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 on the roofs with you, Eldan

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Noralie K. Forbes

Elève Feu
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MessageSujet: on the roofs with you, Eldan   Mar 14 Sep - 23:49

Noralie & Eldan

Il est grand temps de rallumer les étoiles.


« La bouteille est vide. » « Quelle déduction Sherlock. » « Mais elle était pleine tout à l’heure. » « Mais tu es un trou sans fond ma chérie. Tu viens de te descendre une bouteille toute seule sans même t’en rendre compte. Tu sais que c’est une maladie ça ? On appelle ça l’alcoolisme. » « M’en fout c’était même pas ma bouteille. » La jeune femme eu un ricanement incontrôlable et elle déposa sa main sur sa bouche comme surprise de ce son sortit franchir ses lèvres. Elle entendit Sakâlis soupirer au fond d’elle-même et se coucher dans un recoin de son esprit, la laissant seule avec ses idées embrouillées. Elle ne savait même pas pourquoi elle s’était enfilée cette bouteille et maintenant qu’elle l’avait fait, elle s’ennuyait. Assise dans l’herbe, elle caressait la pelouse du bout de ses doigts tout en regardant la lune qui éclairait presque comme en plein jour. Elle arracha un brin d’herbe et le fit brûler entre ses doigts. Elle recommença ce petit jeu plusieurs fois de suite avant de bien vite s’en lasser. Un soupir franchit ses lèvres et son regard descendit sur les toits des tours. Alors qu’elle penchait la tête sur le côté, une idée lui traversa l’esprit et elle bondit sur ses jambes en quelques secondes. Elle tituba légèrement avant de se lancer vers la tour de la Terre bien déterminée.

Arrivée devant un arbre immense, elle leva la tête pour tenter de voir son sommet mais cela n’eut comme effet que de la faire tituber en arrière. « Qu’est-ce que tu comptes faire ? » «  Grimper. » Comme si la réponse était plus qu’évidente. Alors qu’elle se jetait à l’assaut de l’arbre, S. protesta « Mais tu ne tiens même pas sur tes jambes ! Tu vas te rompre le cou. » « Mais non, ais confiance. »| Et même si l’animal ne répondit pas, cela ne voulait pas dire qu’il adhérait à l’idée. Elle sauta sur la branche la plus basse et s’y hissa avec un peu de mal. Mais même avec une bouteille dans le nez, Noralie gardait son agilité qu’elle partageait avec son Totem, il lui suffisait de rester un peu concentrée sur ses gestes et non pas sur l’alcool qui coulait dans son sang. Alors qu’elle sautait sur une autre branche, elle glissa sur de la mousse et se rattrapa à la dernière seconde à cette même branche. « Bécasse. Je t’avais dit que ce n’était pas prudent. » « Ce n’est pas de ma faute, il y avait de la mousse. » Un autre soupir franchit les lèvres de la jeune femme. Ce n’était pas vraiment le moment de se prendre la tête avec son Totem alors qu’elle était accrochée à une branche à plusieurs mètres du sol. Tout en se balançant, elle sauta sur le toit en face d’elle et grimpa plus facilement avec des prises plus régulières sur les tuiles du toit.

Après quelques longues minutes de grimpette, elle atteignit le haut du toit et s’y allongea, le regard perdu dans le vague. Plus elle montait, plus il lui semblait que la lune était à porté de main. Elle tendit le bras comme pour l’attraper et elle ricana de sa propre bêtise. Un raclement de gorge la fit sursauter et elle se releva -peut-être un peu trop vite car sa tête tourna- pour voir qui était déjà là. Elle distingua une ombre qu’elle connaissait bien, un large sourire se dessina sur son visage alors qu’elle se mettait à quatre pattes pour se rapprocher de l’autre silhouette. « Héééé, bonsoir monsieur le directeur. » Quelle entrée en scène, Noralie.


Dernière édition par Noralie K. Forbes le Mer 15 Sep - 22:29, édité 1 fois
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Eldan M. Gale

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MessageSujet: Re: on the roofs with you, Eldan   Mer 15 Sep - 13:34


N&E.
Allez je le sens qu'on n’arrivera pas à dormir, sortons. La nuit est claire. Une nouvelle fois, Eldan n’avait pu résister à l’irrésistible envie dont Daliksès lui faisait part. Le couvre-feu était passé depuis longtemps et en toute logique, la tour Terre était endormie. Quelle aubaine. Depuis quelques mois, la vie à l’école était bien trop agitée. Lui pourtant si sauvage et si dynamique se retrouvait à devoir répondre à des questions qu’il n’aurait jamais soupçonnées. La nouvelle domination des Feu sur les autres élèves n’arrangeaient pas leurs relations. Les pédagogues étaient les premiers à devoir faire face à une espèce de rivalité et de conflit qui n’existait pas à l’époque où Eldan appartenait lui-même aux élèves. La journée avait été chargée. Il n’allait pas refuser une petite virée si gentiment proposée. Le cougar enfoui en lui réclamait la fraicheur de la nuit et il crut sentir l’ombre d’un instant que lui aussi. Il verrouilla alors soigneusement la porte de sa chambre, dans l’espoir que personne ne le surprenne dans un acte qu’il jugeait d’ordinaire interdit en tant que pédagogue. Il retira la veste relativement cintrée qui lui servait dans son travail puis il passa sa main sur son crâne presque rasé dans une courte réflexion. Ne fais pas l’hésitant, tu fais ça depuis toujours. Daliksès, contrairement à toi je vieillis. Tes élèves sont peut-être aussi naïfs qu’ils en ont l’air mais pas moi. Grimpe. Avec un faible sourire, Eldan Mason entreprit alors d’ouvrir la fenêtre et de s’agripper au rebord pour grimper agilement sur ce qui mènerait au toit de sa Tour. Escaladeur né, depuis que Daliksès avait pris possession de son être, il avait parfois l’impression de faire preuve d’une félinité évidente. Toute mouvement était plus simple pour lui : une chance quand il pensait à certains de ses Apprentis-Gardiens qui se trainaient des totems moins puissants pour ne pas dire terriblement faibles. Lorsqu’il sentit les tuiles fraiches et humides de la future rosée qui s’installerait sous le poids de ses mains, Eldan crut presque ressentir un frisson d’aise. Ca te rappelle des souvenirs hein ? Sans blague.

Voila de longues minutes qu’Eldan s’était assis sur le toit de sa Tour. Peut-être même une heure entière était passée, il n’en savait rien. La côte était assez penchée dans un cône parfait mais le directeur connaissait exactement les méthodes exactes pour ne risquer aucune chute. Il était dans son élément et pourtant il n’était en contact avec aucune terre, aucune nature, aucune végétation. Le comble serait parfait si toutefois il rencontrait alors un de ses élèves en ce lieu. Il avait beau représenter la discipline à présent, il n’avait jamais pu s’astreindre à rester immobile et droit comme on le lui demandait. Il était trop actif, trop sauvage pour rester indéfiniment sous les ordres. Là était tout le paradoxe : ses élèves pourraient aisément remarquer que deux Eldan se confondaient. Le directeur autoritaire mais malicieux voire mesquin alors que sur ce toit il restait simplement le Gardien indomptable et fait pour la liberté à l’image du cougar qui avait construit sa propre tanière au plus profond de son être. Pendant de nombreuses années, il avait appris à dompter l’animal qui s’était logé, il avait appris à maitriser les nouveaux pouvoirs qu’il avait découverts. L’homme n’osait imaginer ce qu’il serait à présent si toutefois Daliksès ne l’avait pas choisi lui pour s’unir à l’éternité. Il ne pouvait vivre sans sentir cette forcer couler dans ses veines, il ne pouvait vivre sans parfois laisser la bête prendre le dessus sur lui. Cesse ta nostalgie dégoulinante. Nous sommes un à présent, ne me compte plus comme quelqu’un de différent. Je suis toi. Alors Eldan émit un faible grognement en signe de protestation. Il aimait ces petites joutes intérieures qui se produisaient souvent : certains, comme ses parents, continueraient de considérer ça comme de la folie mais pour lui c’était tout à fait normal. Quel être ici n’avait jamais conversé avec son totem ? Personne ne pouvait l’ignorer.

Soudain, Eldan fut interrompu dans ses divagations intérieures. En effet, son ouïe aiguisée avait dès lors perçu une présence qui s’approchait de lui. Un écureuil ? En cette nuit, un petit animal de la sorte prendrait de grands risques de se promener : Eldan restait un prédateur qui ne résisterait pas longtemps à une proie facile. C’est alors qu’il distingua une silhouette fine, féminine sans doute dont le bras semblait se lever vers le ciel. Tiens donc. Si celle-ci ne paraissait pas l’avoir remarqué, le directeur de tour ne mit pas longtemps à reconnaitre qui était cette inconnue : l’odeur ne faisait aucun doute. Une aura parfumée artificiellement mais qui dégageait une telle chaleur. Arrête, elle ne sent pas bon, elle empeste l’alcool d’ici. Il se racla alors la gorge pour se déclarer à elle. Noralie le reconnut alors et tenta tant bien que mal de se diriger vers lui à quatre pattes. A de nombreuses reprises elle manquait de glisser lamentablement mais c’était un spectacle plutôt divertissant : en cette heure, il n’y avait plus de directeur, seulement l’homme. Sans bouger d’un pouce pour l’aider, avec un faible sourire moqueur, il lui dit : « Bonsoir Miss Forbes. Ne vous seriez-vous pas trompée de tour en allant vous coucher comme le règlement le stipule ? Ici c’est la tour Terre. » Il croisa les bras comme il l’aurait fait pendant ses heures de boulot mais alors que l’élève arrivait enfin à sa hauteur, elle pouvait aisément voir que l’expression de son visage était tout autre. Une alcoolique. On va s’amuser.


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MessageSujet: Re: on the roofs with you, Eldan   Mer 15 Sep - 22:53

Noralie & Eldan

Il est grand temps de rallumer les étoiles.


Alors qu‘elle essayait d‘adopter une démarche féline en roulant des épaules et en cambrant ses reins, Noralie avait plus l‘air d‘une alcoolique finie qui a du mal à se mouvoir qu‘à une tentatrice ultra sexy. Mais bon, après tout, c‘est-ce qu‘elle était, une alcoolique finie. Tandis qu‘elle s‘écorchait les genoux et la paume des mains, elle tanguait d‘un côté puis de l‘autre et finalement, après quelques minutes de dur labeur, elle atteignit le toit sur lequel son cher directeur était assis. Elle tâtonna afin d‘attraper une prise sûre et s‘y hissa avec autant de grâce et de féminité dont elle pouvait faire preuve à cet instant, c’est-à-dire en gros, pas beaucoup. Alors qu‘elle faisait enfin face à l‘Écossais, celui-ci avait croisé ses bras sur son torse et abordait une moue amusée. En même temps il y avait de quoi, vu le spectacle que devait offrir la jeune femme ayant perdu toute trace de sensualité ou de minimum de classe qui l‘habitait habituellement. « Bonsoir Miss Forbes. Ne vous seriez-vous pas trompée de tour en allant vous coucher comme le règlement le stipule ? Ici c’est la tour Terre. » Assise, prêt du bord en face du directeur, Noralie pencha légèrement la tête sur le côté et arqua un sourcil. Elle haussa les épaules et entreprit de s‘installer plutôt aux côtés de son cher dirlo car l‘endroit lui semblait plus confortable. Elle chercha une prise des yeux puis daigna enfin répondre à l‘interrogation de l‘homme. « Oh vous savez de dehors, toutes les tours se ressemblent. » Elle réussit à trouver quelques prises et en deux temps, trois mouvements elle avait rejoins le séduisant jeune homme tout en haut de la tour.

De là-haut ils avaient une vue imprenable sur le parc qui entourait l‘école ainsi que sur la cité avoisinante. Tout était si calme, si paisible et éclairé par le clair de lune tout semblait baigné dans une atmosphère horriblement romantique et étouffante. Une brise plutôt fraiche caressa le visage de la jeune femme et elle en profita pour inspirer une grande bouffée, histoire de se remettre un peu les idées en place. Elle tourna alors la tête vers le beau brun qui était à son côté et esquissa un sourire « Mais et vous monsieur le Directeur, vous n‘êtes pas censé donner le bon exemple ? Par exemple en étant couché à cette heure là. » Son fin sourire se transforma en une joie beaucoup plus visible. Alors qu‘elle trouvait un endroit plus plat que les autres, elle réussit à s‘y assoir et commença à jouer avec les ballerine qu‘elle portait. Elle s‘amusait à retirer son talon puis à le remettre, l‘enlever, le remettre et semblait complètement absorbée par cette affaire. Soudainement l‘une de ses chaussures se fit la malle et N. se pencha légèrement pour voir l‘objet qui pendant quelques secondes tomba et finit sa course par un très léger « paf ».

Il y eu quelques minutes de silence alors que la jeune femme fixait sa chaussure à présent bien loin d‘elle. Elle se demanda comment elle allait récupérer et puis plus les minutes s‘écoulaient, plus la hauteur commençait à lui coûter. Une goutte de sueur coula le long de sa nuque et elle déglutit difficilement. Elle devint blême et la voix au fond d‘elle ricana avant de jeter un simple « Bécasse. » et d’éclater de rire. Elle se recula jusqu’à ce que son dos touche la pointe qui sur plantait chacune des tours de l’école. Elle se tourna vers le directeur et s’accrocha à son bras, enfouissant sa tête dans l’épaule du jeune homme. Bon, ce n’était pas vraiment une attitude d’élève envers directeur, mais ce soir, les rôles n’étaient pas vraiment respectés. Elle commença à légèrement trembler et d’une toute petite voix elle réussit à dire « J‘avais oublié que j‘avais le vertige. »

Bécasse, oui.
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MessageSujet: Re: on the roofs with you, Eldan   Jeu 16 Sep - 0:31


N&E.

Pour être franc, Eldan n’était pas surpris de voir une élève telle que Noralie Forbes trainer à l’extérieur à cette heure-ci. Le couvre-feu était certainement la règle la plus enfreinte au sein de l’école, même lui qui devait faire respecter l’ordre ne parvenait pas à s’enfermer dans sa chambre, une fois l’heure passée. De plus, elle n’était pas l’élève la plus appliquée de toute l’école loin de là. Depuis qu’elle était entrée à l’école, elle avait fait directement grande impression. Une Apprentie-Gardienne de la tour de Feu, peut-être la plus connue. Et même alors qu’elle adoptait en ce moment même la démarche d’une oie qui se dandinait sur place, Noralie était l’une des plus tentatrices. Le directeur n’avait aucun mal à imaginer la jeune femme faisant les yeux doux à un garçon un peu trop influençable pour les convaincre de rejoindre leur cause –si tant est que tuer des Profanes et vouloir prendre le pouvoir était une véritable cause. Sa réputation la précédait souvent mais Eldan ne la craignait pas. Surtout quand il l’observait avec amusement tenter tant bien que mal de le rejoindre sur le toit. Et bien sûr la fine brise qui faisait virevolter ses longs cheveux bruns amenait également la lourde odeur alcoolisée aux narines d’Eldan. A ce moment, le règlement était sûrement la dernière chose qui la préoccupait. A sa réflexion, il eut un rictus moqueur : « Et bien, j’ignorais qu’on accédait à vos chambres par le toit, c’est fort intrigant. Je devrais vous réprimander pour ce manquement vous savez. » Tu ne comptes pas lui donner la fessée tout de même ? Non, mangeons là, j’ai toujours rêvé de sentir le goût d’un chacal, pas toi ?

Elle tituba alors jusqu’à lui et parvint enfin à se faire une place à ses côtés. Malgré lui, Eldan n’avait pu réprimer un geste soudain tandis qu’elle glissait une nouvelle fois sur les tuiles humides. Avoir la mort d’une élève sur la conscience aussi fourbe et vicieuse soit-elle ne serait pas la meilleure des solutions au problème des Flamboyants. Quand elle tourna la tête vers lui pour lui retourner l’accusation, il haussa les épaules à son tour. « Ma journée est terminée. Je ne suis plus directeur en ces lieux. » Heureusement qu’Eldan avait souvent cet échappatoire à ses longues journées de directeur. Terre était l’une des tours les plus peuplées et donc l’une des moins faciles à gérer. S’il se sentait toujours autant à sa place parmi les Apprentis et leur totem encore indomptés, la discipline ne lui allait décidément pas. Combien de fois avait-il voulu en coller une à un garçon un peu trop arrogant, ou alors faire une remarque désobligeante à la jeune fille qui portait quelque chose d’un peu trop court ? Quand Daliksès prenait le dessus, il retrouvait alors cette sensation de liberté qu’il avait eue durant son long périple jusqu’à l’école. Ses pouvoirs étaient maintenant développés et bien maitrisés, mais ça ne participait en rien à son bonheur. Ses yeux bleus foncés restaient concentrées sur Noralie pendant que celle-ci s’amusait à se chausser et se déchausser. Il ne pouvait nier ce que tout le monde racontait sur elle : elle était terriblement attirante. Elle lui rappelait parfois une ancienne élève de sa Tour avec qui il avait eu une aventure, il fut un temps. Peut-être moins machiavélique mais tout aussi sensuelle… Même si à ce moment, elle faisait plutôt preuve d’une grande maladresse. Ne me dis pas que tu parles de cette Nolane. Tout aussi fade qu’un rat des champs. Noralie est plus dynamique. Et plus jeune accessoirement hein Daliksès ? Toujours aussi félin toi.

C’est alors qu’un bruit sourd attira l’attention du directeur. En effet, la spécialiste des boissons un peu trop enivrantes venait de faire tomber sa fine chaussure qui termina sa course quelques mètres plus bas. C’était tout bonnement navrant et pathétique. Les jeunes ne tenaient pas plus l’alcool que le petit lait. Peut-être aurait-elle gagné à boire un peu moins et à réfléchir un peu plus. Eldan se demandait même si elle était prête à sauter pour aller récupérer sa pauvre ballerine. Alors qu’elle se penchait pour voir le résultat, il brisa le silence pour l’applaudir. « Joli geste. A quand la deuxième ? » Malgré lui, un rire moqueur retentit dans la nuit sombre. La folie juvénile était divertissante. Il en redemandait. Et d’ailleurs, Noralie lui en redonna sans même qu’il n’ait à la demander. Son fin visage laiteux se refermait alors qu’elle reculait lentement du bord du toit. Avant qu’il n’ait eu le temps de lui demander ce qui se passait, voilà qu’elle s’accrochait à lui comme un enfant terrifié avant d’enfouir son visage chaud près de son épaule. Légèrement hagard, il recula la tête, l’air interrogateur. Son explication fut brève mais claire. Passant sa main dans ses cheveux rasés, il ricana sans pour autant la détacher de lui. « Je dois dire que vous me faites rire, Miss. J’ignore si c’est votre état mais vous faites peine à voir. » Il s’approcha d’elle puis murmura, le regard ailleurs. « Et vous avez un pied nu. » Un nouveau rire plus faible cette fois-ci franchit les lèvres du jeune homme. Il recula alors pour s’appuyer contre la pointe du sommet de la tour. La proximité de Noralie ne le gênait nullement. Ce n’était pas son genre d’être réticent à tout contact avec ce qu’il considérait presque comme des enfants innocents. Il restait un jeune homme dont la compagnie d’une femme ne lui était pas désagréable. Même bourrée et imprévisible comme elle l’était. « Alors que comptiez-vous faire sur ce toit ? Attendre un futur élève en passe d’être corrompu ? Rejoindre un amant secret ? »
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MessageSujet: Re: on the roofs with you, Eldan   Jeu 16 Sep - 16:38

Noralie & Eldan

Il est grand temps de rallumer les étoiles.


Il y avait deux choses d‘absolument sûre en ce qui concernait Noralie. Premièrement c‘était que ce soir, elle était encore plus ronde qu‘une queue de pelle et il allait être assez dur de retrouver un semblant de crédibilité envers le directeur après cette soirée complètement improvisée. Et deuxième c‘est que même dans un tel état elle restait la sulfureuse Noralie fière d‘elle et de ce que représentait son élément, c‘est pourquoi, même bien imbibée, elle avait ce petit côté attirant et sauvage. C‘était quelque chose de naturel chez elle, quelque chose qui lui collait à la peau comme une tique collée au dos d‘un chien. Elle était belle et l‘alcool aidant, elle était maladroite ce qui changeait de la jeune femme sûre d‘elle et agaçante, ce qui la rendait encore plus attirante qu‘à l‘accoutumé. Enfin, si vous êtes branché haleine alcoolisée et fille qui a de grand risques de vomir.

Mais pour l’instant elle se sentait bien. Enfin mis à part le fait d‘être blanche comme un linge et d‘être accrochée au bras du directeur de la tour de la Terre à cause de son vertige. Si elle n‘avait pas été d‘un naturel à manipuler les gens et à mentir aussi bien qu‘elle respirait, elle aurait été sûrement admise dans la tour des Terres. Elle ne supportait pas l‘idée de ne plus toucher le plan des vaches, la hauteur lui donnait le tournis et lorsqu‘elle était sur un bateau ou quelque embarcation, elle avait le célèbre mal de mer -et oui, personne n‘est parfait. C‘est pourquoi, très naturellement, elle avait grimpé en haut de la tour. L‘alcool peut vraiment vous faire faire n‘importe quoi. Alors qu‘elle était sûrement en train de broyer le bras du jeune homme qui gardait une mine tout à fait naturel du mec qui n‘a pas du tout mal, une odeur sauvage de terre brute et de pin l‘embaumât et elle se sentit automatiquement plus sereine. Elle n‘avait jamais sentit une telle chose, et même temps il était normal car elle n‘avait jamais eu cette proximité avec le directeur et elle ne s‘amusait pas à le renifler dès qu‘elle en avait l‘occasion. Un à un, ses muscles se relâchèrent mais ce n‘était pas pour autant qu‘elle allait le lâcher.

La Noralie saine d‘esprit reprenait peu à peu le contrôle de son corps. La brise fraîche qui soufflait en haut de la tour semblait lui remettre les idées en place et sa soudaine prise de conscience lui avait déclenché une alarme qui semblait avoir évacué une bonne partie de l‘alcool en elle. Bien sûr, elle était encore un peu sous l‘emprise de la boisson mais moins disons le comme ça. Alors qu‘elle entourait discrètement ses bras autour de celui d‘Eldan, elle frotta doucement la tête contre son épaule, histoire de se mettre à l‘aise. Après tout, elle l‘avait sous la main, ils étaient seuls dans un endroit on ne peut plus isolé et elle avait réussi à se rapprocher en toute discrétion -hum- autant en profiter.

Les yeux fermés et la respiration régulière, elle écoutait ce que disais l‘Ecossais d‘une oreille plutôt distraite. Elle entendait bien sûr les moqueries à son sujet et son rire, il fallait avouer, qu‘elle était plutôt ridicule ce soir là mais bon. Une question pourtant attira sa curiosité « Alors que comptiez-vous faire sur ce toit ? Attendre un futur élève en passe d’être corrompu ? Rejoindre un amant secret ? » Lui tendait-il une perche ou se faisait-elle des idées ? Elle releva la tête et croisa son regard océan. Un fin sourire s‘immisça sur son visage et elle répondit avec un sourcil légère arqué, une étincelle de malice dans l‘œil. « Peut-être les deux qui sait ? » quelques secondes passèrent pendant lesquelles Noralie eu un long frisson « Et vous monsieur ? Vous attendiez quelqu‘un aussi ? Un élève à remettre dans le droit chemin ? Ou bien une amante ? »

Noralie ou l‘art « tout en discrétion ».
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MessageSujet: Re: on the roofs with you, Eldan   Jeu 16 Sep - 23:32


N&E.

Vouloir se montrer indiscret n’était pas le désir d’Eldan à travers ses nombreuses questions. Par chance, son statut de directeur lui permettait de pouvoir poser plus de questions. Bien souvent, il pouvait satisfaire sa simple curiosité sans qu’on ne daigne le lui reprocher. Comment appelait-on ça déjà ? Ah oui, la dure loi de la hiérarchie scolaire. Si toutefois on le surprenait ici, il aurait tout juste droit à une recommandation : Monsieur ne donnait pas l’exemple. Un Apprenti-Gardien quant à lui aurait déjà subi de sévères punitions. Le jeune homme ne craignait pas d’être surpris ici en compagnie d’une élève bien accrochée à son bras. La proximité envers adultes et mineurs était tout aussi surveillée que dans une école normale mais à l’image de Daliksès et bien aidé par son totem d’ailleurs, Eldan avait toujours ce côté tête brûlée et enfantin. Tu aimes tellement le risque, un jour on le paiera cher. En attendant c’est moi qui commande mon corps cher Dalik’. Intérieurement, il ne put s’empêcher de sourire alors que son côté animal fulminait de frustration. Si jamais Eldan laissait véritablement le félin prendre le dessus, il y aurait de sacrés dégâts à l’école. Il devait sans cesse se contenir, se retenir. Si jamais il n’avait pas eu cette pointe de conscience qui faisait de lui un directeur parfait et cool à la fois, il aurait très certainement appartenu à la tour des Feu.

Noralie ne manqua pas de préserver l’aura de mystère qui l’entourait avec une réponse des plus vagues. Il croisa ses yeux malicieux et ne put s’empêcher de sourire, amusé de ce comportement. Il n’avait aucun mal à l’imaginer ici dans les bras d’un élève de Feu tout aussi réputé qu’elle. A moins qu’elle ne préfère les petites âmes fragiles qu’elle pouvait aisément prendre sous son bras –et émasculer accessoirement dans un chantage de son cru. Alors qu’il était parti dans de nouvelles suppositions sur la vie des élèves de Bewitching, la jeune fille lui retourna la question. Surpris, presque outré qu’elle lui demande ceci alors qu’il n’y avait rien à dire, il finit par hausser les épaules l’air le plus nonchalant possible. Puis il décida alors de jouer la carte du jeu. Il posa son coude libre sur son genou et laissa sa tête reposer dans le creux de sa main. Il finit par demander, énigmatiquement : « Avec quel élève oseriez-vous me voir m’isoler ? » Il laissait sous-entendre beaucoup de choses qu’il parle de quelqu’un en difficulté autant que de quelqu’un qu’il n’aurait normalement pas le droit de fréquenter. Mais finalement, après quelques secondes de silence, il reprit : « Non, disons que c’est mon coin secret où j’aime retrouver le Gardien que je suis. Enfin presque secret maintenant que vous et votre haleine alcoolisée l’avez investi. » Bien qu’il paraissait d’un calme détonant, il ne laissait jamais une minute de répit à Noralie. Il avait beau ne pas rejeter sa compagnie, ni repousser son bras qui s’était enroulé autour du sien et sa tête sur son épaule, il était tout à fait capable de la rembarrer ou de se moquer d’elle à chaque instant. Il aimait l’imprévisibilité.

Eldan restait à observer Miss Forbes qui semblait s’être calmée sur son vertige soudain. S’il avait détourné le regard, il aurait pu presque supposer qu’elle s’était lamentablement endormie sur ce toit à l’air frais. La température de l’extérieur baissait au fur et à mesure que la nuit avançait mais Eldan n’en ressentait pas les effets. A force de passer des heures entières au froid, il arrive un moment où il ne tombait presque jamais plus malade. Dans les temps dans lesquels ils vivaient à ce moment même, mieux valait rester le plus disponible possible. Même si c’était pour terminer auprès d’une élève qui était censée lui vouloir du mal, ou le corrompre du moins. Fort de cette résistance qu’il éprouvait face à Noralie, il s’approcha de son visage pour lui murmurer : « Dites-moi… Le coup de la jeune fille bourrée vous l’avez fait combien de fois avant qu’ils ne cèdent ? » Qu’il n’y ait aucune méprise, Eldan parlait bien évidemment de sa tour à elle qui était en quête de pouvoir. Il trouvait cela totalement ridicule mais il ne pouvait s’empêcher d’être fasciné par leur offensive. La puissance tentait tout le monde tôt ou tard et Eldan n’était pas le premier à se laisser tenter par le côté obscure. Il avait toujours eu cette ambition envahissante que sa mère critiquait toujours. Bien assez tôt, elle lui ferait défaut. Justement le jeune homme craignait de plus en plus que l’heure n’arrive. Sa solidarité envers ses élèves était l’une des seules choses qui le convainquaient encore de rester dans le droit chemin. Et son rôle de directeur.

Dans un geste lent, il finit par se détacher de Noralie tandis que son bras s’engourdissait trop vite. Après un mouvement de l'épaule pour se remettre les muscles en place, il se décala juste alors pour s’éloigner du surpiquet de la tour. Alors que l’inclinaison du toit se faisait légèrement moins pentue, il se permit alors de s’étendre contre les tuiles froides avant de croiser ses doigts sur son abdomen. Il avait laissé Noralie non loin de là mais la surveillait du regard. Du moins il surveillait la masse de cheveux bruns qui tombaient nonchalamment en cascade sur son dos. Ses jolies mèches pourraient soudainement disparaitre de sa vue on n’était jamais trop prudent. T’as raison elle pourrait sauter du toit dans l’espoir de rattraper une deuxième ballerine ou une pince à cheveux.
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MessageSujet: Re: on the roofs with you, Eldan   Sam 18 Sep - 3:00

Noralie & Eldan

Il est grand temps de rallumer les étoiles.


Noralie n’était pas quelqu’un de pudique, ni de timide. Bon, cela ne voulait pas forcément dire qu’elle aimait se balader nue sous le regard lubrique des adolescents en chaleur dans l’école mais la nudité faisait partit de la nature et en discuter ne la mettait en aucun cas mal à l’aise. Là aussi n’aller pas croire qu’elle ne faisait que parler de ça, il y a des demi-mesures partout, même en ce qui concerne Noralie. C’est pourquoi la question du directeur ne l’avait pas gênée plus que ça, tout comme la proximité avec lui ne l’avait pas mise mal à l’aise. Pourtant, quand elle retourna la question à l’Ecossais, elle put lire dans son regard une certaines surprise et même une légère gêne. Pourtant il lui répondit, rentrant alors dans son jeu. « Avec quel élève oseriez-vous me voir m’isoler ? » Après quelques secondes de réflexion, N. haussa les épaules en s’avouant à moitié vaincue. C’était vrai que le directeur de la Terre était connu pour sa droiture et son habilité pour ne jamais se retrouver seul à seul avec un élève. C’était bien là que se trouvait tout le fond du problème. Comment approcher quelqu’un en toute discrétion alors que l’on ne peut pas rester ne serait-ce que quelques minutes en face à face avec lui ? Mais elle tenait sa chance ce soir et il était sûr qu’elle n’allait pas le laisser aussi facilement. Puis pendant les quelques secondes qu’il prit pour réfléchir à sa nouvelle réponse, Noralie profita encore un peu plus de la chaleur que dégageait le corps à côté d’elle et surtout l’odeur sauvage qui lui emplissait la tête à chaque nouvelle inspiration. « Non, disons que c’est mon coin secret où j’aime retrouver le Gardien que je suis. Enfin presque secret maintenant que vous et votre haleine alcoolisée l’avez investi. » Un sifflement mi-amusé et mi-vexé s’échappa d’entre ses dents mais elle ne releva même pas à la remarque. Certes, elle était bourrée et alors ? Ce n’était pas la première fois et certainement pas la dernière.

Alors que les secondes s’égrenaient lentement, le jeune homme brisa de nouveau le silence en balançant une remarque sur son état « Dites-moi… Le coup de la jeune fille bourrée vous l’avez fait combien de fois avant qu’ils ne cèdent ? » Tandis qu’elle savourait la caresse brûlante de son souffle sur son visage, il était tellement proche à cet instant qu’il lui aurait suffit d’un simple mouvement de la tête pour effleurer ses lèvres mais elle se contenta de rester là, la tête posée sur son épaule à sourire à sa phrase. « A dire vrai, pas beaucoup de fois. Les hommes ont toujours peur de faire face à une victime non consentante adoucie par l’alcool quand arrive le moment crucial. » C’était poétique et très gai. Alors qu’elle était prête à s’abandonner dans les bras de Morphée, le directeur retira son bras, d’un geste délicat certes, mais il le retirait et la belle brunette ressentit une légère sensation de regret quand la chaleur et l’odeur qu‘il dégageait partit avec lui. Il fallait dire aussi que son sang avait sûrement du mal à atteindre le bout de ses doigts vu la force que mettait la jeune femme pour y rester accrocher. Sans bouger d‘un pouce, elle fixait chacun de ses mouvements, se demandant pendant une fraction de seconde si il n‘allait pas la laisser toute seule sur ce toit. Puis la seconde d‘après elle se demandait comment, elle allait pouvoir descendre de là maintenant que les effets terribles de l‘alcool s‘était estompé et qu‘elle ressentait de nouveau ses crises de vertiges;

Mais elle fut rassurée quand elle vit qu‘il ne faisait que s‘allonger un peu plus loin. Elle détacha enfin son regard du directeur pour le poser sur les étoiles. Le ciel était clair et des milliers d‘étoiles brillaient dans le ciel. On se sentait minuscule dans l‘immensité des astres certaines fois. Après quelques secondes de silence que seul le bruissement des feuilles balayées par le vent troublait, Noralie reprit la parole « Il y en a eu beaucoup pour vous monsieur ? De victimes consentante j‘veux dire. »

Noralie et le tact, le retour.
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MessageSujet: Re: on the roofs with you, Eldan   Sam 18 Sep - 16:39


N&E.

Malgré l’apparente courte distance qui séparait les deux jeunes gens, leur discussion ne pouvait pas se ressentir plus intime. Après tout, n’étaient-ils pas en train de converser sur leurs possibles relations secrètes et fougueuses, certes d’une façon détournée ? Si par malheur quelqu’un comptait surgir à ce moment-là, il serait fort surpris de découvrir ce qui occupait tant Noralie et son supérieur. Eldan n’était pas non plus quelqu’un de réservé. Bien sûr, comme la plupart des gens ici, il aimait cultiver cette part de mystère qui lui était propre. Il aimait cette sensation de supériorité lorsqu’il pouvait laisser entendre toutes sortes de choses alors que lui seul connaissait la vérité. Néanmoins, personne ici ne pouvait se vanter de connaitre le passée de Mr. Gale. En effet, hormis sa sœur, Eldan s’était toujours attaché à dissimuler tout souvenir de son enfance, toute réminiscence qui pourrait le mettre en danger. Déjà, son adolescence ne fut pas particulièrement glorieuse et risquerait d’entacher fortement la réputation presque classe et relativement correcte qu’il s’était forgé depuis son nouveau poste. Si tout le monde ici avait déjà eu affaire au tempérament d’Eldan, nul ne pouvait dire si celui-ci avait eu cette attitude lorsque lui-même était élève. Le passé comporte bien des failles, il ne le savait que trop. Persée seul avait eu le courage d’affronter le jeune Eldan et l’amitié qui en avait découlé n’était que plus forte maintenant que tous deux étaient des adultes. Mais il se garderait bien de dévoiler des détails sur lui, surtout en compagnie d’une Flamboyante qui cherchait à tout prix à ranger des gens de son côtés. Pourquoi ne pas se jeter dans le feu directement ?

Eldan ne fut donc pas gêné de demander ce qu’il en était de la vie amoureuse de Noralie. Il n’était pas à proprement dit intéressé, mais la curiosité prenait toujours le dessus. C’était un tel plaisir de percer une coque pour voir si l’intérieur était aussi sulfureux que l’extérieur. Et jusqu’ici, il n’en était pas déçu. La réponse de la jeune femme tout aussi vague qu’elle n’en était réaliste lui arracha un rictus. Les hommes avaient beau prôner le machisme et la virilité, face à une femme qui en avait tant soit peu, ils ne faisaient plus les gros durs. Il ne suffisait pas d’être un homme pour affronter une fille comme Noralie, il fallait de l’audace. Malheureusement, bon nombres d’élèves ici en paraissaient dépourvus. L’école leur enseignait la maitrise des pouvoirs et de la nouvelle énergie qui s’était enfouie en eux, elle ne parvenait pourtant pas à leur apprendre les bases de la vie. Eldan s’en chargeait donc. Par la suite, aucun des deux Gardiens ne reprit la parole. Ses yeux bleus s’étaient perdus dans l’immensité étoilée, presque repu d’autant de beauté. Seul le ciel de la nuit avait le pouvoir de calmer les ardeurs du jeune homme. Face à autant de vie, il n’en était qu’apaisé et relativement calme. On ne faisait jamais le poids contre la Terre elle-même. Quoiqu’on fasse, elle finissait toujours par reprendre le dessus. La nature nous appartient Eldan ne l’oublie pas. Je ne l’oublie pas. Mais est-ce que ça fait de nous des invincibles pour autant ?

Bientôt Noralie ne se gêna pas pour lui retourner la question. Visiblement intrigué par d’autant d’attention, il se retourna alors pour lui faire face. Son ventre touchait les tuiles et son menton s’était reposer sur ses mains croisées devant lui. Il avait cet air malicieux dans le regard comme lorsqu’il avait piégé quelqu’un et pourtant. « On pourrait croire qu’en tant que pédagogue, je mène une vie calme et relativement solitaire mais ne vous fiez jamais aux apparences. Si toutefois on peut appeler ça des victimes, je dois dire qu’elles sont quelques-unes. » Eldan faisait partie de ces hommes qui attiraient le regard alors qu’ils n’avaient pas de physique particulier. Il faisait également partie de ceux qui aimaient en profiter et en jouer. Ses conquêtes au sein de l’école se comptaient sur les doigts de la main mais quelques années plus tôt, lorsqu’il voyait encore la lumière des grandes villes, il n’avait pas eu à se plaindre. Il ne pouvait se passer de compagnie féminine et si toutefois il le souhaitait peut-être même quelques hommes auraient frappé à sa porte. Tu as toujours été sûr de toi. C’est ton arrogance qui plait Eldan. Et tout ça c’est grâce à toi, Dalik’. Il devait avouer que son totem lui avait conféré une telle confiance en lui qu’il en oubliait parfois l’humilité. Sa sœur, Maëlane, le remettait bien souvent dans les rails. Elle était tout ce qu’il n’était pas, elle représentait ce qu’il n’était pas. Deux êtres si complémentaires ne pouvaient que se retrouver après des années d’éloignement.

Face à autant de nostalgie, Eldan passa une main sur son crâne dans l’espoir de sortir de cette torpeur dangereuse. Reportant son regard sur Noralie, il la trouva soudainement presque attractive la lueur de la lune. L’ivresse la quittait peu à peu. 7 ans les séparaient et pourtant elle ne semblait pas plus innocente qu’il ne l’était. Tant de jeunesse sauvage et égoïste. Eldan lui adressa un sourire avant de murmurer, comme si ses paroles étaient blasphèmes : « Et vous… Doit-on vous considérer comme potentielle victime ? » C’était évident que Noralie piégeait plutôt que d’être piégée. C’est pourquoi alors elle devenait une proie des plus alléchantes, un de ces trophées qu’on était fier de brandir. Mais qui pouvait se vanter alors de l’avoir une fois dupée ? Alors qu’il parlait, Eldan s’était relevé puis s’était avancé vers elle, à quatre pattes avec toute la félinité que pouvait avoir un cougar qui rôdait. La félinité qu’elle n’avait pas eue plus tôt en grimpant sur le toit. Puis il stoppa net juste devant elle. Je la mangerais bien. L’heure n’est pas au repas. Même si je suis tout à fait d’avis.
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MessageSujet: Re: on the roofs with you, Eldan   Sam 18 Sep - 23:40

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Ce n‘était un secret pour personne, beaucoup de jeunes âmes en détresse étaient passés dans les bras de la jeune femme, et si vous voulez tout savoir, ce n’était pas toujours des âmes masculines. Mais Noralie avait toujours eu ce côté un peu débauché sans jamais le cultiver. Elle aimait la fête, elle aimait l’alcool, elle aimait le sexe mais toujours dans la demi-mesure. Elle savait dire non et généralement il était inutile d‘insister quand c‘était le cas. Mais ce qu‘elle aimait plus que tout c‘était enflammer les esprits, se faire désirer et bien souvent s‘esquiver au dernier moment. Les risques étaient élevés certes, mais elle adorait jouer avec le feu. Elle n‘était pas la digne élève des Flamboyants pour rien. Mais elle savait que d’autres personnes comme elle existait sur Terre et Eldan faisait partit de ceux-là. Bien sûr, il ne le faisait pas exprès mais son côté indomptable et toujours à l’écoute des élèves en avait fait craquer plus d’une, elle en aurait mis sa main à couper. Alors qu‘elle était partit dans ses suppositions, Noralie fut ramener à la réalité par la voix du Terre. « On pourrait croire qu’en tant que pédagogue, je mène une vie calme et relativement solitaire mais ne vous fiez jamais aux apparences. Si toutefois on peut appeler ça des victimes, je dois dire qu’elles sont quelques-unes. »

Au moins, il avait le mérite d‘être franc, sans être trop prétentieux. En même temps, vu la carrure qu‘il avait et l‘aura de mystère qu‘il dégageait (les filles adorent les hommes mystérieux), il aurait pût se permettre d‘être prétentieux, Noralie l‘aurait tout de même cru. Certaine fois quand elle était perdue dans ses pensées, elle aimait s’imaginer vivre à la même époque que le beau directeur pendant sa scolarité. Il était certain que « quelques-unes » était un mot un peu trop faible pour compter le nombre de ses amantes. Il avait dût y en avoir un sacré paquet. Mais bon, N. et ses suppositions. Alors qu’elle observait l’homme toujours allongé pas loin d’elle, ses pensées se remirent à divaguer. Le problème n’était pas vraiment la différence d’âge qu’il y avait entre eux, après tout, qu’est-ce que sept petites années dans une vie ? Non, le problème résidait dans leurs statuts. Elle était une étudiante, certes, pas n’importe qui, et lui faisait partit du corps enseignants. C’était interdit. Et c’est pourquoi ce jeu était tellement excitant. Ramenant ses genoux vers elle, elle posa son coude sur son genou et sa tête dans le creux de sa main, presque exactement la même attitude que le jeune homme il y a quelques minutes.

« Et vous… Doit-on vous considérer comme potentielle victime ? » Si elle n‘avait pas sût se contenir, Noralie aurait fait de gros yeux ronds au directeur et aurait même entrouvert la bouche dans un rond parfait, sans oublié l‘air choqué et surpris qu‘elle aurait abordé. Au lieu de ça, elle remballa toute sa surprise et l‘étouffa au fond d‘elle pour finir par être submergée par un frisson d‘excitation. Il était dans ses habitudes d‘être la source de ce genre d‘avances, si du moins cela en était, mais il était plutôt agréable que de temps en temps les rôles s‘échangent ainsi. Soudain, il roula sur le côté et se mit à avancer dans sa direction, tel un prédateur s‘approchant furtivement de sa future proie, avec une grâce que seul un Gardien habité par un félin. Grâce qui lui avait tant fait défaut en grimpant sur ce toit. Tandis qu‘il s‘arrêtait à à peine un mètre d‘elle, N. pris l‘initiative de parcourir la distance qui les séparait, glissant avec prudence pour se retrouver assise à quelques centimètres à présent en face du bel Ecossais. Tandis qu‘elle posait ses mains en arrière pour prendre appui, elle rejeta ses cheveux en arrière et avec cette touche de naïveté qu‘elle savait si bien feindre elle pencha la tête sur le côté et dit « Même si ce n‘est pas l‘envie qui m‘en manque, je ne pense pas que cela puisse arriver. Vous semblez trop à cheval sur le règlement. » Elle le défia du regard puis se redressa pour se retrouver de nouveau à quelques centimètres de son visage, à tel point qu‘elle sentait de nouveau son souffle chaud sur son visage « Mais peut-être que je me trompe. Qui sait ? »
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MessageSujet: Re: on the roofs with you, Eldan   Dim 19 Sep - 1:16


N&E.

Les dernières paroles d’Eldan oseraient-elles sonner comme des avances ? Le directeur oserait-il braver les interdits bien trop connus des mœurs et énoncer la possibilité de voir en Noralie une de ses prochaines victimes. Car le fait était là. Eldan avait le goût de l’imprévisibilité et du risque. A l’image de Daliksès, il pouvait s’attaquer à n’importe quelle proie du moment que celle-ci était appétissante. Si on regardait cette élève avec cette moue tantôt langoureuse tantôt prédatrice, n’y verrait-on pas l’aube d’une féminité époustouflante ? La vingtaine d’années, la fleur de l’âge. Elle n’était ni adolescente, ni totalement femme. Elle était de ces hybrides attractifs et uniques qu’on meurt d’envie d’approcher et de l’étudier sous toute couture. Noralie intriguait le directeur. L’énergie qu’elle mettait dans la cause de ses compagnons, la séduction qu’elle affichait à chaque fois qu’elle tournait autour d’un être qu’il soit masculin ou féminin. Aucun homme ne pouvait rester résistant face à ses longs cheveux bruns qui laissaient penser à une douceur enivrante tout autant qu’à sa silhouette qui en aguicherait plus d’un. Pour Eldan c’était d’autant plus intéressant qu’il lui était interdit de la considérer autrement qu’une élève à protéger. Qu’y avait-il derrière cet ambition flamboyante et la cause apparente qu’elle défendait ?

Alors qu’il s’était approché d’elle, comme un prédateur qui surveillait son prochain repas, elle avait réduit les quelques mètres qui les séparait. En d’autres occasions, certains seraient gênés ou bien même euphoriques d’une proximité aussi évidente. Et pourtant, l’expression d’Eldan restait tout à fait sérieuse qu’elle était maitrisée. Il avait cette chance de pouvoir dissimuler toute émotion qui lui serait nuisible. Peu de personnes pouvaient lire dans les yeux bleus océans du Gardien. Elle s’avançait mais il ne bougeait pas d’un cil, comme désireux de voir jusqu’où elle pourrait aller. Bien entendu, elle s’arrêta à quelques centimètres à peine de lui. L’attitude et la pose qu’elle adopta manquèrent de réveille en lui, tous les instincts primaires qui caractérisaient les hommes et parfois les animaux. Il la défiait du regard, attendant ce qu’elle en dirait. Trop à cheval sur le règlement ? Certes. Eldan prenait un malin plaisir à faire respecter des règles qu’il ne respectait pas en tant qu’élève il fut un temps. Il se délectait d’adopter l’attitude du directeur consciencieux et serviable alors que ses pensées étaient innommables et totalement déplacées. Ici et là, il laissait deviner de sa véritable identité : son penchant pour la domination de la tour Feu n’était qu’un exemple parmi d’autres. Il en fallait peu à Eldan pour basculer du côté qui lui serait bénéfique mais qui détruirait les jeunes qu’il avait en charge. Seule la solidarité envers la tour qui avait égayé sa vie le retenait. Et il fallait dire que Noralie ne l’aidait pas.

Après la moue innocente, son opposé se révéla. Noralie se redressa jusqu’à sentir le souffle du jeune homme s’échouer sur son visage. Il ne retenait pas pour autant sa respiration, manquant même de lui souffler dessus. Cette proximité dangereuse lui plaisait, il n’allait pas la rejeter. Du moins pas par tourment. Noralie remit alors en question tout son propre jugement. A l’intérieur de lui, Daliksès se déchainait. Montre lui qui est le félin ici. Laisse-moi venir et me frotter à elle comme le petit chat pour lequel elle te prend. Elle ne nous aura pas. Pas comme ça. Le cœur d’Eldan battait la chamade au fil des paroles de son totem. Si toutefois, il n’avait pas le contrôle sur ses transformations, la jeune élève se serait vite retrouvée en face d’une mâchoire imposante de cougar. Dans un souffle à peine perceptible, Eldan lui répondit alors : « Les règles sont faites pour être enfreintes. Mais vaut-il vraiment le coup de franchir les limites ? » Tandis qu’il parlait, son visage s’était encore avancé jusqu’à ce que leurs nez se frôlent légèrement. Son regard bleu planté dans le sien, il baissa lentement la tête d’un côté avant d’esquisser un sourire aussi ravageur que mesquin. « Qu’est-ce que j’y gagnerai ? » Puis sans crier gare, il se retourna vivement pour redescendre à sa place initiale tout en restant assis pour cette fois-ci. Eldan s’engageait là dans un terrain fort glissant et presque miné. L’excitation du jeu avait envahi son esprit si bien que toute trace de conscience s’était évaporée. S’il n’était pas en compagnie d’une élève qui manquerait de lui couter sa place de directeur, il aurait foncé chez sa sœur pour qu’elle lui mette une claque en dépit des supplications de Daliksès qui n’appréciait guère Maëlane. Trop sage pour toi Eldan. Elle se retrouve à piquer les fesses de petits garçons pour gagner sa vie. Tais-toi, elle est la plus belle femme sur Terre. Après Noralie hein ? Retourne-toi donc. Le cougar avait toujours été le côté démoniaque d’Eldan. Bien que personne n’entendait leurs dialogues spirituels, il l’engageait toujours dans des pétrins desquels il sortait avec plus ou moins de succès. Comme maintenant.

Sans se retourner pour autant, une idée plutôt machiavélique lui traversa l’esprit. Il laissa sa main glisser en arrière jusqu’à ce que celle-ci saisisse avec douceur la cheville de Noralie. L’épargnant de toute explication qui n’aurait fait que l’effrayer, il tira soudainement pour que celle-ci glisse lentement sur le toit frais pour arriver à sa hauteur. Il allait lui guérir cette phobie du vertige, quitte à lui faire un bon coup de frayeur pendant un instant. Avant qu’elle ne finisse par continuer sa course droit dans le vide, son autre main glissa alors à sa taille pour la ramener près de lui, à côté. Tournant son visage juste pour l’apercevoir, il se contenta de dire, d’un air innocent : « La vue n’est-elle mieux vue d’ici ? » Qu’elle le frappe, qu’elle lui crie dessus. Il en redemanderait.
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MessageSujet: Re: on the roofs with you, Eldan   Dim 19 Sep - 3:40

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Être Gardien cela signifiait contrôler un des quatre éléments fondamental, maîtriser la magie, avoir la possibilité de se métamorphoser mais cela signifiait aussi partager son corps avec une moitié animale et ressentir des émotions comme jamais vous ne pourriez les ressentir. C’était détester pour deux, aimer pour deux, désirer pour deux, vivre pour deux. Toujours vite, toujours plus fort. Si les deux parties se trouvaient en désaccord sur un point, il y avait forcément une partie de vous qui n’était jamais satisfaite c’était pourquoi vous deviez toujours dépasser les limites pour combler cette frustration. En revanche, si votre Totem allait dans votre sens, alors vous connaissiez des sensations inimaginables. En ce qui concernait Noralie, en règle générale c’était elle qui lançait les idées et son Totem se faisait une joie de l’encourager dans cette direction, surtout si cela impliquait des affrontements physiques ou des infractions au règlement. Contrairement à la plus part des autres Totems qui complètent leur Gardien, Noralie et Sakâlis étaient toujours sur la même longueur d’onde. Ils étaient les mêmes, à la différence prêt que le chacal était légèrement plus impatient que la jeune femme et qu’il ne mâchait jamais ses mots, contrairement à N. qui savait envelopper les choses pour obtenir ce qu’elle souhaitait.

Et ce soir n’échappait pas à la règle. En plus de contrôler son propre désir, elle se devait de tempérer celui de Sakâlis qui menaçait à tout moment de se déverser en elle et la jeune femme n’était plus sûre de pouvoir répondre de ses gestes et elle avait beau être mi-bête, mi-humaine, elle restait tout de même une femme qui savait résister à l’appel primitif du sexe. Alors que tout son être se tendait à chacune de ses expirations, elle ne lâchait le regard de l’homme pour rien au monde. D’une part parce qu’elle était bien trop fière pour cela et d’une autre part parce qu’elle adorait ce regard si profond où elle ne pouvait rien lire à part peut-être une lueur de malice. « Les règles sont faites pour être enfreintes. Mais vaut-il vraiment le coup de franchir les limites ? » La distance entre leurs deux visages s‘amenuisait de plus en plus, elle pouvait dès à présent sentir sa peau contre la sienne, son nez caresser dans un geste presque tendre le sien. Il lui suffisait d‘un mouvement du menton pour toucher ses lèvres et d‘un simple mouvement de bras pour l‘attirer tout contre elle. « Qu’est-ce que j’y gagnerai ? »

La gloire, le pouvoir, la puissance ou elle tout simplement. Tant de choses qu‘elle s‘apprêtait à lui offrir dans un murmure mais sans crier garde, le directeur s‘était détournée d‘elle, brisant la bulle d‘intimité qu‘ils venaient tout juste de se créer. A présent, il était assis non loin d‘elle, lui tournant complètement le dos. Alors qu‘elle fulminait intérieurement, ses doigts s‘agrippèrent aux tuiles juste à côté d‘elle et si elle n‘avait pas eu autant de contrôle, elle aurait sûrement piqué une colère comme une enfant trop gâtée à qui on venait de lui retirer son jouet préféré alors qu‘on venait tout juste de le lui offrir. « Il te mène par le bout du nez bébé. Telle est prise qui croyait prendre. » « Retourne te coucher sale clebs. C‘est moi qui impose les règles ici. » Et dans un grognement, l‘animal obéit. Quel choix avait-il d‘autre de toute façon ? Alors qu‘elle se calmait intérieurement, Noralie reprit son plus beau sourire et avisa la distance qui les séparait de nouveau. Il se trouvait tellement proche du bord qu‘elle eu de nouveau une vague de vertige. Tant pis, elle se contentera de le tenter à distance, après tout elle n‘avait pas besoin de le coller pour y arriver. Alors qu‘elle s‘apprêtait à lui dévoiler la liste de tout ce qu‘il aurait droit si il acceptait de basculer du côté des Flamboyants, elle sentit quelque chose s‘entourer autour de sa cheville et avant de comprendre quoi que ce soit, elle se retrouvait à glisser sur les tuiles humides, directement dans le vide.

Son cœur se mit à battre la chamade tandis que ses muscles se raidirent, incapable d‘esquisser le moindre mouvement pour se retenir. Elle se voyait déjà couchée dans l‘herbe en bas, ses bras et sa tête tournés dans des angles improbables. Puis avant d‘atteindre le bord, elle sentit une poigne entourée sa taille pour l‘empêcher de glisser. Elle se rattrapa à cette poigne comme à une bouée de sauvage, quitte à y mettre les ongles. « La vue n’est-elle mieux vue d’ici ? » Ouais, on avait la même vue juste un peu plus haut. Moins loin du bord quoi. Mais toute opportunité de rapprochement est bonne à prendre, c‘est pourquoi, elle fit glisser la main du jeune homme jusque sur son ventre tout en entrelaçant ses doigts dans les siens pour se sentir pleinement en sécurité tandis que son autre main libre se cramponnait à sa cuisse. Avec un sourire qui se voulait plutôt décontracté elle réussit à articuler « Alors c‘est ainsi que vous les séduisez ? Soit elle tombe sous votre charme, soit vous les poussez dans le vide ? » Un léger rire, nerveux sans doute, vient agrémenter sa phrase alors qu‘elle pensait qu‘il pourrait très bien imaginer le deuxième scénario pour elle.
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MessageSujet: Re: on the roofs with you, Eldan   Dim 19 Sep - 14:58


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Lui faire peur n’avait pas été l’intention première d’Eldan. Tel un éternel enfant, il ressentait toujours le besoin de s’amuser et de profiter des quelques rares moments aussi appréciables que celui-ci. Au fur et à mesure que les années s’égrainaient, il avait de plus en plus besoin de jouer avec les autres, de se montrer tantôt responsable tantôt immature. Il se revoyait encore tomber du toit de sa grande demeure, échouant dans la boue. La découverte et la fusion avec son totem avaient été des étapes importantes dans sa vie mais elles signifiaient également qu’il était quelqu’un d’autre : l’adolescent n’existait plus. Parfois il aimerait pouvoir se comporter comme un enfant d’une dizaine d’années à peine mais voila qu’il approchait déjà de la trentaine. Le temps passait trop vite. Sa situation était stable, son totem et lui ne formaient plus qu’une unique personne qu’il devenait difficile d’affronter. Que lui manquait-il ? Pas grand-chose. Quand on était Gardien, on n’exprimait pas l’envie de fonder une famille et de se poser comme les autres Profanes le feraient. Plus il vieillissait, plus Eldan avait l’impression de passer à côté de tant de choses qu’il explorait toutes les possibilités que son statut de Gardien lui offrait. Une immaturité certaine que ses élèves ne tarderaient pas à connaitre sitôt que Bewitching serait terminé pour eux. Le sablier continuait sa course, qu’ils profitent au maximum de leur innocence.

Noralie ne parut pas si effrayée que ça de sa glissade impromptue le long des tuiles de la tour Terre. Au contraire, elle en profita puisqu’elle s’accrocha fermement à lui, une main sur sa cuisse prête à le broyer au cas où Eldan déciderait d’une nouvelle farce dangereuse. Le jeune directeur n’exprima aucun rejet et referma ses doigts sur les siens. A vrai dire, la plaisanterie était terminée aussi vite qu’elle était survenue. Tout le monde avait des faiblesses plus ou moins remarquables, plus ou moins paralysantes et il n’était jamais bon de s’en amuser trop longtemps : cela pourrait réveiller chez Noralie des désirs de vengeance et il ne tenait nullement à avoir une Flamboyante sur le dos, aussi attirante soit-elle. Si c’était lui qui avait provoqué sa venue jusqu’à lui, elle pouvait être certaine qu’il ne la laisserait pas aller plus loin. Non seulement, il voulait garder près de lui cette odeur à la fois lourde et chaleureuse typique de sa tour mais il avait comme cet instinct protecteur envers elle comme n’importe lequel de ses élèves. S’il avait choisi le poste de directeur c’était pour combler ce besoin de préserver les Gardiens et leurs totems qui ne seraient que des âmes en peine sans eux. Comme les animaux en voie de disparition, ils se faisaient de plus en plus rares et les Profanes ne devaient jamais prendre le dessus. Quitte à laisser aux Flamboyants le loisir de décider qui domine ici.

Noralie émit alors une réflexion qui ne manqua pas de la faire glousser elle-même. Dans son toc perpétuel, il passa sa main libre sur son crâne rasé avant de répondre, sur un ton presque énigmatique : « Il vaudrait mieux parfois se jeter dans le vide plutôt que de tomber sous mon charme. » Ce n’était pas totalement faux. Eldan était de ces oiseaux volages qui aiment picorer dans toutes les mangeoires, qui s’en satisfont mais qui jamais ne demeurent à la même. Si une de ses conquêtes viendraient à lui réclamer fidélité et mariage, il s’enfuirait aussi vite que l’éclair. Eldan n’avait jamais vraiment cru à cette histoire d’absolu. Ca ne lui était jamais arrivé, il avait vu si peu d’absolus en 12 années de Gardien qu’il croyait plutôt à un amour fou plutôt qu’à une réelle destinée. T’as raison, ça ferait fuir les demoiselles une espèce de marque dégueulasse sur ta jolie nuque. Daliksès, promet-moi de ne jamais trouver ton absolue. Alors nous ferons toujours une paire unie. Chaque femme –et rarement chaque homme- possédait leur propre charme, leurs propres atouts. Pourquoi se contenter des mêmes pour la vie ? C’était un discours bien pitoyable pour un homme d’une trentaine d’années mais il s’en confortait jusqu’alors. Reportant son attention azurée sur la jeune femme qu’il avait presque dans ses bras, un fin sourire satisfait se dessina sur son visage. En plus de posséder son propre charme détonant, elle portait sur son front la grosse marque interdit qui ondulait de tentation. Prenant une expression tout aussi innocente qu’elle sonnait coupable, il demanda alors d’une voix désinvolte : « Que choisiriez-vous le vertige d’une hauteur insurmontable ou le vertige d’un charme corrompu ? » Son visage s’approcha du sien alors que ses lèvres frôlèrent l’ombre d’un instant la fine mâchoire de Noralie. Il n’en fit pas plus et déserra doucement leur étreinte pour s’approcher un peu plus du bord. A présent, ses jambes balançaient dans le vide et Eldan se sentait toujours aussi bien. C’était dur pour une phobique du vertige d’être en compagnie d’un félin qui supportait parfaitement la hauteur. S’agrippant au bord du toit délimité par une sorte de gouttière vulgaire, il ajouta, un sourire malicieux aux lèvres : « Parfois les deux ensemble sont d’un plaisir sans borne. » La courbe du félin avant l’attaque précipitée, tu es digne de moi Eldan.
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MessageSujet: Re: on the roofs with you, Eldan   Lun 20 Sep - 0:28

Noralie & Eldan

Il est grand temps de rallumer les étoiles.


La fidélité n‘avait jamais été le truc de Noralie. Que ce soit en amitié ou en amour, il était assez rare qu‘elle s‘attache à quelqu‘un au point de ne plus jamais le quitter. Elle considérait les gens comme des objets qu‘elle pouvait manipuler puis jeter une fois qu’elle n’en avait plus besoin. Bien sûr il y a toujours des personnes qui échappent à cette règle et pour n’en citer que quelques uns il y a Noam ou encore Ethen. Des personnes qui posent leurs empreintes au fer rouge au plus profond de vous et qui, malgré toutes les épreuves de la vie, vous serons à tout jamais fidèle. Mais cela se passait si peu de fois que la jeune femme avait parfois bien du mal à définir le mot même de fidélité. Et pourtant, vous me direz, la belle Russe n’était-elle pas fidèle à la cause des feus ? N’y avait-elle pas plongé corps et âme, la tête la première ? Tout cela est différent. Noralie croyait profondément à la suprématie des Flamboyants, elle avait foi en ces croyances et il n’y avait là aucune trace de fidélité dans ses actes, elle ne suivait que ce que son instinct et celui de Sakâlis par la même occasion, lui dictait.

« Il vaudrait mieux parfois se jeter dans le vide plutôt que de tomber sous mon charme. » Alors que son regard n‘avait pas quitté le bord du toit qui lui semblait si proche et si menaçant, sa remarque lui fit quitter le vide des yeux pour les poser sur le visage sur jeune homme à ses côtés. Il avait cet air, presque nostalgique de sa vie d’avant. Il dégageait tant d’émotions à la fois que Noralie n’en captait que si peu et elle était presque sûre qu’elle se trompait à chaque fois. C’était l’impulsivité de l’enfant, la maturité du Gardien, la nostalgie de l’adolescent regroupés dans un seul corps, des émotions qui se battaient pour faire surface mais qui ne passait presque pas sur son visage. Si elle avait été un peu moins alcoolisée, Noralie aurait sût faire preuve d’autant de self-control, mais pour l’instant elle le laissait lire en elle comme un livre ouvert. Mais bon, ce n’était pas comme si ses intentions n’avaient pas été claires depuis le début.

« Que choisiriez-vous le vertige d’une hauteur insurmontable ou le vertige d’un charme corrompu ? » La jeune femme soupira. Parler de vertige à quelqu‘un qui ne supporte pas voir ses pieds quitter le sol était d‘un mauvais goût mais il fallait se dire que tout n‘était que sous-entendu. Puis soudainement, sans comprendre ce qui lui arrivait, il vit le visage du directeur se rapprocher du sien et elle eut juste le temps de sentir ses lèvres effleurer son visage qu’il repartait de nouveau loin d’elle, la laissant pantelante et le cœur au bord des lèvre. Finalement, Sakâlis avait sûrement raison. Il menait la danse et elle n’était que sa marionnette au bout de ses doigts. Et elle était partagée par deux sensations totalement opposables, entre la fascination et la frustration d’être ainsi prise à son propre jeu. Cependant elle ne se laissait pas faire pour autant, gardant sa répartie. « Le seul vertige que j‘apprécie est celui du pouvoir et en ce qui concerne le charme corrompu, j‘en connais assez pour dire qu‘il surpasse presque celui de la puissance. » Oui après tout elle n‘allait pas dire que c‘était horriblement mal de succomber alors que son but premier était justement de le faire plier.

« Parfois les deux ensemble sont d’un plaisir sans borne. » Un léger sourire se dessina sur le visage de porcelaine de la belle alors qu‘elle fixait l‘homme, les jambes pendantes dans le vide. Un long frisson la parcourra et elle savait qu‘il faisait cela pour la tester. Voir jusqu‘où elle serait prête à aller pour lui montrer ses idées. Elle prit une grande inspiration et ferma les yeux. Lentement, tout doucement, elle se laissa alors glisser jusqu’au bord, se retrouvant de nouveau à côté de l‘Ecossais. Quand elle sentit le bord au bout de son pied nu, elle s‘arrêta et ouvrit un œil après l‘autre et son cœur s‘emballa de nouveau. « Héhé, c‘est ça quand on veut jouer avec un chat qui aime la hauteur. » « Merci Sakâ, c‘est exactement ce qu‘il me fallait pour me rassurer. » Alors qu‘elle ramenait ses jambes contre sa poitrine et les enserrait de ses bras, elle tenta de laisser passer son pied au-dessus du vide. Absorbée par cette activité, elle réussit à passer la moitié de son pied avant de dire « Et si je choisissais la chute, seriez-vous là pour me rattraper ? Et comme pour appuyer ses dires, elle passa son pied par-dessus le bord et déchaussa l‘unique ballerine qui lui restait pour qu‘elle finisse exactement comme la première de tout à l‘heure.
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MessageSujet: Re: on the roofs with you, Eldan   Lun 20 Sep - 14:52


N&E.

Chacun des gestes, chacun des mots d’Eldan étaient profondément calculés. Noralie devait se douter que chacune de ses paroles qui lui étaient adressées ne pourraient pas être comprises de la même façon par un autre élève lambda. Tel le digne représentant de la tour Terre, il était capable de faire preuve d’une impulsivité étonnante mais quand il décidait alors de provoquer, il devenait le pire des manipulateurs. Au fil du temps, Eldan avait appris à déchiffrer chaque attitude des autres, chacune de leurs paroles. Ce ne fut que plus facile de trouver à les convaincre par la suite. Les Terrestres étaient connus pour leur imagination et si de nouvelles idées, de nouvelles envies fleurissaient toutes les minutes dans l’esprit de l’homme, sa force de persuasion lui permettait bien souvent d’obtenir ce qu’il voulait. Parfois, il lui paraissait distinguer cette nouvelle faculté parmi les élèves qu’il avait en charge. Car si leur spontanéité et leur imprévisibilité naturelles étaient de gros atouts, ils devraient également apprendre de leur rivaux Flamboyants et de la comédie dont ils jouaient bien souvent. Sinon jamais ils n’y arriveraient dans la vie c’était certains. Eldan n’était pas qu’un surveillant pour eux mais un véritable pédagogue qui souhaitait leur enseigner les choses les plus importantes de la vie afin que leurs capacités enseignées soient utilisées au maximum. Ils ne devaient pas faire les mêmes erreurs que lui, ils devaient mieux apprendre ce que lui avait du comprendre tout seul.


La réponse de Noralie le contenta pleinement. Il appréciait cette soif de pouvoir qu’elle ne cachait jamais. C’était rare en ces lieux de voir de réelles Gardiennes qui s’assumaient. Bon nombre d’entre elles étaient encore mal dans leur peau, leur totem étant certainement en grande partie responsable. Parfois il avait l’impression que Noralie était en dernière année, qu’elle était presque aussi mature que lui. Mais il avait conscience que tout ça n’était qu’illusion : une belle illusion pour le duper. Car quel intérêt trouverait-elle en sa compagnie si ce n’est celui de le rallier à sa cause ? Eldan savait qu’il était sur la liste des gens à ramener : non seulement parce qu’il était utile de part sa position mais également parce qu’il démontrait une faiblesse à tout ce qui touchait à son ambition. Il était la proie dans l’histoire même si à ce moment précis, de la surprise et une totale docilité se révélaient parfois dans les yeux noisettes de Noralie. Nul doute qu’elle le surprendrait encore, il n’attendait que ça. D’être admiratif d’une fille de 7 ans sa cadette, être étonné par une gamine. Elle ne nous impressionnera pas ce soir. Ne vois-tu pas la fascination au fond de son regard vitreux ? Ne la laisse pas croire à un mirage, montre-lui qui est le dominant ici. Mon cher cougar, tu n’as jamais connu la diplomatie. Lui laisser l’illusion que ce soit elle la maitresse du jeu est ma foi divertissant. Mais tu n’es pas encore assez apprivoisé pour ça… Le jour où elle aura le dessus, je t’entendrai fulminer d’ici. Daliksès n’avait pas totalement tort. Il ne supporterait pas l’idée de perdre face à elle.

Alors qu’il ne l’avait presque plus dans son champ de vision, le vide occupant tout son regard, il l’entendit glisser jusqu’à ses côtés. Si elle prenait la peine de se retourner, elle se rendrait peut-être compte de la distance qu’elle avait parcouru pour s’approcher si près du bord. Eldan n’avait pas l’intention de lui guérir sa phobie, il n’était pas encore magicien. Mais elle se sentait plus forte à ses côtés, elle avait besoin de sa présence pour oser affronter ses peurs. Le directeur voulait qu’elle le sente indispensable auprès d’elle, alors ce serait du tout cuit. Tandis qu’elle dévoilait son second pied, laissant la deuxième ballerine rejoindre la première des mètres plus bas, elle l’interrogea alors. Il haussa les sourcils visiblement surpris avant de dire : « Je doute que la mort d’une élève face grande impression sur mon CV, Miss Forbes. » Ce ton désinvolte laissait penser qu’il se moquait qu’il s’agisse d’elle ou de quelqu’un d’autre. Jamais il ne laisserait quelqu’un chuter, sauf s’il désirait sa mort depuis déjà longtemps. Pourtant, Eldan se redressa alors pour venir s’assoir derrière Noralie, les jambes repliées. Derrière elle, il avait tout le loisir de la retenir tout autant que de la pousser littéralement dans le vide. Mais fort heureusement pour elle, aucune envie meurtrière n’habitait Daliksès. La vue de ses cheveux d’ébène avec quelques reflets roux à la lueur de la lune manqua de le distraire l’ombre d’un instant. S’il y avait bien une chose chez une femme qui pouvait faire craquer Eldan était la façon avec laquelle elle jouait avec ses cheveux. Grosse faiblesse tout aussi inutile qu’incongrue mais qu’importe. Il glissa alors sa main dans les quelques mèches qui se faufilaient devant le visage de Noralie puis il les dégagea derrière sa nuque, en ne manquant pas de laisser filer le bout de ses doigts sur sa peau. Eldan était féru de ces gestes qui pouvaient être interprétés autant de façon anodine que telle une pure provocation. Le doute planait souvent dans la tête de ses élèves : normalement un directeur ne séduisait pas. Le regard rivé sur l’horizon puis il poursuivit, sur un ton moqueur : « De plus, ma Terre n’aurait que faire d’une élève comme vous. Autant ne pas gâcher un tel potentiel. » Intérieurement, sa conscience de pédagogue lui hurlait d’arrêter ce jeu malsain auquel il prenait un malin plaisir malgré lui. Ce n’était pas son rôle de semer la confusion, ce n’était pas son rôle de charmer comme il était en train de le faire. Peut-être était-ce un moyen de se défendre d’elle ? Une ombre de lucidité lui traversant l’esprit, il se tut soudainement. La nuit l’enivrait. Non elle ne t’enivre pas Eldan, elle te révèle. Tu es comme ça. Nous sommes aussi malsains l’un que l’autre, il faut que tu l’acceptes.
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MessageSujet: Re: on the roofs with you, Eldan   Mar 21 Sep - 1:22

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« Je doute que la mort d’une élève face grande impression sur mon CV, Miss Forbes. » La phrase, bien qu‘anodine eut le don de froisser l‘égo de la jeune femme. Ainsi donc il ne la considérait que juste comme une simple élève. Une parmi tant d‘autre. Ce fut alors le choc qui lui remis les pieds sur Terre. Depuis le début il jouait avec elle, alors qu‘elle était censée mener la barre et le faire tomber dans ses filets et non le contraire. Dans son fond intérieur Sakâlis attisait sa nouvelle frustration. « Je ne voudrais pas enfoncer le clou mais je te l‘avais dit. » « Non ce n‘est absolument pas ton genre de remuer le couteau dans la plaie quand tu peux. » « Je pense que cette soirée est a marquée d‘une pierre blanche comme la soirée où la grande Noralie s‘est fait avoir comme une bleue. » et son rire résonna aux fond de ses tripes, ce qui ne fit qu‘attiser encore plus sa colère. Heureusement que le directeur venait de se placer derrière elle sinon il aurait pût voir apparaître sur le visage de porcelaine de la jeune femme, une bouche pincée et des sourcils froncés, généralement de très mauvais signes quand ils apparaissaient sur le visage de la brunette.

Alors qu‘elle commençait à ruminer sa stupidité, le contact des doigts du jeune homme dans son cou la fit frissonner et elle s‘empressa de reprendre une expression neutre. A trop jouer avec le feu, on finit par s‘y brûler, c‘était la leçon que la jeune femme s‘était mise en tête de lui faire apprendre à partir de ce soir et pourtant à chaque fois qu‘il la touchait, ou ne serait-ce que l‘effleurer, elle perdrait tout ces repères. Elle n‘aimait pas se sentir ainsi, il n‘était qu‘un homme parmi tant d‘autre. Pourquoi lui faisait-il autant d‘effets ? Sûrement le fait de voir une relation interdite aboutir et avoir un allié des plus influents dans le camp des Flamboyants. Cette vision devait être la seule source de frisson qu‘il déclenchait dans son corps. Il ne pouvait en être autrement. « De plus, ma Terre n’aurait que faire d’une élève comme vous. Autant ne pas gâcher un tel potentiel. » Un demi-sourire apparut sur le visage de la belle et elle se passa une main dans les cheveux, les ramenant par la même occasion sur sa poitrine, dégageant sa nuque et l’offrant à la vue du jeune homme placé derrière lui. « Vous n’auriez sûrement pas dit ça si vous m’aviez rencontré avant. » Jamais elle n’évoquait sa vie de profane. Pas qu’elle en est honte, au contraire, tout ce qu’elle avait vécue dans son enfance faisait d’elle la femme qu’elle était aujourd’hui mais cela froissait son égo quand elle se souvenait qu’au début elle n’avait été qu’une humaine lambda jusqu’au jour de ses quinze ans.

Se reculant prudemment du bord, elle finit par se heurter au torse de l‘Ecossais qui lui offrait un dossier parfait. Alors que le silence commençait à prendre place entre eux, le regard de Noralie se posa sur une feuille de platane qui venait se s‘échouer près d‘eux et elle la saisit entre deux doigts, la faisait tourner sur elle-même entre son index et son pouce. « Je peux vous dire un secret monsieur Gale ? »« J‘ai toujours été jalouses des élèves de la Terre. Nous, les feus, ne sommes capables que de détruire et de semer la mort alors que vous… » Et comme pour appuyer ses dires une fois encore, elle fit brûler la feuille qu‘elle tenait entre ses doigts et lentement la plante se consuma, ne laissant plus que des nervures dénuées de vert. Elle finit par jeter le cadavre de la feuille au vent et soupira. Elle se retourna alors vers le directeur et planta son regard dans le sien. Elle se retrouvait a genoux devant lui et lentement sa main vient toucher le visage du jeune homme, dessinant du bout de ses doigts sa mâchoire , glissant jusqu‘à sa bouche. « Alors que vous, vous pouvez faire naître la vie n‘importe où. Je suis si jalouse. » Et elle resta là, les doigts pendu à ses lèvres, fixant les yeux azurés qui l‘hypnotisaient presque sous le clair de lune.
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MessageSujet: Re: on the roofs with you, Eldan   Mar 21 Sep - 17:22


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Daliksès ne s’endormait jamais. Il était toujours tapi dans son esprit, toujours en veille à la recherche de la moindre faille pour s’y faufiler. A ses 15 ans, lorsqu’il avait commencé à se manifester auprès d’Eldan adolescent, ce dernier était devenu plus renfermé, plus sombre. La période la plus difficile de sa vie avait été influencée par cet animal qui avait pris possession de ses envies et de ses pensées sans qu’il ne puisse y remédier. Si toutefois il n’était pas devenu semblable aux autres, s’il n’était pas devenu un Gardien de l’élément Terre, peut-être alors aurait-il grandi auprès de ses proches et peut-être travaillerait-il derrière un bureau à l’heure actuelle, éreinté par les cris d’un bébé qui ne cessaient jamais quand il passait la porte de sa maison. Le cougar était devenu le côté démoniaque d’Eldan : toutes les idées mesquines lui étaient chuchotées par son totem, tous les actes qui manquaient de le faire renvoyer de sa chère école étaient soumis par son totem. Il n’avait jamais essayé de remettre en cause Daliksès tout simplement parce qu’il faisait partie de son être. Daliksès, c’était lui. Jamais il ne rejetterait ses fautes sur lui. Pouvait-on réellement renier ce qui était inévitable ? Le directeur avait beau tenter de lutter contre les idées noires qui grignotaient lentement sa conscience, jamais il n’y parviendrait. On ne luttait pas contre soi-même.

Tandis qu’il était demeuré immobile, derrière Noralie, celle-ci réagit à ces dernières paroles. D’un geste lent, elle dégagea sa nuque de quelques mèches qu’elle ramena devant ses épaules. Cette vue manqua de faire défaillir Eldan. Le cœur au bord des lèvres, ses mains se refermèrent avec force sur les tuiles du toit. Prenant une profonde inspiration, il baissa les yeux à la recherche d’une distraction qui le calmerait de toute ardeur fortuite. Sa réponse intrigua le jeune homme qui n’ajouta pourtant rien. Comme tous ses élèves, il ignorait son passé à elle. Bien souvent, l’arrivée d’un totem dans la vie d’un futur Gardien provoquait des changements considérables dans leur quotidien, qu’ils soient bénéfiques ou destructeurs. Il préférait ne pas imaginer à quoi ressemblaient les occupants de Bewitching avant leur Initiation. De toute évidence, il n’apprécierait pas qu’ils découvrent que l’Eldan sûr de lui et arrogant était une petite teigne qui préférait sécher les cours et finir crasseux dans les bois plutôt que de suivre le destin que ses parents fortunés lui avaient prévu. Noralie avait peut-être été une fille sans problème et discrète comme une souris mais l’idée de la savoir aussi sulfureuse qu’elle était en ce moment même était bien plus plaisante. Cesse de tourner autour du pot, Eldan. Nous mourrons d’envie tous les deux de les rejoindre. Pourquoi n’accepterais-tu pas ? Tu ne trahis pas notre élément, tu ne le rends que plus fort. Laisse-la t’engager, on ne pourrait rêver mieux comme marraine. Marraine ? Allons Daliksès tu deviens pathétique. Depuis quand es-tu aussi influençable ? C’est à toi qu’elle a tourné la tête il semblerait.

Noralie se recula enfin du bord jusqu’à heurter son buste. Bien qu’il haussa les sourcils, elle ne semblait pas être plus gênée que ça de se servir de lui comme d’un dossier de chaise. Regardant par-dessus son épaule, il l’observa alors réduire une feuille de l’arbre en cendres. Malgré lui, la vue de cette verdure se noircir jusqu’à devenir poussière lui serra le cœur. N’avait-elle conscience qu’elle venait de s’attaquer aux choses qu’Eldan protégeait contre tout ? Était-ce une image de ce qu’elle était capable de lui faire subir à lui si toutefois il refusait de rejoindre les rangs ? Était-elle si audacieuse au point de croire qu’elle était capable de lui faire du mal ? Noralie révéla soudain sa jalousie pour la tour du directeur. Malgré lui, un sourire satisfait et triomphant se dessinait sur ses lèvres comme victorieux de s’apercevoir que la domination Flamboyante ne leur apportait pas plus de crédibilité. Elle s’installait alors face à lui pour retracer les contours de son visage de ses doigts brûlants. Face à la fraicheur que sa peau émanait comme la rosée du matin, il retint avec difficulté un long frisson le long de son dos. Il ne la quittait pas du regard comme s’il attendait à découvrir une émotion importante pour la suite des évènements. Mais malgré les paroles révélatrices de Noralie, son visage demeurait étonnamment neutre. Son discours s’arrêta ses doigts sur ses lèvres. Avançant son visage vers elle pour rompre le contact, il glissa une main dans sa longue chevelure. « Le tout n’est pas de simplement créer la vie... » Il illustra ses paroles en faisant apparaitre dans les mèches de Noralie un bourgeon de fleur encore refermé qu’il fit glisser le long de ses cheveux pour lui présenter devant son visage. « La tâche la plus ardue reste de la préserver. » Alors qu’il exposait toujours le bourgeon à la vue de Noralie au creux de sa propre main, celui-ci éclot, s’ouvrit en une petite fleur blanche puis se fana à une vitesse inhabituelle. Eldan souffla lentement dessus pour la laisser s’envoler sous la petite brise puis il reporta son attention bleutée sur Noralie. Avec des gens capables de générer le feu auprès de lui, il devenait difficile pour les Terrestres de garder la nature aussi innocente qu’elle était. Prenant une expression animalière, presque menaçante, il se pencha vers elle jusqu’à ce que ses lèvres frôlent sa joue, traçant un chemin invisible jusqu’à son oreille. Il murmura alors sur un ton doux mais tranchant : « Alors tâchez de ne pas renouveler l’acte que vous venez de faire. » Il déposa ensuite un faible baiser sur sa mâchoire puis il se pencha en arrière, les mains derrière lui. Levant sa tête vers le ciel, il prit une profonde inspiration pour profiter de l’air frais de la nuit. Ne te cherche pas des excuses. Je te connais par cœur. Va coucher, Dalik’.
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MessageSujet: Re: on the roofs with you, Eldan   Mar 21 Sep - 22:02

Noralie & Eldan

Il est grand temps de rallumer les étoiles.


Le geste de Noralie n‘avait pas été irréfléchi et impulsif. Elle savait très bien ce qu‘elle faisait quand lentement la feuille se consumait entre ses deux doigts sous le regard du jeune homme. Détruire un végétal devant un Gardien apparenté à la Terre, c‘était comme l‘entailler à vif au plus profond de lui-même. Mais il en était pareil pour chacun des Gardiens, qu‘il soit de l‘air, de l‘eau ou du feu, si vous commenciez à vous en prendre à leur élément, autant commencer à courir. Prenez le plus fier des Feus, si vous balancez un seau d‘eau sur un feu de cheminée il risque bien de fondre en larmes juste avant de vous faire rôtir à point. Noralie était sûrement l’une des plus attachées à son élément, tellement qu’on pouvait encore voir les traces de brûlures sur ses bras dû à ses innombrables entraînement pour dompter le feu qui parcourait chaque fibres de son être. Aujourd’hui elle n’étais pas peut fière de dire à tout le monde qu’elle pouvait contrôler chaque flammèches sans ressentir la moindre douleur.

Alors qu’elle continuait de le fixer dans les yeux, il s’approcha d’elle, rompant le seul contact qui les liaient et glissa une main dans sa chevelure avant de dire « Le tout n’est pas de simplement créer la vie... » A présent complètement obnubilée par chacun de ses gestes, elle fut plus que surprise de voir sous ses yeux se développer un bourgeon, dans ses cheveux en plus. Alors qu’elle devenait comme une gamine a qui on vient de faire le plus beau tour de magie, les mots d’Eldan résonnèrent dans l’air « La tâche la plus ardue reste de la préserver. » Un sourire mutin s’accrocha à ses lèvres alors que ses épaules se haussèrent. Elle qui était du feu, il lui était presque impossible de garder une fleur en vie plus de quelques minutes en main. Le regard fixé sur le bourgeon, elle put le voir se développer pour donner une magnifique petite fleur blanche et aussi vite qu’elle était apparue, elle se fana et le directeur de la tour Ouest dispersa les restes dans le vent comme elle avait fait pour la feuille quelques minutes plus tôt. Un léger pincement au cœur surpris la jeune femme quand elle pensa à cette magnifique fleur qui venait tout juste de mourir ses yeux et elle commençait à comprendre ce que pouvait ressentir les Terres qui écrasaient sans le faire exprès une fleur sous leurs pieds.

« Alors tâchez de ne pas renouveler l’acte que vous venez de faire. » Un sourire malsain pris place sur le visage de porcelaine de la jeune femme. Elle savait qu’elle l’avait touché mais dans le fond la tristesse ou le malaise qu’il pouvait ressentir ne la comblait pas autant qu’elle l’aurait espéré. Tant pis, elle aurait au moins eu un bout de sa revanche ce soir et ça, personne ne pouvait lui retirer. Alors qu’un grand frisson traversa son dos lorsque ces lèvres frôlèrent sa mâchoire, elle se contint de ne pas soupirer d’aise. C’était affolant l’emprise qu’il pouvait avoir sur elle par moment. Tandis qu’il se penchait de nouveau en arrière, Noralie se rapprocha à son tour, triturant une mèche de ses cheveux comme une petite élève réprimée par son directeur et qui aurait eu honte de sa bêtise. « Sinon quoi monsieur le directeur ? Vous allez me punir ? » Et aux vues de son regard mesquin et son sourire en coin, il n‘était pas question de parler de lignes à copier…
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MessageSujet: Re: on the roofs with you, Eldan   Mer 22 Sep - 0:23


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Ses dernières paroles avaient sonné comme un avertissement. Depuis quelques années, Eldan adorait se jouer du rôle de directeur qu’on lui avait accordé. Non seulement fier de représenter la supériorité professorale mais également l’élément qui l’avait fait renaitre, il se complaisait à menacer la plupart des élèves. Bien souvent, ses réprimandes n’étaient pas réelles. Eldan se délectait chaque fois que le pouvoir était entre ses mains et nul n’avait doute ici qu’il en usait et en abusait. Il n’avait jamais été injuste envers quelqu’un rien que pour le plaisir de punir mais mieux valait-il être dans ses petits papiers car il était capable de faire vivre un enfer à un élève qu’il ne supportait pas et ce, en tout légalité. Quelques Flamboyants notamment un en particulier subissait déjà les foudres de Gale sans qu’il ne puisse s’y plaindre. C’était avec le regard arrogant et la démarche hautaine qu’il arpentait les couloirs de l’école. Nombreuses fois il avait esquissé un sourire ravageur à une jeune fille alors qu’elle était en compagnie de son petit ami qui virait au rouge tomate par simple plaisir malsain. Que pouvait-on faire contre cela ? L’intervention des éléments et des totems y était beaucoup dans cet affrontement perpétuel qu’il exposait aux yeux des Apprentis-Gardiens. Jamais tout ceci ne surviendrait ou demeurerait impuni dans une école plus normale dirons-nous. Peut-être était-ce pour toutes ces particularités qu’Eldan se sentait chez lui ici ? Qu’allait-il fait une fois qu’il serait trop vieux pour rester ici ? Il n’en savait malheureusement rien du tout.

Penché en arrière, il lui paraissait que la vue d’ensemble n’était que plus satisfaisante. Il échappait un peu à la chaleur flamboyante et ce n’était pas plus mal pour lui. Au fond de lui, Daliksès se déchainait en de suppositions les plus folles, en des suggestions tout aussi innommables qu’elle n’était pas autorisées pour un homme au poste qu’il occupait. Le cougar semblait avoir jeté son dévolu sur Noralie et s’il ignorait tout de son totem, il croyait alors pouvoir avoir le dessus sur cette jeune fille. Lui était bien tapi dans l’esprit d’Eldan, à l'ombre de toute accusation. Il ressentait chacune de ses émotions, chacune de ses pensées mais si jamais Eldan osait trop s’approcher de Noralie, ce serait lui-même qui en subirait les conséquences. Le totem pouvait avoir une influence considérable sur ses actes, seul l’homme en lui-même en récoltait les répercussions. La moue enfantine que l’élève venait d’arborer retourna les entrailles du jeune homme mais son visage restait étonnamment calme. Seuls ses yeux bleus océan semblaient pétiller d’une lueur indescriptible, oscillant entre hésitation et tentation. Visiblement, Noralie avait cédé la place à une facette d’elle qu’il ne connaissait qu’à travers les rumeurs et les rares entrevus qu’il avait surpris avec d’autres élèves de Bewitching. Elle n’était pas déplaisante mais il avait du mal à croire qu’elle osait le séduire avec une simple moue d’élève réprimandée. Il n’était pas si facile que ça. Ou pas.

Son sourire en coin ne put qu’agrandir celui d’Eldan. La laissant s’approcher de lui, il prit un air indigné avant de lui dire : « N’est-ce pas mon rôle de punir les mauvais élèves de la façon la pire qu’il soit ? » Il tendit sa main qui vint se nicher à la nuque de Noralie pour réduire la distance qui les séparait de nouveau. La différence de température entre les deux Gardiens augmentait légèrement le rythme cardiaque d’Eldan et de son totem, traduit par une respiration moins régulière qu’à l’accoutumée. Pourtant, il déposa alors un doux baiser sur son front comme le ferait un homme consciencieux et paternel à une enfant. Mais en véritable paradoxe qu’il était, sa main à sa nuque glissa lentement le long de son cou en une caresse aussi appuyée qu’elle fut éphémère. « Je devrais déjà vous punir pour être grimpée ici… à une heure où tout le monde dort paisiblement. » Il plongea son regard azuré dans le sien avant de dire sa voix presque réellement inquiète : « Vous auriez pu vous blesser. Seules les étoiles sont témoins de vos actes à cette heure-ci. » Il illustra ses paroles d’un regard malicieux. Il avait conscience que lui-même n’avait pas le droit d’être à cette heure-ci sur ce toit et surtout en compagnie d’une élève bien plus jeune que lui. Lui-même serait sanctionné pour les sous-entendus évidents qu’il faisait à Noralie bien qu’elle seule ne saurait les comprendre en cet instant. Bien qu’il réalisait les risques qu’il prenait, il ne pouvait s’empêcher de se comporter dangereusement. Elle était en face d’une véritable tête brûlée qui devait à chaque fois se contenir de toutes ses envies. Il mourrait d’envie de saisir sa taille avec fermeté et de l’allonger sur le toit : non pas pour se lancer dans des choses malsaines mais simplement pour lui faire comprendre qui était le dominant ici. Elle ne parviendrait jamais à l’ensorceler comme elle le faisait avec les autres personnes qu’elle ralliait à la cause de sa Tour. Il ne laisserait jamais quiconque se servir de lui-même s’il trouverait facilement son compte dans cette histoire : la reconnaissance et le pouvoir.
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MessageSujet: Re: on the roofs with you, Eldan   Mer 22 Sep - 20:48

Noralie & Eldan

Il est grand temps de rallumer les étoiles.


« N’est-ce pas mon rôle de punir les mauvais élèves de la façon la pire qu’il soit ? » Un fin sourire se dessina sur le visage de Noralie quand l‘idée d‘avoir autant d’autorité représenté en un seul homme lui effleura l‘esprit. N‘est-ce pas pour cela qu‘elle faisait son numéro de charme en ce moment même ? Par moments, elle perdait son objectif de vue et elle redevenait une petite marionnette entre ses mains. Comme en cet instant précis où il déposa sa main fraîche sur sa nuque brûlante. La différence de température entre leurs deux corps étaient impressionnantes mais elle n‘était pas surprenante pour autant. Il était normal qu‘un élève du feu possède une température plus élevée que la moyenne puisqu‘il abritait en lui l‘essence même de cet élément mais il était toujours étonnante de sentir la fraîcheur venant des autres. Alors qu‘elle fermait les yeux pour savourer cet instant, son cœur s‘emballa de nouveau et un long frisson lui parcourut le dos. Elle le sentait ce frisson, à chaque fois qu‘il posait la main sur elle. Jamais elle n‘avait ressentit ça pour aucune autre personne, qu‘il soit homme ou femme, à chaque fois qu‘elle s‘abandonnait dans les bras de quelqu‘un c‘était purement platonique, bien sûr qu‘elle y prenait du plaisir mais jamais comme ça. Mettant ça sur le fait de la relation interdite et de l‘enjeu que pouvait représenter cet acte, Sakâlis lui fit part d‘autre chose qui bizarrement lui avait échappé.

« N‘as-tu jamais pensé que tu pouvais ressentir autre chose pour lui ? » Intérieurement Noralie sembla perplexe. « Autre chose ? Autre chose que quoi ? Qu‘est-ce que tu racontes ? « Peut-être que tu ressens quelque chose de plus que pour les autres. » « Aurais-tu oublié que je me suis enfilé une bouteille il y a à peine quelques heures ? Mon cerveau ne s‘est pas encore totalement remis en marche. » « Tu es vraiment irrécupérable poupée. Je te dirais ça quand tu auras décuvé. » Et Noralie n‘insista pas. Malheureusement les deux protagonistes partageaient aussi ce terrible défaut que celui d‘être bornés comme des mules et S. avait décidé de pas lui en dire plus, alors il ne le ferait pas, qu‘importe les supplications et les caprices. Alors que la caresse, bien que brève, arracha un soupir d‘aise à la jeune femme, le baiser qu’il lui déposa sur le front lui donna le sentiment de n’être qu’une enfant à ses yeux et cela brisa légèrement la magie du moment. Cela ne l’empêcha de reprendre part à la conversation présente. « Je devrais déjà vous punir pour être grimpée ici… à une heure où tout le monde dort paisiblement. » Replanta ses yeux noisettes dans les azurs du jeune homme, un nouveau sourire en coin apparu sur le visage de porcelaine de la jeune femme. « Tout le monde excepté vous. Vous qui êtes censé représenter l‘autorité si je ne m‘abuse. »

Ils étaient dans le même panier. Si l‘un dénonçait l‘autre, il se dénonçait par la même occasion et la jeune Forbes était sûre que le beau directeur n‘allait pas se vanter d‘avoir passer une partie de la nuit, seul avec une élève sur les toits de l‘école. Et de son côté, elle n‘allait pas aller le crier dans tous les couloirs de crainte de se prendre une sévère punition et pas réellement celle-là qu‘elle espérait de la part du jeune homme de la Terre. « Vous auriez pu vous blesser. Seules les étoiles sont témoins de vos actes à cette heure-ci. » Cette réflexion lui arracha une mine boudeuse, pas réellement sincère et teintée de son éternel sourire en coin « Je ne suis plus une petite fille qu‘on se doit de protéger. » Elle se rapprocha toujours plus de lui, laissant traîner un de ses mains sur la cuisse de l‘Ecossais tandis que l‘autre remontait le long de son torse pour finir par se poser sur la joue froide de ce dernier. Alors que leurs visages n‘étaient plus qu‘à quelques centimètres elle murmura « Heureusement que vous étiez là pour me surveiller alors, il aurait pût m‘arriver bien des malheurs. Bien qu‘il puisse toujours m‘en arriver. »
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MessageSujet: Re: on the roofs with you, Eldan   Jeu 23 Sep - 0:28


N&E.

Un nouveau reproche au sujet de son rôle manqué venait une nouvelle fois de résonner doucement dans le silence nocturne. Bien entendu, il ne toucha nullement Eldan, parfaitement conscient qu’il n’accomplissait pas toujours la tâche qui lui était confiée : celle de respecter et de faire respecter l’ordre. Parfois, il se demandait encore comment le directeur de Bewitching avait pu l’accepter à ce poste alors qu’il l’avait connu à sa première entrée à l’école. Il ne connaissait que trop le garnement turbulent qu’il était, il était au courant qu’Eldan se faisait influencer par son totem et que, même maitrisé, il continuerait toujours de suivre ses idées saugrenues comme cette voix qui faisait partie de lui à jamais. Heureusement ou malheureusement pour les futurs élèves qu’il aurait en charge, le directeur en chef s’était certainement fait convaincre par l’autorité innée et l’ambition perpétuelle qui animaient le jeune homme. Nul doute qu’il prendrait son rôle très à cœur et qu’il prendrait cette prise de grade comme un honneur. Ce qui fut le cas et ce qui retenait encore Eldan de sombrer dans l’abus de pouvoir. Si Daliksès le balançait du côté Flamboyant et obscure de la force, il parvenait encore à garder une certaine lucidité d’esprit qui ne le rendait qu’encore plus digne de la maison qu’il représentait : celle de la naissance et de la logique à toute épreuve. Cesse de réfléchir et de tourner toutes les possibilités dans ton esprit, Eldan. Fais naitre en elle le désir, fais-toi indispensable et accepte donc sa proposition. Nous ne ferons qu’y gagner. Tu oublies parfois ce qui fait de nous des Terrestres. Je suis un Directeur, je n’ai pas le droit d’être aussi faibles que mes élèves. Nous en reparlerons plus tard, va Chaton.

Malgré les avertissements qu’il énonçait à l’encontre de Noralie, celle-ci ne semblait nullement éprouvée. Ils savaient tous les deux dans quoi ils s’engageaient si toutefois ils se dénonceraient mutuellement. Quoiqu’il aurait bien plus à perdre qu’elle. Elle qui voulait le pousser dans leurs rangs ne souhaitait sans doute pas subir ses foudres quand Eldan serait convoqué pour avoir manqué au règlement et à la bienséance. En toute normalité, il aurait du raccompagner de force Noralie jusqu’à sa Tour en ne manquant pas de lui adresser une sanction pour les jours à venir. Et pourtant, voilà qu’elle se défendait d’être une petite fille tout en se rapprochant dangereusement de lui. Il n’émit aucun geste de rejet, la moindre réaction pourrait paraitre comme de la peur ou de la crainte. Le jeune homme craignait tout sauf une jeune fille en fleur même quand celle-ci osait laisser ses mains vagabonder sur lui. A vrai dire, il appréciait plutôt ce contact d’autant plus qu’il était châtié et proscrit. Ne restait-il pas l’homme séducteur qui ne refusait jamais les avances d’une femme qu’elle soit un tant soit peu à son goût et à son grand malheur, Noralie faisait partie de celles-ci. Son visage à une distance presque nulle, elle le remerciait d’être ici avant de supposer qu’il pouvait encore lui arriver quelque chose. La manger compte-t-il dans la liste des potentiels malheurs ? Toi et la viande, une grande histoire d’amour. Laissant son regard examiner le sien avec un air presque hypnotisé, il murmura : « Dans ce monde où les apparences sont trompeuses, il faut toujours rester sur ses gardes, Miss Forbes. »

Alors qu’il parlait, il restait toujours aussi immobile bien qu’il dégagea la main de Noralie qui se trouvait sur sa cuisse avec douceur et un certain soulagement. Qu’elle n’espère pas l’avoir avec des actes en apparence anodins, il était spécialiste pour comprendre tout double sens qui s’infiltrait dans le comportement des gens. Eldan se redressa alors sur ses genoux, pour être légèrement surélevé par rapport à l’élève. Dans toutes les situations, il aimait garder le contrôle et garder cette impression de supériorité et de domination qui lui était indispensable. Au fond de son esprit, Daliksès le suppliait de continuer ses efforts, qu’ils ne seraient pas vains. Mais une petite voix peut-être appelée conscience lui chuchotait de cesser cette mascarade. Noralie était intouchable. Chacun des gestes qu’il aurait en sa direction seraient comme la souiller, comme entacher un honneur qu’Eldan n’avait jamais appris à préserver. Glissant sa main jusqu’au visage de la jeune fille, il caressa ses lèvres de son pouce avec une expression d’envie sur le visage. Et pourtant il ne fit rien. L’homme aimait tout autant provoquer l’envie que susciter la frustration. Il était un oiseau qu’on pouvait saisir, lui prodiguer mille et unes attentions mais celui-ci s’envolerait avant qu’on n’ait eu le temps de dire quoique ce soit. Sur un ton menaçant, il laissa échapper : « Je fais peut-être partie de ces malheurs qu’il vaudrait mieux éviter. » A ses mots, il baissa sa tête jusque dans le cou de Noralie sur lequel il laissa quelques frais baisers tandis qu’il la rapprochait de lui. Mais alors qu’ils étaient presque l’un contre l’autre, une nouvelle fois, il fit marche arrière. Malgré lui, Eldan laissa un rictus amusé s’échapper de sa bouche, probablement une manifestation d’un Daliksès satisfait. Une expression des plus arrogantes se dessinait sur les traits de son visage alors qu’il s’allongeait en arrière, ses coudes le retenant. Comment allait-elle réagir, il l’ignorait. Il s’engageait sur une terre inconnue. Peu de Feu acceptaient qu’on se joue d’eux sans réagir d’une manière violente qui leur était propre. Noralie était-elle capable de garder son sang-froid alors qu’Eldan jouait avec ses nerfs, tantôt charmeur tantôt bien trop respectable. Elle pouvait faire bien pire que lui et si toutefois il le redoutait, il n’allait pas se démonter pour autant. « Osez donc prendre des risques. » La partie était engagée.
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MessageSujet: Re: on the roofs with you, Eldan   Jeu 23 Sep - 18:54

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Il est grand temps de rallumer les étoiles.


« Dans ce monde où les apparences sont trompeuses, il faut toujours rester sur ses gardes, Miss Forbes. » Ses paroles et ses gestes formaient un paradoxe à eux seuls. Il tenait à mettre cette distance entre eux en l‘appelant par son nom mais il continuait de la toucher comme si elle était son égale. Mais dans le fond de sa phrase, il avait tout à fait raison. Après tout, qui aurait cru que sous les airs angéliques de la jeune femme se cachait une redoutable séductrice doublée d’une voleuse talentueuse et que sous les airs tout à fait bien se cachait un homme rongé par le pouvoir ? Personne bien sûr, du moment qu’on adoptait un visage de circonstance, alors tout le monde y croyait. Il était tellement plus facile d’avaler un mensonge qui vous arrange qu’une vérité qui dérange. Et Noralie aurait bien voulu revêtir le masque qui arrangeait le directeur du moment qu’il allait dans son sens au final.

Alors que sa main glissait toujours lentement sur la cuisse du jeune homme, ce dernier retira délicatement sa main dans un demi-sourire et après ce ci, il se mit à genoux en face, la dépassant d’au moins une bonne tête. Ainsi donc il aimait dominer ? Malheureusement pour lui, elle connaissait une autre personne qui aimait avoir le dessus et il se trouvait en elle. Un grognement sourd commença à monter dans ses entrailles et la jeune femme le retint à temps avant qu’il ne lui échappe. C’était le problème aussi d’être habitée par l’âme d’un chacal, entre les légumes que vous commencé à avoir en horreur et la dose de soleil qu’il vous faut au minimum, il y avait ce problème de dominant et de dominé. Sakâlis faisait partit de la deuxième catégorie, il ne supportait pas qu’on le regarde de haut, surtout pas venant d’un autre mâle, qu’il soit félin ou autre. « Je fais peut-être partie de ces malheurs qu’il vaudrait mieux éviter. » Alors qu’elle s’apprêtait à répondre que question malheurs elle en connaissait un rayon, le pouce de l’Ecossais barra ses lèvres et la coupa dans son élan. C’était vraiment frustrant pour quelqu’un du tempérament de la belle d’être tenue au silence par un simple geste.

Elle vit alors le visage du jeune homme se rapprocher d’elle et son cœur se mit à battre la chamade -encore, alors qu’il venait à peine de rependre un rythme normal- et elle ne pût s‘empêcher de pousser un soupir d‘aise quand ses lèvres caressèrent la peau fine de son cou et qu‘il passait un de ses bras dans son dos pour la rapprocher de lui. Elle avait honte d‘être aussi malléable et elle ne comprenait pas d‘où lui venait cet étrange fascination qu‘elle commençait tout juste à développer envers le directeur. Mais avant même qu‘elle ne put esquisser un geste à son encontre, il la repoussait pour s‘allonger tout simplement en face d‘elle, un éternel sourire accroché aux lèvres. « Osez donc prendre des risques. » Et comme si ce n’était pas suffisant, il continuait de la provoquer. Il jouait avec elle alors que c’était le contraire qui devait se passer. Alors qu’elle penchait légèrement la tête sur le côté, un nouveau sourire vint s’inscrire sur son visage et avec toute la félinité qu’elle avait retrouvé, se glissa à quatre pattes sur le corps du jeune homme.

Il voulait jouer à ce jeu-là, il n‘étais pas tombé sur le bon partenaire. Du genre plutôt mauvaise joueuse et rancunière, Noralie n‘allait pas s‘avouer vaincue comme ça. Ses mains de part et autre du torse du jeune homme pour prendre appui, elle n‘était qu‘à quelques centimètres à peine de son visage tandis que son corps entier était collé contre le sien. Elle pencha la tête jusqu‘à son oreille pour lui susurrer « Ça tombe bien, j‘adore prendre des risques. » Et d‘un geste lent, elle fit glisser ses lèvres le long de la joue du jeune homme pour arriver à ses lèvres qu‘elle effleura. Ce n‘était ni un baiser, ni une caresse. C‘était brûlant et intense à la fois et un long frisson lui parcouru le dos. Elle planta par la suite les yeux dans les siens et tout en se reculant légèrement lui dit « Mais je pense que ce soir j‘ai eu ma dose. » et sans prévenir elle se releva et se dirigea vers le bord du toit. Elle se pencha légèrement puis retourna la tête vers l‘homme « Ce fut un plaisir de discuter avec vous monsieur. J‘espère bientôt avoir de telles conversations avec vous. » Tout en prenant un air complètement innocent contrastant horriblement avec ses yeux pétillants de malice.

Se tournant vers le bord du toit, elle se laissa tomber non sans un dernier regard pour le directeur. Quelques mètres plus bas, elle atterrit lourdement mais avec grâce tout de même sur une branche du même arbre par lequel elle était montée. Après s‘être assurée qu‘elle était cachée par les feuilles de l‘arbre elle soupira et s‘allongea sur la branche tout en repensant à cette nuit. Elle était loin d’être fatiguée et elle allait sûrement passer sa nuit sur cette branche à faire tourner les pensées dans sa tête et en grillant quelques cigarettes.

Une chose était sûre, la nuit réserve toujours des surprises, même dans l’école de Bewitching.
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Noralie K. Forbes

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MessageSujet: Re: on the roofs with you, Eldan   Jeu 23 Sep - 19:19

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