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 MODIYEVITCH POLZIN |

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Bithisarea M. Polzin

Elève Eau
j'apprends le chant majestueux des lacs.

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s e x e : Masculin
m e s s a g e s : 10
â g e : 25
a r r i v é e : 10/09/2010

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MessageSujet: MODIYEVITCH POLZIN |   Ven 10 Sep - 2:30

Bithisarea Casimir Lazare, Modiyevitch Polzin
I wanna dance in the hazy milk of twilight.


feat Sylvester Ulv


Identité.


nom : De patronyme Modiyevitch et de nom familial Polzin. Cela a une relative importance car face à ses prénoms peu usuels et des plus incommodants pour la langue anglaise, autrui a tendance à l’interpeller par sa dénomination parentale. Cela ne l’affecte que dans la mesure ou cela lui fait économiser sa salive. Pas besoin de corriger la prononciation de ses semblables, ni de lui signaler que les diminutifs, il n’aime pas trop cela.
prénoms : Bel Sharra Outsour ; voilà ce qu’est son premier prénom. Il n’y a de preuve à cela que sa parole, l’administration iakoute dès sa naissance l’ayant raccourci en Bithisarea et l’administration anglaise préférant l’écrire Balthazar, sans que cela ne choque le damoiseau. En effet, malgré leurs orthographes différentes, ces appellations ne sont qu’une par leur traduction, « Le protecteur du maître ». Il possède à la suite deux autres prénoms, Casimir (« L’assemblée de la paix ») et Lazare (« Dieu m’a aidé ») – l’un typiquement slave, choisi par son père. L’autre est le résultat de sa mise au monde houleuse.
âge : Quinze ans et des caries, c’est un nouveau venu en ce grand brassage ethnique et caractériel qu’est Bewitching.
date de naissance : Né avec le soleil le deux février mille neuf cent quatre-vingt quinze, selon les rites traditionnels iakoutes et sans péridurale.
signe astrologique : Bithisarea est la caricature de son signe astral. D’une vive intelligence avec une libido qui frôle le zéro, sa tête est maîtresse de son corps et cœur… Vous avez deviné, c’est un verseau.
sexe : C’est un homme, un vrai. Qui n’a certes pas encore beaucoup de poils au menton, mais cela viendra hein.
nationalité : Bithisarea possède la citoyenneté iakoute et la nationalité russe. Ce qui est tout à fait normal.
lieu de naissance : Venu au monde à même la terre de ses ancêtres, sa naissance fut enregistrée dans la ville de Khonoou à la frontière du cercle polaire.
sexualité : Quoique n’ayant jamais semblé faire grand cas de ce qu’il a entre les jambes, le jeune iakoute semble être hétérosexuel, frissonnant a chaque fois qu’un regard masculin se fait trop doux sur sa personne.
autres : En plus de jouer de l’accordéon (plus ringard tu meurs) Bithisarea est ce que l’on peut qualifier d’un génie des sciences, avec une préférence marquée pour la géométrie riemannienne. Plus ennuyeux tu crèves. Il est plus amusant de savoir qu’il sait grimper aux arbres et qu’il ne sait toujours pas différencier sa droite de sa gauche. Pour plus de confusion, le jeune homme est ambidextre. Ah, il a un anneau dans le nez. Important de le signaler, cela.

Bewitching.


tour : Souvent confondu avec un élève terre, Bithisarea est malgré tout rattaché à la tour eau. C’est celle qui convient le mieux à sa sensibilité et sa douceur que l’on oublie souvent derrière ses mauvais traits de caractère.
année : Première année ! Avec pour bagages une compréhension limitée de l’anglais et un poil dans la main gros comme celui d’un mammouth laineux.
animal totem : Une orcinus orca de type nomade que le damoiseau interpelle sous de doux surnoms tels que « face de thon » ou « vieux pneu », possédant autant de classe que ce le doit d’avoir un demi-sauvage.
nom du totem : Gaocithra Adapa. Le premier mot est lunaire et rallié à la terre, expliquant quelque peu le caractère appuyé de Bithisarea. Le second n’est autre que le nom d’une divinité chaldéenne qui, surgie des eaux aurait apporté l’écriture, sciences et arts de vivre.
autres : Ayant une culture des plus étendue et un esprit trop bien équilibré, Gaocithra Adapa sers de correcteur orthographique intégré à Bithisarea et de conscience, vu qu’on l’a livré à la vie sans. L’orque se montre rarement bavarde, sauf si un sujet culturel est abordé. Assez étrange pour un animal, elle partage le goût de son hôte pour les mathématiques, quoique préfère l’algèbre. Aussi, Gaocithra Adapa vouvoie Bithisarea.



J'ai bien envie de vous raconter ma vie.


mon petit prénom : Mon nom il n’est pas petit et je ne vous le dirai pas, na.
mon petit âge : Dix-huit placards et quelques tiroirs.
sur mon avatar, c'est : Sylvester Ulv Henricksen, qui cela pourrait-il être d'autre.
voilà comment j'ai découvert le forum : J’y étais déjà inscrit il y a très longtemps, avec promesse de revenir si mon emploi du temps me le permettait. Et il me le permet, le gentil.
tant qu'à faire, j'vous dis ce que j'en pense : Très très bien, messieurs dames.
et voici la preuve que j'ai bien lu les règles : validation effectuée
autres : L’Incarnation feu, c’est une harpie ou une panthère ?



Dernière édition par Bithisarea M. Polzin le Sam 2 Oct - 22:12, édité 6 fois
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Bithisarea M. Polzin

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MessageSujet: Re: MODIYEVITCH POLZIN |   Ven 10 Sep - 2:31

Que la fête commence.


Anushka entendit le son connu d’un pot à lait heurtant une menue jambe. Par un automatisme elle se leva, posant sa couture entre le couteau et la miche a croûte épaisse. Derrière elle crépitait le feu. Bithisarea frappa à la porte et sans attendre de réponse, l’ouvrit puis s’y engouffra, un vent bleu de froid à ses cotés. Il posa le pot a lait sur le sol carrelé, ferma la porte sans bruit, reprit en ses quenottes le pot a l’anse gelée. Il n’était pas comme ces adolescents qui relèvent les oreilles de leur chapka pour paraîtrent plus virils, et qui finissent par devenir sourds après que Père Gel leur ait susurre quelques maux hivernaux. Son nez luisait d’une graisse protectrice et son regard avait l’éclat du canon de son fusil, qui dépassait de derrière son épaule. Pendait sur l’autre deux perdrix blanches. Le Iakoute ne put articuler un bonsoir, ses lèvres rendues rigides par la brise polaire. Juste une imperceptible courbette. Konstantin, prévenu par le subit silence de l’arrivée du jeune homme, fit son apparition sur le haut des marches. Il les descendit en souriant, son ventre rond en avant. L’homme portait des vêtements occidentaux. Cela intimida Bithisarea, qui remonta le col de son manteau, cachant sa chemise blanche cousue de rouge ; traditionnelle.

KONSTANTIN – Voilà deux bien jolies volailles mon gars, dit-il sur un ton enjoué. Konstantin prit le temps de tasser le tabac dans sa pipe en bois, sans embarras face au mutisme de châtain emmitoufle dans ses fourrures.
KONSTANTIN – Espérons que la chasse sera aussi fructueuse demain et pour tous les jours a venir... Bithisarea fit aller son regard sur la gauche, heurta la silhouette d’Anushka et revint sur le visage de Konstantin. Il n’osa dire qu’il ne connaissait point le sens du mot « fructueuse » et se contenta d’hocher sa tête inexpressive. KONSTANTIN – ...Mais avec la pollution et le réchauffement climatique, qui sait combien de temps encore l’on verra des perdrix dans nos montagnes.

S’ensuivit un rire bref et graissé par un bon repas, le cliquetis d’un briquet et l’odeur savoureuse d’un tabac étranger. L’homme enfila son manteau et s’empara du pot gris de Bithisarea qui n’émit aucune protestation, orale ou corporelle. Konstantin le poussa plus au milieu de la pièce, lui permettant de voir par une porte grande ouverte le salon. Il y avait au sol de la moquette et dans la télévision s’agitaient des bonhommes sans bruit. Lyuba coupait toujours le son de la télévision quand elle était au téléphone. Mais ne l’éteignait pas. L’adolescente n’eut pas un regard pour l’arrivant, affalée sur le canapé de velours vert. Elle mâchait un chewing-gum de façon exagérée, malgré le fait qu’elle portât des bagues depuis peu. Avant, elle jouait l’été avec le châtain, mais depuis deux saisons c’était à peine si l’adolescente avait connaissance de son existence. Ses chaussettes étaient dépareillées, son pull relevé sur son nombril. Son regard très bleu rencontra celui de Bithisarea, mais ne s’y arrêta pas. La porte claqua, Konstantin était sorti.

ANUSHKA – Tu pourrais venir saluer Bithisarea, Lyuba. L’adolescente soupira et sur un ton faussement sympathique, articula quelques mots sans prendre la peine de décoller le téléphone de son tympan. LYUBA – Oh, salut ! Faudrait penser a évoluer, cela fait un bail que l’être humain ne chasse plus Bibi. Maintenant il existe des supermarchés et c’est vachement plus pratique et hygiénique !

Elle eut un petit rire et sa mère lui fit les gros yeux, sans que cela ne fasse quoi que ce soit à son enfant. Bithisarea resta stoïque. Tout son être semblait être gouverné par une raison comme un rocher, qui de cote laissait tous sentiments – qu’ils soient aimables ou violents. Bithisarea était un être pauvre, que ce soit par ses possession ou son âme. Ce n’était pas une force, mais un vide. Son sens strict lui indiqua qu’il n’avait aucune raison de protester, ce que Lyuba proférait était vrai. Il l’entendit se moquer un peu plus de lui avec la personne à l’autre bout du fil. Concentré sur le fait d’épier cette conversation, a peine entendit-il les excuses d’Anushka. Ses paupières papillonnèrent, un tendre sourire – le plus beau de toute la Iakoutie – déforma son visage gaillard en guise de réponse. La mère sentit ses joues rosir. Si peu d’expressions que c’en était toujours surprenant d’en croiser une. Très vite, il redevint kaolinite et retourna à son activité. Elle avait changé de sujet.

La porte grinça et réapparut Konstantin. Au bout d’un de ses bras se balançait le pot plein. Il le tendit aux mains gantées du jeune homme dont les épaules se voûtèrent sous le poids de sa charge, sans qu’aucune plainte ne lui échappe. Bithisarea sortit de sa cartouchière trois pièces qu’accepta le fermier. Ce dernier lui donna l’habituelle tape virile sur l’épaule et lui recommanda de ne pas traîner, la radio prévoyait de fortes chutes de neige. L’adolescent acquiesça et s’effaça. Il avait vu ce matin d’importants nuages s’amonceler sur la pointe des montagnes, prêtes à les crever. La neige cachait les ornières et les pièges. La neige, Bithisarea n’aimait pas cela. C’était une menace.

Sa marche traînante le mena loin de toute vie humaine, mais il voyait au loin des tours pétrolières. Son souffle se condensait dans les poils de son col et y gelaient avant de fondre de nouveau en grattant son menton. Le pubère s’arrêtait régulièrement pour reposer ses membres, harassé par sa longue journée. La nuit se levait et l’air sec en le ciel blanc prévoyait des chutes imminentes. Il y avait un petit lac par lequel il pouvait couper, comme l’avait-il fait ce matin. Il savait bien que sa sœur lui interdisait ce chemin, mais l’adolescent, confiant en son manque de kilos, ne se lassait pas de se déplacer sur les dernières glaces de l’hiver. Pour lui n’existait aucun risque. Déjà le Iakoute avait oublié la tragique histoire de Micha, qui ayant cru voir un gigantesque taureau sous la glace du lac s’était aventuré a son centre a la recherche de la bête. Elle a craqué sous ses pieds et le froid a brûle son corps. Une mort effroyable. Micha etait si jeune, Micha ne savait pas encore nager. Il y avait des traces de cerf parcourant la surface sans remous. Ayant l’intime croyance que les animaux ne s’aventuraient jamais aux endroits dangereux, Bithisarea les suivit.

Il découvrit sous une glace fragile, le corps d’un cerf. Ses yeux noirs étaient grands ouverts et ses bois petits. L’eau claire du lac permettait à l’adolescent de contempler sans peine la macabre scène. Il s’accroupit. Le corps de l’animal était tordu et raidi. Entre ses poils il y avait de petites bulles logées. Le cadavre ne se décomposerait pas avant les fontes du printemps et Bithisarea se sentit anxieux ; la peur qu’il porte une quelconque maladie et pollue l’eau du lac, déjà malade du pétrole fuyant les puits. Il y avait du pétrole plein la terre. Plein les fleurs, les herbes et arbres. Plein les animaux, plein les Hommes. Une ombre énorme passa, l’inquiet tressauta et entendit la glace craquer. Il s’était hasardé trop près d’une glace trop fragile. Avec douceur et sans crainte visible Bithisarea se redressa, contemplant une large fissure qui arborescentait tout autour de lui. Au loin un chien aboya et le châtain s’aperçu que les flocons avaient débutés leur chute gracieuse. Sans lui laisser le temps d’hurler, l’eau l’engloutit.



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Bithisarea se fraya un chemin entre les rennes et se glissa dans la maison familiale, se composant un visage au regard noir et a la moue boudeuse. L’expression des mauvais jours, de la défaite. Trempé comme une goutte d’eau, sans pot a lait. Sa tante fut la première à l’apercevoir entre les volutes d’un repas que l’on faisait cuire. Toujours enjouée, elle rit en contemplant l’état du pauvre hère. Elle n’avait que trois ans de plus que lui et dix centimètres de moins.

ESFIR – Mon ogre, quelle tenue ! Son visage rond et légèrement basane détailla un instant l’arrivant, dont tous les membres tremblaient. Avec des « oh làlà » entre le rire et la pitié, elle l’aida à retirer ses fourrures. Elle prit les deux perdrix, le fusil et chercha le pot a lait. L’adolescent, lisant avec facilité les questions qui tracassaient son aînée détourna son visage et se gratta le coude d’un air embarrassé. BITHISAREAAu fond du lac… Il ne fallut pas plus de mots pour que la brune comprenne quelle scène c’était déroulée il y a quelques minutes. Elle lui flanqua une petite tape sur le nez et son regard lança toutes sortes de reproches, mais au fond luisait toute l’affection qu’elle portait à son neveu. Lui, outré de ce comportement, se grandit et eut un violent mouvement – torse projeté en avant, bras s’écartant. AGATA – Bithisarea, OSE frapper ne serais-ce qu’UNE seule fois Esfir et tu seras de corvée de légumes pour DEUX semaines ! L’adolescent tiqua et campa ses yeux dans ceux semblables de sa mère. Les légumes, il n’aimait pas cela. Il préférait aller chasser dans le froid que rester au chaud a éplucher des patates entre commères. AGATA – Il est où le lait ? Mais tu es trempé comme le jour de ton baptême ! Le châtain voulut s’éclipser et éviter les questions, mais sa mère le retint par l’oreille et le secoua. Tous les regards se tournèrent vers eux. PROKHOR – Notre Bithisarea a encore fait des siennes, ayaya ! Agata, ma fille, laisse-le prendre un bain chaud avant de l’essorer ou il va se casser en deux comme un morceau de glace ! Le vieil homme eut un rire de sorcière et l’adolescent, libéré, fila dans la pièce d’eau sans demander son reste, bien content d’échapper aux griffes de sa conceptrice qu’il craignait autant que se le doit un fils.

L’oreille douloureuse et le nez rougi, le jeune récrié se glissa avec horreur dans l’eau tiède. Ses membres blancs de gel lui firent subir les pires maux en se réchauffant. L’envie de crier, l’envie de pleurer. C’était comme des milliers de grosses aiguilles perçant son corps déjà mal en point. Et a peine commença t-il à trouver son bain agréable que de petites mains déversèrent de la neige fondue sur ses épaules. La surprise ne le rendant pas plus lent qu’à son habitude, Bithisarea réussit à saisir son jeune frère par la jambe. Le tout jeune, pas plus honorable que son devancier jeta à la tête de ce dernier le seau qu’il avait entre les mains. Bithisarea ne put l’éviter et se le prit en pleine tête. Il lâcha l’outrancier pour porter ses mains à son visage injurié, saisit par la douleur. MELICHIOR – Dans ta sale gueule, espèce d’abruti ! AGATA – Melichior, AU COIN ! MELICHIOR – C’est la faute a ct’abruti, je vais boire quoi demain matin moi ? AGATA – Tu boiras du café, comme un grand. Maintenant, tu files au coin ! Le démoniaque eut une dernière grimace avant de quitter la pièce, laissant de nouveau seul son frère, réchauffant l’eau de sa rage contenue. GAOCITHRA ADAPA – Ouh, c’est ainsi chaque soir ? Bithisarea souffla et coiffa de ses doigts ses cheveux en arrière. Il ne répondit pas à cette voix venue de son tout intérieur, encore peu habitué a cette présence a laquelle il n’avait pas encore dit oui. Il se laissa glisser sur le fond de la baignoire, sortant ses très longues jambes de l’eau pour y faire entrer ses épaules, son cou, sa tête. Et dans sa tête, il y avait un épaulard. Un très grand, majestueux. Cela ne lui faisait pas peur, cela ne l’intriguait pas. Cela l’attirait, comme s’il était sa réponse a son pourquoi. L’eau ne parvint pas à couper le son de la voix matriarcale. AGATA – Bithisarea, on n’attend plus que toi pour passer a table !

Rendu docile par la fatigue, il quitta les eaux pour se sécher et rapidement enfiler ce qu’un européen qualifierait de robe de chambre. Mais le tissu charron, si joliment brodé d’andrinople et d’ambre se laissait être rallié aux kimonos les plus beaux d’orient. Il avait le parfum des vêtements ancien, qui porte le rêve et le respect. L’éphèbe s’assit à un bout de table, entre son grand-père et Esfir, qui par un geste d’amitié posa brièvement sa tête sur son épaule virile. Son petit frère, passant par-dessous la table se glissa sur ses genoux, faisant attention à ne pas renverser son bol où flottaient ses légumes. MELICHIOR – Je t’échange mes navets et carotte contre ta viande ! C’était loin d’être équitable et l’adolescent, par une grimace, fit comprendre son refus. MELICHIOR – Allez allez allez ! Fais pas ton petzouille, quoi ! AGATA – Melichior, retourne à ta place… MELICHIOR – J’ai besoin de viande pour avoir des muscles et pouvoir enfin foutre une raclée a Bithisarea, graaah ! Le regard de son aîné descendit sur l’horrible griemlin aux arguments plus que douteux. Cette scène fit rire Esfir, qui donna à la bête affamée de chair fraîche quelques lambeaux de gibier. Content de sa chasse, l’enfant repartit à sa place. Il fut si content qu’il mangea même ses légumes. Bithisarea ne mangea pas même la moitie de sa part, ce qui inquiéta son grand-père – on ne surnommait pas le damoiseau « l’ogre » pour rien. Bithisarea fit semblant de ne pas voir les regards préoccupés de Prokhor, encore trop secoué pour se confesser.



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Les premiers bourgeons pointaient sous les neiges délicates et l’on entendait au loin le son de l’eau vivante. Le bruit des flocons froissés sous ses skis indiquaient aux animaux sa venue qui aux alentours fuyaient sans qu’il ne les aperçoive. Des voix familières parvinrent à ses oreilles et sans crainte Bithisarea alla en leur direction. C’était les vieux croûtons des alentours qui autour de quelques cannes à pêche s’étaient réunis. Il y avait plus d’alcools que de poissons dans leurs paniers d’osier tressé. Ils lui firent signe d’approcher et l’adolescent ne se fit pas prier, ayant pour familier tous ces visages ridés. Il enleva ses skis de fond et les lassa en plan, sans aucun souci à propos de voleurs ou de perte, peu matérialiste. PIOTR – T’en tires une gueule ! T’as croisé la mort qui cueillait des choux-fleurs ? L’adolescent ne répondit rien alors que tous se tordaient comme des nouilles, ayant un sens de l’humour des plus absurdes. Il s’accroupit entre deux et sortit une canette de coca cola (Ah, une vie sans cela n’en est pas une !) de son sac, le regard perdu dans les flots vides. Tous étaient habitués à son silence des plus abrupte et le préféraient souvent a ses mots ; Bithisarea avait la réputation d’être un menteur, et pas des plus fin. Mais eux étaient trop vieux pour prendre cela au sérieux. AGAFON – Eh, pourquoi tu nous chanterais pas quelque chose, gredin ? PIOTR – Ca fait des lustres que j’ai pas entendu Nastasia…
PAUSE.
Le regard du jouvenceau toisa l’aïeul qui fronça les sourcils, prenant conscience de son erreur. Tous savaient que le damoiseau avait en aversion ce qui touchait à la culture russe. Il pouvait le parler mais se l’interdisait, s’exprimant en iakoute uniquement alors qu’autour de lui était privilégié le russe. Pire, il faisait semblant de ne pas le comprendre, ce qui rendait ses discussions avec son paternel (russe) difficiles – bien que tous deux s’aimaient sans compter. L’excuse que lui prêtaient certains, à savoir le divorce de ses parents, ne tenait pas face aux étreintes du père et du fils. Non, sa haine ne venait pas d’un différent humain. C’est qu’il lui fallait bien un ennemi contre lequel lutter, un ennemi capable d’être la cause de la pollution et de l’insécurité politique et sociale en Iakoutie. La Russie moscovite vite devint sa cible. C’est qu’il est encore si jeune, pensa Prokhor. PIOTR – Quoi ! Tu bois ces saloperies amerloques et tu refuses de prononcer trois mots de russe ? Bithisarea se leva, sans aucune rage dans ses mouvements. Son regard n’exprimait rien, mais l’on sentait une tension naissante. PROKHOR – Oh, tu parles autrement a mon p’tit fils toi ! PIOTR – C’est entre lui et moi, te mêle pas de ça pépé ! PROKHOR – PEPE ?! J’ai deux mois de moins que toi j’te rappelle, vieux SHNOCK RABOUGRI ! Un corps svelte s’interposa entre les deux, l’air désolé. BITHISAREA – À crier ainsi, vos poumons vont vous sortir par les trous de nez. PROKHOR – C’est plus tes oignons maintenant ! PIOTR – Tu cherch… BITHISAREA – STOP !

Peu habitués à un coup de sang de la part du jeune homme, Piotr et Prokhor cessèrent leur jeu enfantin. Agafon, resté en retrait faillit s’étouffer avec son tabac à chiquer. Conscient de son caractère inhabituel, Bithisarea resta un instant interdit. Il avait le regard hagard et ses pupilles dilatées lui donnaient l’air fébrile. Sa respiration était hachée. Il n’arrivait plus à déglutir. Ses membres tremblaient. Ses mirettes se décollèrent de celles qui l’observaient. D’une main il saisit son sac, de l’autre ses skis. Entre ses dents tenait avec précarité la canette rouge. L’adolescent se mit à courir, laissant coi les trois bourrus. Rapidement un point de cote vint le stopper. La canette lui échappa et son contenu restant se déversa sur le sol blanc. Le brun sur l’immaculé l’aida à retrouver toute sa tête. Le châtain prit le temps de se calmer, ramassa l’ordure et reprit son chemin, comme s’il avait oublie son instant de panique. Comme si. Mais la peur, elle, était toujours à roder dans son habit noir et blanc.



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Agata s’assit sur le bord du lit que partageaient ses enfants et leur plus jeune cousin. Bithisarea ne dormait pas. Inquiète par les faits que lui avaient rapportés Prokhor, la matrone espérait des confidences de son fils, avec l’horrible pressentiment qu’il allait bientôt la quitter. Elle passa une de ses mains qui sentait le chou dans la chevelure grasse de son fils, qui ouvrit grands ses yeux alourdis de sommeil. Il se redressa difficilement et vint poser sa tête sur les cuisses de sa mère, tordant son corps pour profiter de ce serein moment. L’adolescent avait de l’eczéma dans le cou et sur les poignets, signe extérieur d’un trouble en son intérieur. Agata regrettait que son fils soit si introverti, ne partageant ni joies ni peines. Le cerner était difficile. Ses mensonges ironiques étaient comme des protections supplémentaires à son corps combattant. Elle le trouvait plutôt grand pour ses quinze ans, avec son mètre soixante-treize. C’est qu’il avait de très grandes jambes et que sa silhouette élancée le faisait encore plus grand. C’était un bouleau fort comme un chêne. Les autres adolescents n’aimaient pas jouer avec lui, parce qu’il gagnait toujours. C’était le plus fort, le plus rapide, le plus agile. Le plus vif d’esprit. Les mains veineuses du damoiseau froissèrent le tissu des jupes, ses sourcils de froncèrent. [color=lightsteelblue]BITHISAREA – M’an… Agata mit ses mains tout autour de la lourde tête de son enfant, prête à l’écouter chuchoter, alors que tous s’endormaient. Il reprit, avalant tout d’abord sa salive. BITHISAREA – Tu te souviens de ce que sont les pokémons ? La mère chercha dans sa mémoire ce que lui demandait son enfant, avant de retrouver la demi-journée passée chez Konstantin et Anushka. Pour que les enfants se tiennent tranquilles pendant qu’ils discutaient, leur avait été mis la télévision et un dessin animé. De nature enfantine, elle n’avait pas pu s’empêcher de suivre du coin de l’œil les images sur l’écran. AGATA – A peu près, oui. BITHISAREA – Si on te donnait la possibilité d’avoir un pokémon, un vrai, tu le prendrais ? AGATA – J’ai déjà deux pokémons, tu sais. L’adolescent gonfla ses joues creuses, comprenant à qui sa mère faisait allusion. Etaient-ils si étranges que des pokémons ? BITHISAREA – Hum, bon. Un de tes pokémons doit bientôt évoluer, mais tu n’as pas assez de badges pour qu’il t’obéisse sous sa nouvelle forme. Est-ce que tu le laisserais quand même évoluer, prenant le risque qu’il parte ? Elle ne put retenir un rire attendri. Que cherchait-il par de telles questions ? AGATA – Mais si je l’empêche de grandir, il aura mal mon pokémon, non ? BITHISAREA – Donc, il vaut mieux que le pokémon évolue s’il peut ? AGATA – Oui. Et tu sais, évoluer… C’est devenir plus fort. Bithsarea regarda sa mère avec espoir. La force. Une qualité si importante dans leur environnement. Certainement Agata n’avait pas tout saisi, mais la réponse lui était apparue. Gaocithra Adapa sentit tout son être s’éveiller. La réponse à sa demande était positive. BITHISAREA – Je vais bientôt évoluer, maman. Et comme tu n’es pas assez bon dresseur, je dois aller ailleurs pour en trouver un meilleur. La iakoute resta coite, ayant pour de bon perdu le fil des pensées de son fils. Quelle abracadabrante histoire avait-il encore inventé ? AGATA – Essaierais-tu de me dire que tu as envie de vivre avec ton père, Bel ? C’était envisageable. La vie en ville était si facile. L’eau, l’électricité en un claquement de doigts. Le confort moderne. Fini l’odeur des cerfs, le manque d’espace privé. Elle ne voulait que le meilleur pour ses fils. Si c’était ce qu’il désirait… BITHISAREA – Heu, pas vraiment non. Il… Il s’était trouve une petite amie et désirait s’installer avec elle ? AGATA – Tu es trop jeune, Bithisarea ! Je ne la connais même pas ! BITHISAREA – La… Hein ? AGATA – Cela fait combien de temps que vous êtes ensemble ? Dis-moi, tu as pensé à te protéger hein ? L’adolescent pâlit, puis rougit. Un rire animal tonitrua en sa caboche et s’en excusa. BITHISAREA – M’an ce… AGATA – Oh non tu ne l’as pas mise enceinte dis-moi… BITHISAREA – M’an ecou… AGATA – Tu n’es pas obligé d’aller habiter avec elle-même si elle a un enfant de toi ! L’avortement est très courant en Russie tu sais. BITHISAREA – Je veux aller étudier en Angleterre. C’était dit. BITHISAREA – Et je n’ai mis personne en cloque. Toujours tête sur les jambes de sa mère, il ferma ses yeux et camoufla son nez entre ses mains, attendant le million de questions qu’il pressentait venir. AGATA – Mais on n’a pas les moyens de t’envoyer étudier en Angleterre Bel ! Et tu sais, il y a aussi de très bonnes écoles en Iakoutie. BITHISAREA – L’école me paye le trajet. AGATA – Et c’est quoi comme école, dis-moi ? BITHISAREA – Heu… Un institut pour pokémons. Agata prit un air agacé. Son fils était bien le pire des menteurs. Cherchait-il à lui faire perdre du temps ? Ne comprenait-il pas que pour que les autres restent à ses cotés, il n’avait pas besoin de les intéresser par des entourloupes ? Si difficile… Si lointain, mais qui avait tant besoin d’attention. AGATA – Bel… L’adolescent soupira et se roula dans ses draps, indiquant qu’il ne désirait pas poursuivre la conversation. Or, une mère ne s’avoue jamais vaincue ! Elle agrippa l’oreille de l’adolescent et y posa ses lèvres, produisant un bruit de succion que elle savait, ne pouvaient supporter les tympans du jeune homme. Tout comme il ne pouvait supporter les cris, les applaudissements, les pleurs d’enfants, le crissement d’un crayon de bois ou d’une craie, des verres s’entrechoquant, les oiseaux le matin, les baisers baveux. La réaction ne se fit pas attendre. Vivement Bithisarea se dégagea, frottant son oreille un air douloureux sur sa face. BITHISAREA – Mai-euh ! AGATA – Quand tu commences quelque chose, finis-le. Le jouvenceau baissa ses yeux d’effronté, et sa voix grave – très grave se fit déçue. BITHISAREA – Tu ne me croiras pas, a quoi bon. AGATA – Essaie. Touché par la bonté matriarcale, il laissa son corps aller vers l’avant jusqu'à ce que son front heurte l’épaule d’Agata. Celle-ci se mit à le couvrir de béquots, inspirant l’odeur de sa crinière aux légers reflets roux. Leurs cœurs d’union se serrèrent ; l’un d’un amour sans bornes, l’autre de regrets. Le meilleur choix était-il le départ ? GAOCITHRA ADAPA – ce n’est pas comme si vous ne vous reverrez jamais. BITHISAREA – On ne sait jamais ce qui peut arriver. AGATA – Mais qu’est-ce que tu baragouines ? Le châtain humecta ses lèvres charnues, bien décide à expliquer à sa mère le choix qu’il devait faire. Les pokémons n’avaient pas fonctionnés, il devait trouver plus proche. La religion de sa mère. BITHISAREA – Il existe des esprits de la nature, vrai ? AGATA – Hum, oui, je le pense tout du moins. BITHISAREA – Et il existe des gens capables de communiquer avec ces derniers, ou qui sont aptes a les recevoir dans leurs corps ? AGATA – Tu peux m’expliquer quel est le lien entre les chamans, les pokémons et toi ? BITHISAREA – Jesuisuntrucquiressembleaunchamanetpitienehurlepas ! Le damoiseau avait parlé à une telle vitesse qu’il fallut un temps a la iakoute pour comprendre que non, il ne parlait pas en une autre langue. C’était tout à fait possible. En plus d’être un mathématicien amoureux de l’algèbre et de la géométrie, il avait eu la chance d’étudier de nombreuses langues. Le iakoute et le russe, ses langues natales, ainsi que le turc et l’allemand. Sa mère regrettait juste qu’il n’ait pas jeté son dévolu sur des langues plus courantes, comme l’anglais ou l’espagnol. Mais ce n’était pas un challenge suffisant pour sa caboche, tout comme l’orthographe et l’histoire, matières ou sa nullité était presque légendaire. AGATA – Un chaman ? BITHISAREA – En quelque sorte… AGATA – Mon fils, la drogue est une chose très grave. BITHISAREA – SHRMBLFGLGLGL ! L’adolescent se laissa retomber sur son lit de tout son long et cacha son visage dans ses mains. La iakoute ne put retenir un léger rire, toujours amusée par les pitreries de ses fils. Elle le chatouilla au niveau des côtes, le faisant se tordre comme un ver. AGATA – Si ce n’est pas la drogue, qu’est-ce ? BITHISAREA – Une orque. AGATA – Une orque ? Il n’y a pas d’orque dans les environs Bel. Ni dans nos contes chamaniques. BITHISAREA – Bah, c’est comme un gros cheval d’eau... L’adolescent gonfla ses joues et fit onduler son corps tout en produisant un bruit qu’il pensait s’apparenter au cri d’un épaulard. Gaocithra Adapa regretta de ne pouvoir lui infliger un coup de gueule bien senti. Le cheval était l’emblème de la Iakoutie, peut-être qu’en disant cheval d’eau cela passerait mieux auprès de sa génitrice... AGATA – Et elle a un nom, cette orque ? BITHISAREA – Oui, mais c’est secret. AGATA – Et tu l’as rencontrée ou, en boite de nuit ? BITHISAREA – Non, en boite de sardines, hohohohoho ! Il y eut un déferlement d’ondes négatives qui glaça le sang du pauvre adolescent. BITHISAREA – Hum, dans le lac. AGATA – DANS ? BITHISAREA – Le jour où je suis rentré trempé.

Son air devint un instant grave, alors que les souvenirs remontaient en surface. La glace qui craqua sous ses pieds et en un instant, l’eau qui électrisa tout son corps. Ses yeux blessés par le gel qu’il n’arrivait pas à ouvrir. Ses mains tentant de retrouver la surface alors que ses poumons étouffaient. Le poil dru de la carcasse contre ses gants alourdis d’eau. La glace, comme un plafond sans fissures. Où est le trou par lequel il était passé ? Où est sa liberté ? Un si court moment, tant de sentiments au travers de son âme et de son corps. Et une voix inhumaine qui lui disait ou se déplacer, qui lui disait quoi pousser. Il ne l’écouta pas, trop paniqué. Mais quiconque aurait pu voir son visage l’aurait trouvé si serein ! D’instinct, il ouvrit la bouche comme pour prendre une grande goulée d’air ; l’eau s’engouffra en lui. Il voulut rejeter cette eau, mais son besoin d’air plus grand lui en fit avaler une seconde. Il eut l’impression d’imploser. L’eau sans sel l’attirait vers le fond. Ses gestes se firent plus lents. Il y avait cette voix, qui lui disait de s’ouvrir. Qu’elle l’aiderait. Une troisième inspiration. Il y eut alors cette seconde de calme absolu qui précède la mort. A quoi bon. La douleur du décès abrupt lui fit perdre conscience de son corps. Il ne bougeait plus. GAOCITHRA ADAPA – Parce que vous êtes vous je désire que vous soyez moi. BITHISAREA – Parce que vous êtes vous je désire que vous soyez moi… Cette voix irréelle, si belle. Il la reconnut comme si c’était la sienne. BITHISAREA – Parce que vous êtes vous je désire que vous soyez moi… Il répétait encore et encore, cherchant a s’éloigner de ce qui l’effrayait. Mais cette présence qui le réconfortait sous les eaux s’en allait au même rythme que la vie le quittait. Son corps tendit une main en un dernier effort. Un geste suffisant pour que le toi devienne le moi. Il y eut comme des milliers de poignards déformant son corps, comme des milliards de dents se plantant dans sa chair. Comme si une centaine de couturières rapiécaient ses membres avec un fil d’une meilleure qualité que celui premièrement utilisé. L’eau dans ses poumons ne lui fit plus mal et son équilibre interne sembla plus fort. De nouveau il retrouva une droite et une gauche, un haut et un bas. L’aquatique devint son ami, la surface le surpris. L’air plus froid que l’eau injuria sa peau si sensible alors que les animaux qui parlaient tout bas furent surpris par ses oreilles. Epuisé, l’adolescent se hissa sur la berge de glace et vomit tout ce qu’il y avait d’étranger en lui. Cette régurgitation le réchauffa un tant soit peu, mais pas autant que ce nouveau cœur en ses viscères. Plus grand, quoique tout juste suffisant pour deux. Il n’osait ouvrir ses paupières, de peur que cet animal gigantesque ne disparaisse. Pas besoin de demander son prénom, les couturières l’avaient signé en sa mémoire. Gaocithra Adapa.

Agata eut envie de réconforter son regard attristé, mais sa bouche souriait. Le soupir du jouvenceau fut si profond qu’elle n’osa troubler l’instant par sa parole et eut le sentiment qu’il était préférable de s’éclipser. Elle voulut partir, mais deux bras forts l’enserrèrent. Oh, depuis quand était-il devenu un homme ?



________________________________________




Sa joue droite était multicolore. Un hématome qui hésitait entre le jaune et le bleu en passant par le vert et le violet s’étalait sur sa pommette, une fine fissure rouge en son centre. Sur son nez un pansement couvrait un coup de soleil et une blessure plus intense alors que sa lèvre inférieure était fendue et qu’un autre hématome se devinait sous le col de son haut délavé. Son poignet gauche était bandé. Sa façon de marcher témoignait d’un mal quelque part et le regard abasourdi et amusé de son père fit rougir le jeune homme jusqu'à la pointe des oreilles. BOGDANE – Ta mère m’a dit que tu t’étais croûté, mais pas à ce point ! Bithisarea ne répondit que par une moue boudeuse et jeta son unique sac sur la banquette arrière de la large voiture tout-terrain. Ses possessions étaient maigres, à l’image de son caractère peu matérialiste. Derrière lui se déroulaient les échanges de saluts entre sa mère, son père, son frère, sa cousine, ses tentes, les vieux croûtons et les vieilles biques sur un fond de silence absolu en cette fin d’été caniculaire. De ringardes musiques russes s’échappaient de la radio de la voiture. Le iakoute tourna le bouton des stations, à la recherche de quelque chose plus à son goût. C’était l’heure des informations. Il baissa au maximum le son et s’attarda sur la boite a gants de son paternel. Un pot a moitie empli de tabac, un sachet de cannabis, quelques feuilles longues, une tonne de CDs enregistrés du temps des dinosaures. Bithisarea saisit celui des Bee Gees et alla jusqu'à sa préférée, pour la recouvrir de sa phénoménale voix. Plus grave que celle de Barry White, plus émouvante que celle de Robert Plant dans Starway To Heaven. Plus désinvolte que le son des Kingsmen. Plus sexy qu’Elvis Presley et ses cheveux gominés. Mais rien ne valait son regard qu’il suffisait de croiser pour être enceinte, si l’on pensait comme la vieille Macha, qui interdisait a sa petite fille de le regarder droit dans les yeux. Ils n’avaient rien de spécial, si on exceptait cette lueur vorace qui se terrait tout au fond de ses mirettes. Cet animal en lui, cette liberté comme un gouffre. Une silhouette féminine se faufila à côté de lui. Esfir. Il se pencha vers elle et l’entraîna dans une danse, épaule contre épaule a laquelle elle ne se refusa pas, heureuse de ce dernier moment avec Bithisarea. Il était si heureux.

BITHISAREA – Voices singin’, hearts beatin’… like they always do
So what’s wrong with you ? Aaaaaah Aaaaaah Aaaaaah Aaaaaaaah…


Elle se mit à pleurer, avec la certitude que ce serait la dernière fois qu’elle l’entendrait chanter. Il ne s’en rendit pas compte, enferme dans son bonheur solitaire. Peut-être était-il vraiment fou comme l’avaient penses ses parents quand chez un psychiatre ils l’avaient emmenés. Mais ce dernier n’avait pu que décréter sa bonne santé mentale et que toute cette histoire, certainement, était vraie.

Children laughin’, voices singin’, hearts beatin’…
Sa voix se brisa en de fines gouttelettes. Il n’était pas si heureux que cela.


________________________________________




GAOCITHRA ADAPA – Bel, tendez votre main et éteignez votre réveil. BITHISAREA – Retourne brouter du plancton, la crevette… A peine eut-il terminé de maugréer en son fort intérieur qu’un objet inconnu vint s’écraser sur son lit sans provoquer la moindre réaction. Un deuxième le suivit de près mais fut lui aussi amorti par les couvertures et ne réussit qu’à faire grogner Bithisarea, déjà trop bien habitue à cette routine matinale. Il y eut des froissements de draps, des pas contrariés. Une main douce agrippa violemment ses cheveux et engouffra entre ses dents entrouvertes son portable qui lui servait d’horloge trop bruyante. Le jeune homme se défit de l’étreinte et enfin appuya sur la touche OFF de l’appareil alors qu’une voix qu’il savait si mielleuse lui proféra autant d’insultes que si elle avait été celle d’un diable à la langue bien fourchue. SOOSHIE – Espèce d’abruti cosmique, tu vas nous faire le coup chaque putain de matin ? De nouveau ses serres manucurées harponnèrent le jeune homme et le poussèrent hors du lit sans qu’il n’émette la moindre protestation. Pour être sure qu’il ne se rallonge pas ou trop fatiguée pour rejoindre son propre matelas, la demoiselle s’étendit sous les couettes empreintes de l’odeur du iakoute avec un regard plus noir que la pénombre matinale. SOOSHIE – La prochaine fois, je fais de toi un eunuque ! Cela le fit sourire. Bithisarea lentement se remit sur deux pattes, ôta de son lit la chaussure et le livre. Il chercha à tâtons ses chaussures, un t-shirt sale et son vieux jogging. Avant de se diriger vers la sortie, il écarta légèrement les rideaux pour, à la lumière lunaire, observer les silhouettes endormies. Une en particulier. Un rictus des plus inattendu chez sa personne déforma son visage et ses longs doigts passèrent sur son visage et sa mâchoire. Il ne put s’empêcher de mordre sa lèvre inférieure. GAOCITHRA ADAPA – Vous êtes masochiste, Bel. L’épaulard venait de comprendre au travers du flux de pensées de son hôte ce qui l’incitait à laisser sonner son réveil. Juste qu’elle fasse cas de sa personne, juste qu’elle vienne le toucher, même que ce soit pour le frapper. L’esprit totémique s’amusait et s’inquiétait du caractère retors de l’adolescent qui ne cessait de s’inventer diverses personnalités. Hier, il s’était présente comme Hector, fraîchement débarqué de son Allemagne natale, avec pour totem un hibou. Un autre jour, il avait décrété qu’il ne comprenait pas un mot d’anglais (ce qui n’était pas si éloigné de la vérité) et mena en bateau ses professeurs. Il se fichait de la vérité tout comme il se fichait que l’on sache qu’il mente. Cela n’arrangeait en rien ses relations avec ses camarades. Déjà qu’il avait la tour feu sur son dos… Il avait de l’eau la gentillesse sans bornes, l’intelligence, le magnétisme, le courage, ce coté flegmatique et secret. Hélas, c’était un courage trop osé et une flegme trop puissante. Le châtain n’avait pas hésité à dire qu’il avait de la sympathie pour Woann, qui devait être sacrément frustré pour vouloir contrôler le monde. Peut-être cela serait passé s’il ne l’avait pas comparé à certains dictateurs. Peut-être cela serait passé s’il avait répondu autre chose que « Désolé, je préfère les femmes. » à une feu qui lui faisait de l’œil. Peut-être ne se serait-il pas pris un pain en pleine gueule s’il avait trouve autre chose à faire que faire tomber un feu de son age qui se balançait sur une chaise. Et cela continuait. C’était pareil avec les terres. Cela passait un peu mieux avec l’air. Gaocithra aimait ce caractère entier mais se rendait à présent compte à quel point il pouvait être dangereux. C’est juste que quand le iakoute se décidait à ouvrir sa grande gueule, il déconnectait son cerveau. Ou quand une occasion de s’amuser se présentait, il fonçait. Bithisarea avait ce coté bagarreur qui faisait craindre pour sa vie.

C’est pourquoi Gaocithra Adapa lui avait intimé l’ordre de faire plus de sport, avec pour prétexte cachottier la nourriture trop riche pour lui servie à Bewitching. Parce que pour le moment, la magie ce n’était pas trop son truc. Bithisarea s’était inscrit à un club de boxe en dehors des cours et travaillait dans un salon de massage et soins du corps tenu par des amis éloignés de son père pour payer son équipement. Mais ne s’était toujours pas rendu compte à quel point il se mettait en danger au sein de l’école. Il était dans sa bulle… Un autre trait de l’eau. Pour lui, cette « petite guéguerre » n’était qu’une broutille, une façon comme une autre de pimenter la vie estudiantine. Mais il se souvenait encore avec amertume de la raclée qu’on lui avait assénée et tout au fond de lui, bouillait l’eau sur un feu de vengeance. Il est si facile de pervertir la jeunesse.


Dernière édition par Bithisarea M. Polzin le Sam 2 Oct - 22:14, édité 19 fois
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Ezeckiel L. Sullivann

Incarnation Air
je maîtrise l'attaque tornade.

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s e x e : Masculin
m e s s a g e s : 160
â g e : 27
t o u r : ##
t o t e m : ###
a n n é e : Sixième
a r r i v é e : 24/04/2009

i d e n t i t é
a b s o l u : Unknow ..
r e l a t i o n s :
p o p u l a r i t é :
15/500  (15/500)

MessageSujet: Re: MODIYEVITCH POLZIN |   Ven 10 Sep - 2:45

    Welcome here guy =)
    Je te souhaite bon courage, pour ta fiche. Et puis si tu as la moindre question surtout n'hésite pas. Ataha' et moi-même sommes là pour ça et rien que pour ça. De plus, tu trouveras les deux codes dans le règlement, alors bonne recherche.

    *HUGS*

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    REGARDE UN OISEAU MORT DANS LE CIEL! (AA) ♣️  I believe, i can fly. I believe, i can touch the sky. Icon ©️ CEREALKILLER
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Invité

Invité
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MessageSujet: Re: MODIYEVITCH POLZIN |   Ven 10 Sep - 2:57

Bienvenue I love you I love you
Et bonne continuation pour ta fiche Wink
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Noam A. Harrows

Elève Terre
j'apprends à faire pousser des roses.

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s e x e : Masculin
m e s s a g e s : 180
â g e : 27
t o u r : Terre
t o t e m : Panda roux
a n n é e : Cinquième
a r r i v é e : 06/09/2010

i d e n t i t é
a b s o l u : Ça sera lui, ou rien.
r e l a t i o n s :
p o p u l a r i t é :
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MessageSujet: Re: MODIYEVITCH POLZIN |   Ven 10 Sep - 3:09


    Bienvenue sur Bewit
    Bon courage pour ta fiche ~

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Kyp D. Stallon

Elève Feu
j'apprends à rôtir les autres à la broche.

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s e x e : Féminin
m e s s a g e s : 508
â g e : 28
t o u r : Feu
t o t e m : Ourse Blanche
a n n é e : 6 ème
a r r i v é e : 30/08/2010

i d e n t i t é
a b s o l u : Y'en a t'il un?
r e l a t i o n s :
p o p u l a r i t é :
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MessageSujet: Re: MODIYEVITCH POLZIN |   Ven 10 Sep - 3:11

Bienvenuue ici
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Seed V. Powell

Elève Terre
j'apprends à faire pousser des roses.

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s e x e : Masculin
m e s s a g e s : 1658
â g e : 25
t o u r : Terre
t o t e m : Velociraptor
a n n é e : Quatrième
a r r i v é e : 01/09/2010

i d e n t i t é
a b s o l u : ?
r e l a t i o n s :
p o p u l a r i t é :
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MessageSujet: Re: MODIYEVITCH POLZIN |   Ven 10 Sep - 4:03

Bonsoir et bienvenue sur Bewit ! Je te souhaite bon courage pour ta fiche ^^
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Clarence F. Desmond

Elève Terre
j'apprends à faire pousser des roses.

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s e x e : Féminin
m e s s a g e s : 316
â g e : 25
t o u r : Terre
t o t e m : La Renarde
a n n é e : 4°Année
a r r i v é e : 03/09/2010

i d e n t i t é
a b s o l u : Sûrement un homme, mais lequel ?
r e l a t i o n s :
p o p u l a r i t é :
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MessageSujet: Re: MODIYEVITCH POLZIN |   Ven 10 Sep - 11:12

Bienvenue à toi !!
Bon courage pour ta fiche, j'espère que tu t'amusera bien sur Bewitching.

* en espérant qu'il ne soit ni homo ni bisexuel * x)
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Noam A. Harrows

Elève Terre
j'apprends à faire pousser des roses.

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s e x e : Masculin
m e s s a g e s : 180
â g e : 27
t o u r : Terre
t o t e m : Panda roux
a n n é e : Cinquième
a r r i v é e : 06/09/2010

i d e n t i t é
a b s o l u : Ça sera lui, ou rien.
r e l a t i o n s :
p o p u l a r i t é :
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MessageSujet: Re: MODIYEVITCH POLZIN |   Ven 10 Sep - 13:38


    Ne t'en fais pas Clarence, apparemment (c'est la petite box qui me l'a dit xD) il ne l'est pas mais il a l'air riensexuel le petit si j'ai bien compris l'histoire des cadeaux et des femmes *out*

    *lance une biscuit à Bithi* La suite, la suite (aa)
    *s'esquive discrètement avant de se faire fouetter pour avoir flooder*
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Bithisarea M. Polzin

Elève Eau
j'apprends le chant majestueux des lacs.

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s e x e : Masculin
m e s s a g e s : 10
â g e : 25
a r r i v é e : 10/09/2010

i d e n t i t é
a b s o l u :
r e l a t i o n s :
p o p u l a r i t é :
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MessageSujet: Re: MODIYEVITCH POLZIN |   Ven 10 Sep - 23:28

Tu ne devrais pas dévoiler le fait qu’il y ait deux codes cachés règlement Ezeckiel (en plus c’est faux, y en a un ailleurs dans mon souvenir). C’est trop gentil. UoU Pour le moment Bithisarea est riensexuel, en effet. Et n’a aucun penchant pour les hommes si cela peut te rassurer, Clarence.

Merci pour vos saluts, je m’en retourne écrire la suite de ma fiche puisqu’on me la réclame !
*sème des miettes de gâteau partout*
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Dellà N. Romanskaïa

Elève Air
j'apprends à dompter le vent.

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s e x e : Féminin
m e s s a g e s : 356
â g e : 28
t o u r : Air.
t o t e m : L'hirondelle.
a n n é e : 6ème année.
a r r i v é e : 31/08/2010

i d e n t i t é
a b s o l u : Lui ?
r e l a t i o n s :
p o p u l a r i t é :
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MessageSujet: Re: MODIYEVITCH POLZIN |   Sam 11 Sep - 0:21


BIENVENUUUE
Bon courage pour ta fiche I love you
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Cleylan H. Sylgrave

Elève Terre
j'apprends à faire pousser des roses.

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s e x e : Masculin
m e s s a g e s : 60
â g e : 28
t o u r : Terre.
t o t e m : Coyote.
a n n é e : 6ème.
a r r i v é e : 03/09/2010

i d e n t i t é
a b s o l u : Qui sait...
r e l a t i o n s :
p o p u l a r i t é :
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MessageSujet: Re: MODIYEVITCH POLZIN |   Sam 11 Sep - 10:06

Bienvenue et bon courage pour la suite de ta fiche
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Clarence F. Desmond

Elève Terre
j'apprends à faire pousser des roses.

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s e x e : Féminin
m e s s a g e s : 316
â g e : 25
t o u r : Terre
t o t e m : La Renarde
a n n é e : 4°Année
a r r i v é e : 03/09/2010

i d e n t i t é
a b s o l u : Sûrement un homme, mais lequel ?
r e l a t i o n s :
p o p u l a r i t é :
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MessageSujet: Re: MODIYEVITCH POLZIN |   Sam 11 Sep - 10:51

Ouii enfin un qui ne se sens pas attiré par les hommes XD
Oui fini vite ta fiche qu'on puisse la lire =)
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T. Atahana Hopkins

Incarnation Terre
je maîtrise l'attaque siffl'herbe.

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s e x e : Féminin
m e s s a g e s : 1380
â g e : 28
t o u r : Terre.
t o t e m : Le Cerf.
a n n é e : Sixième.
a r r i v é e : 05/02/2009

i d e n t i t é
a b s o l u : Qui sait ?
r e l a t i o n s :
p o p u l a r i t é :
15/500  (15/500)

MessageSujet: Re: MODIYEVITCH POLZIN |   Sam 11 Sep - 11:09

Bienvenue sur Bewitching, riensexuel ! Je te souhaite bon courage pour ta fiche. Of course, si tu as des questions, nous sommes là. (:
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    THE SHOW MUST GO ON.
    Inside my heart is breaking, my make-up may be flaking, but my smile still stays on. Whatever happens I'll leave it all to chance, another heartache, another failed romance, on and on, does anybody know what we are living for ?
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T. Atahana Hopkins

Incarnation Terre
je maîtrise l'attaque siffl'herbe.

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s e x e : Féminin
m e s s a g e s : 1380
â g e : 28
t o u r : Terre.
t o t e m : Le Cerf.
a n n é e : Sixième.
a r r i v é e : 05/02/2009

i d e n t i t é
a b s o l u : Qui sait ?
r e l a t i o n s :
p o p u l a r i t é :
15/500  (15/500)

MessageSujet: Re: MODIYEVITCH POLZIN |   Dim 26 Sep - 12:15

Le délai de 10 jours est expiré, ta fiche est envoyée aux archives. Préviens un administrateur si tu souhaites la récupérer.
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Bithisarea M. Polzin

Elève Eau
j'apprends le chant majestueux des lacs.

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a r r i v é e : 10/09/2010

i d e n t i t é
a b s o l u :
r e l a t i o n s :
p o p u l a r i t é :
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MessageSujet: Re: MODIYEVITCH POLZIN |   Mer 29 Sep - 1:25

J'ai... FINIIIII. Je m'excuse pour les fautes d'accents, mon clavier ne m'aide pas sur ce point-là. J'espère ne rien avoir oublié, que tout se tient et... je m'en remet à votre jugement. :'D Soyez cléments ! *se prend un OVNI*
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Seed V. Powell

Elève Terre
j'apprends à faire pousser des roses.

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s e x e : Masculin
m e s s a g e s : 1658
â g e : 25
t o u r : Terre
t o t e m : Velociraptor
a n n é e : Quatrième
a r r i v é e : 01/09/2010

i d e n t i t é
a b s o l u : ?
r e l a t i o n s :
p o p u l a r i t é :
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: MODIYEVITCH POLZIN |   Mer 29 Sep - 5:32

Sacrée fiche, y'a des moment hyper attendrissant, je te félicite (et puis ce totem qui vouvoie, ça fait major d'homme à l'anglaise, je trouve ça ex-cel-lent !)

* Seed Powell, aka l'homme mi dinosaure, mi flood *
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Sooshie E. Aasgaard

Elève Eau
j'apprends le chant majestueux des lacs.

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s e x e : Féminin
m e s s a g e s : 66
â g e : 24
t o u r : Sud ; Eau
t o t e m : Pirahna
a n n é e : Troisième Année
a r r i v é e : 16/09/2010

i d e n t i t é
a b s o l u :
r e l a t i o n s :
p o p u l a r i t é :
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: MODIYEVITCH POLZIN |   Sam 2 Oct - 15:53

Je te l'ai déjà dit, mais très belle fiche!
Manque plus que la validation What a Face (vite Eze :p)
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Kyp D. Stallon

Elève Feu
j'apprends à rôtir les autres à la broche.

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s e x e : Féminin
m e s s a g e s : 508
â g e : 28
t o u r : Feu
t o t e m : Ourse Blanche
a n n é e : 6 ème
a r r i v é e : 30/08/2010

i d e n t i t é
a b s o l u : Y'en a t'il un?
r e l a t i o n s :
p o p u l a r i t é :
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: MODIYEVITCH POLZIN |   Sam 2 Oct - 17:23

Ta fiche m'a fait mourir de rire, j'adore!^^ On l'aura attendu, mais quelle fiche Razz
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Ezeckiel L. Sullivann

Incarnation Air
je maîtrise l'attaque tornade.

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s e x e : Masculin
m e s s a g e s : 160
â g e : 27
t o u r : ##
t o t e m : ###
a n n é e : Sixième
a r r i v é e : 24/04/2009

i d e n t i t é
a b s o l u : Unknow ..
r e l a t i o n s :
p o p u l a r i t é :
15/500  (15/500)

MessageSujet: Re: MODIYEVITCH POLZIN |   Dim 3 Oct - 2:42

    Comment on dit "Je suis totalement tombé amoureux de ta façon d'écrire, de ton histoire, de ton personnage, de ton totem, de tes racines et de ta façon de décrire les scènes, les paysages" en iakoute ?
    Pour être franc, je commençais par me dire que jamais je n'aurais eu la chance de lire ta fiche. Soit à cause de mes problème de connexion internet, ou soit à cause du temps que tu pouvais mettre depuis ton inscription. Mais là .. :O Je suis ... *____*. Ça valait vraiment le coup d'attendre. Et franchement !!! WHAOU !
    J'ai donc l'honneur et le privilège de te valider. Bon jeu parmi et au plaisir de te retrouver dans le RP !

_________________

    REGARDE UN OISEAU MORT DANS LE CIEL! (AA) ♣️  I believe, i can fly. I believe, i can touch the sky. Icon ©️ CEREALKILLER
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