudaine que rien au monde ne pouvait plus m'arrêter, que j'étais invincible et capable de tous les excès. C'en était fini, Valka avait pris le dessus, sa confiance en elle, sa force, sa violence, elle m'avait attrapé par la peau du cou pour me foutre dans une cage sans même me balancer un os à ronger histoire de faire passer le temps. Quand je sentis notre nouveau corps de redresser avec souplesse, j'eus l'impression d'être un fauve saurien sur le point de bondir : lèvre retroussées sur dents pointues, pattes arquées tels des ressorts sur le point de lâcher et griffes prêtes à trancher en cas de besoin. Même à l'état " de repos ", chaque parcelle du corps de mon totem était en alerte, signe certainement caractéristique de ses origines et de sa vie en environnement hostile ... Notre cou oblong et souple vira de gauche à droite pour " verrouiller " le terrain, une attitude que seule Valka pouvait avoir puisque j'étais moi-mêle du genre à ne jamais regarder où je marchais en temps normal. Les griffes de nos pattes arrières tranchèrent le sol comme du petit beurre pour s'imprégner de la vibration terrestre. Ce simple geste me fit comprendre qu'il y avait au moins un renard et trois rats qui se baladaient dans le coin. Les odeurs, les sons, le vent, chaque élément extérieur à notre corps était une information prise en compte par l'esprit d'analyse redoutable de Mando et - une fois que les principales informations météorologiques et géographiques furent assimilée de manière bien plus précise qu'avec mon corps d'humain - elle dédaigna enfin accorder au cerf le salut qu'elle lui devait. Un salut délicat et reptilien durant lequel, bien que parfaitement soumise et respectueuse, elle ne baissa pas les yeux, certainement trop ancrée dans son instinct de chasse et sa vigilance constante.

* Pourquoi tu te contractes comme ça ? Arrête ! * Lançai-je, soupçonneux quant à ses intentions réelles vis à vis de notre maître. Mais elle ne m'écoutait déjà plus. Soudain, sans même avoir eu l'impression que cela lui eut couter un effort, je me rendis compte que nous avions quitté le sol dans un saut qui n'avait rien à envier aux kangourous et autres marsupiaux. En tentant de calculer la trajectoire de l'atterrissage, j'eus un haut-le-cœur emprunt de panique ! Elle n'avait quand même pas osé lui sauter dessus ! * MAIS QU'EST CE QUE TU FAIS ?! * Hurlais-je, voulant croire qu'il n'était pas trop tard et qu'elle ne s'apprêtait pas vraiment à enfoncer 20 centimètres de griffes acérées dans la croupe du grand cerf. Pas de réponse, je nous imaginais déjà morts, assassinés par un maître de la Terre contraint à la légitime défense après une attaque aussi impromptue ... et j'avais tort. Tort, parce que la trajectoire du saut passait belle et bien par dessus le cerf, mais ne s'arrêtait pas " sur " lui, disons plutôt " à quelques centimètres derrières lui ". Quand les pattes de Mando - aussi puissantes que des amortisseurs de semi-remorque XD - retouchèrent Terre, j'eus l'impression d'avoir frôlé la crise cardiaque et soupirai de soulagement. Elle n'avait pas voulu l'attaquer, elle avait voulu se rapprocher.

* Tu m'expliqueras pourquoi il faut toujours que tu sautes de cette façon vers les gens ! Un jour on se mettra devant un miroir et tu verras comme ça fait peur de voir un lézard géant qui saute toutes griffes dehors ! *
- Tais-toi maintenant, tu m'agaces Seed. Ta fébrilité me gène, chouine en silence !


Je sentis le peu d'espace qu'elle m'accordait dans sa tête se réduire encore, m'étouffant et me forçant à me taire. Apeuré, je croisais les doigts, refusant de profiter de toutes les sensations grisantes que j'aurais pu ressentir si j'avais bien voulu me lâcher un peu plus et faire parfaitement corps avec elle. Tandis qu'elle observait le cerf avec ce qui devait être " un sourire en coin ", j'essayais de sonder ses intentions véritables. Au bout d'un moment, une seule chose s'imposa à moi comme une évidence : elle le défiait de manière amicale, faisant clairement comprendre qu'il était le seul en mesure de lancer le départ de cette nuit dans les bois. J'étais impressionné de la voir capable de laisser la main à quelqu'un d'autre qu'elle même, elle qui me refusait tout le temps d'être le seul maître de nos décisions et qui se démarquait clairement par son esprit de dominante. Là, toute proche du cerf et des battements de son cœur que notre ouïe fine pouvait percevoir, Mando se comportait comme un sportif dans les starting-block.

Je redoutais le coup de sifflet
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Promenons-nous dans les bois, pendant que le cerf est là et s'il n'y est pas le raptor te mangera, lalala.

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