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 Il n'y a jamais un sommet d'ou la vue ne soit pas belle. (Sylvain Tesson)

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Dante Valentine

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MessageSujet: Il n'y a jamais un sommet d'ou la vue ne soit pas belle. (Sylvain Tesson)   Mer 29 Sep - 18:28

_Dante tu viens?
_Oui j'arrive, désolé j'me suis soudain rappelé un truc je... J'arrive!
...
"Dellà?"


Dellà n'est rien que le prénom de la jolie blonde que Dante vient de croiser dans les couloirs. Ca fait toujours bizarre quand il la voit. Ils ne se parlent jamais, enfin si! Juste une fois. "Le coup de la feuille" il aurait du inventer comme nom. Y a celui de la panne, celui de la rose, celui de la déclaration bourrée... Et paf! Dante en digne tombeur de ces dames (ou pas ><) italien donnait une leçon a tout le monde dans le domaine en inventant le coup de la feuille glissée furtivement sous l'étagère d'une bibliothèque d'école. Ca fait quand même cliché ado nan? Si a peine!

Bref, ce jour-la ils s'étaient échangés quelques mots, précisément ceux-ci:
"_Je suis désolé peux-tu me rendre ma feuille s'il te plait?
_C'est toi qui l'a écrit?
_Oui pourquoi?
_C'est magnifique surtout n'arrête jamais d'écrire."

Et Dante ayant repris sa feuille tourna les talons un peu chamboulé. C'était la première et unique fois que quelqu'un d'autre que lui lisait ce qu'il écrivait. Et Dante eût l'impression que Dellà, malgré elle, avait violé son intimité. C'est pour cela qu'ils ne se sont plus jamais reparlé. Entrevus a peine furtivement, Dante étant souvent pas loin de Woann, le genre de mec que Dellà n'aime pas trop fréquenter apparemment. Et Dante ne fit non plus aucun effort pour entamer une quelconque relation, il ne le sentait pas trop, comme ça, le feeling. Cette fille quelque part avait lu en lui, Dante n'est pas forcément l'élève sulfureux et malsain tel qu'on le voit en cours et que quelqu'un le sache c'était... Très mauvais!

"_Tu sais c'que j'pense! Si cette fille est potentiellement un danger... Faut la zigouiller héhé!_Hitsik la ferme! Cette fille est une menace potentielle, mais pas encore une menace, tant qu'elle n'en est pas une on ne peut techniquement rien lui faire!_Toi et ta logique tordue... Comme tu veux! Dis t'as pas les crocs?"

Et tandis que Dante se mit a redescendre les escaliers pour aller manger encore une fois, il essaya de ne plus se prendre la tête, y avait aucune raison de se méfier, elle lui tomberait pas-dessus en pleine nuit de toute façon! La journée passa plus ou moins paisiblement jusqu'à après diner. "_Putain fait chier j'peux pas me l'enlever de la tête!_Va taper sur quelqu'un ou quelque chose! Va te défouler quoi!_Ouais bonne idée!_Tu vois quand tu veux! Brave petit!"
Au grand dam de son totem -qui lui fit d'ailleurs des remarques bien senties comme quoi il était trop a intérioriser et qu'il devait se lacher de temps en temps- il alla au sommet de la tour Est, la tour de l'Air, il y fait plus frais que dans sa tour a lui. Avec un grand sac dans le dos. Le sac étant en fait en étui de guitare avec bien évidemment une guitare dedans! (logique ><) . Il s'assit sur le parapet et s'adossa a un créneau, le regard tourné vers le paysage et une jambe pendant dans le vide. Il sortit le médiator et s'échauffa les doigts par quelques notes lancées dans le vague.

Après avoir joué quelques accords farfelus et timorés il s'attaqua a la seule qu'il maitrisait comme un dieu -en mode 100% expert a Guitar Hero- , Live Forever d'Oasis, bon c'est deja pas mal vous me direz.

Lorsque soudain... PATATRAS! Une horrible note qui lui écorcha les tympans (vous vous attendiez a une arrivée inopinée? Bah non!). Dante rectifia le tir, enfin façon de parler -ou d'écrire pour être précis- et en profita pour changer de registre. La plus vicieuse des chansons paillardes italiennes lui venant a l'esprit il commença a jouer les accords en chantant comment une belle jeune napolitaine fût entrainée dans la débauche par un mafioso sicilien (sisi elle existe j'lai d'ja entendue!). Il ne jouait pas très fort mais il n'entendit pas les bruits de pas qui arrivèrent et cessèrent. Dante sentit Hitsik grogner et se retourna.
Le choc faillit lui faire faire une chute de plusieurs dizaines de mètres. Ses yeux se fixèrent sur ceux de Dellà le laps d'une courte seconde. Puis plus rien, il arborait de nouveau cette même nonchalance et cet air confiant. Il descendit du parapet tenant sa guitare a la main. Ils ne s'étaient jamais échangé leurs prénoms mais maintenant Dante connaissait le sien alors autant l'utiliser. Surtout que "blondinette" ca passerai ptet mal. Il regarda Dellà avec des yeux amusés et dit avec un sourire:

_Bonsoir Dellà. Si tu es venue pour me dire d'arrêter car je chante faux je te suggère de retourner d'ou tu viens parce que 1: c'est pas vrai et 2: je n'ai aucune envie de quitter ce toit pour le moment. Si tu veux rester ici il faudra me supporter.

Et si tu ne viens pas pour ça dans ce cas... Qu'est-ce que tu viens faire ici? Au sommet de la tour pendant que les autres finissent de diner?


Dante est courtois et poli... Mais parfois il manque un peu de tact c'est vrai. Il regarda Dellà qui le regardait lui, et sa guitare. En attendant une éventuelle réponse ou un vent monumental, après tout... C'est une "Air" (... désolé c'était tellement nul!).
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MessageSujet: Re: Il n'y a jamais un sommet d'ou la vue ne soit pas belle. (Sylvain Tesson)   Jeu 30 Sep - 1:16



La sonnerie retentit enfin et Dellà se sentit presque libérée. Il lui restait encore toute l’aprem de cours, mais cela passerait tout seul. Le plus dur était généralement la matinée chargée et intensive. Sortant de la classe, Dellà s’aventura dans les couloirs pour aller retrouver son amie Sooshie dans le Parc avant d’aller manger en sa compagnie. C’est là qu’elle le vit. Cet élève qui faisait tant parler de lui et qui pourtant n’avait rien d’extraordinaire si ce n’était qu’il était l’Incarnation Feu. Woann. Dellà ne l’appréciait pas le moins du monde et détestait son attitude, malgré le respect qu’elle ne pouvait s’empêcher d’avoir pour lui. Ne le regardant même pas, elle passa à côté de lui sans faire attention aux remarques acerbes des subalternes de Woann. Ils cherchaient à la provoquer pour qu’elle réagisse, mais comme souvent avec Dellà, cela ne marchait pas. Elle continua sa marche, croisant alors un autre élève Feu, qui marchait à une certaine distance du groupe de Woann. Posant ses yeux sur le jeune homme, Dellà n’eut aucun mal à le reconnaître. C’était lui, le poète. Lui, l’élève de 5ème année en avance sur les autres. Lui, l’italien mystérieux et solitaire possédant apparemment une grande culture. Lui que Dellà avait déjà eu l’occasion de rencontrer auparavant. C’était à la bibliothèque. Une feuille avait glissé aux pieds de la jeune russe. Elle y avait découvert un poème écrit à la main. Curieuse, elle l’avait lus. Dellà aimait beaucoup la poésie. Elle pouvait citer des vers de Victor Hugo et Baudelaire en français, ainsi que des vers de Goethe en allemand. Et ce poème qu’elle avait lus sur cette feuille l’avait particulièrement touché. Il était bien écrit, et Dellà n’avait jamais oublié le visage de celui qui l’avait écrit. Peut-être aurait-elle du chercher à faire connaissance avec lui, mais ils ne s’étaient jamais vraiment revus, ne faisant que se croiser de temps en temps. Le temps avait défilé avec son incroyable vitesse et lenteur mêlées ensemble. Et les voilà maintenant dans ce couloir. Ils se croisèrent et Dellà se retourna comme pour revoir encore une fois cette silhouette et ce visage qu’elle ne voyait pas souvent. Il se retourna aussi, et leurs regards se croisèrent l’espace d’un instant, puis plus rien. Chacun continua sa route, et déjà Dellà tournait à l’angle du couloir. Elle retrouva son amie, mangea, puis retourna en cours. Elle passa ensuite son début de soirée à aider plusieurs élèves plus jeune de sa Tour pour des devoirs. Mais difficile de rester concentrer sur les devoirs de ces élèves alors qu’elle ne cessait de repenser à ce poème et à son créateur. Elle ne pouvait se résoudre à aller lui parler, malgré tout l’intérêt qu’elle lui portait. Il restait un élève de Feu, et Dellà s’en méfiait trop. Elle n’accepterait de lui parler que s’ils se trouvaient seul à seul par hasard. Ou par coïncidence. Après tout Dellà ne croyait pas vraiment au hasard.. Mais autant dire qu’ils ne se parleraient plus jamais. Ayant finis d’aider les élèves, la jeune russe alla manger un peu avant de s’aventurer dans les couloirs, pensive.
Tout le monde était encore entrain de manger, mais ce soir, elle n’avait pas vraiment faim. A vrai dire, elle n’arrivait pas à penser à autre chose qu’à cet italien. Elle ne pouvait cesser de penser qu’elle faisait une erreur en évitant d’aller lui parler.
« C’est loin d’être une erreur. C’est un Feu Dellà. »
« Je sais, je sais. Mais.. Et si sous les flammes se cachaient un élève incroyablement intéressant ? »
« Je te l’accorde, son poème était beau. Mais de là à dire que l’élève a un quelconque intérêt..! »
« Arrête Véra, je sens très bien que toi aussi tu lui porte un certain intérêt. »
« Peut-être, mais moi je me méfie de lui ! »
« De toute façon, je ne compte pas aller lui parler.. »

Haussant les épaules pour elle-même, la jeune blonde flânait dans sa Tour quand elle eut l’idée d’aller tout en haut, pour pouvoir admirer la vue et être tranquille. Elle y allait de temps en temps pour décompresser, sinon, elle laissait Véra s’envoler aux environs, notamment au dessus du parc et de la forêt. Une fois sur le toit, elle se rendit compte qu’il y avait déjà quelqu’un. Et ce quelqu’un, elle ne tarda pas à remarquer qu’il jouait de la guitare tout en chantant..en italien ?! Fronçant légèrement les sourcils, Dellà tenta de chercher à savoir qui pouvait être l’élève de l’Air connaissant une chanson pareille en italien, alors qu’elle s’avançait à petit pas, silencieuse. Elle s’arrêta finalement, proche du jeune homme, ayant enfin compris de qui il s’agissait. C’est là qu’il se retourna, comme avertit de sa présence. Leur regards se croisèrent quelques secondes, puis son visage sembla soudainement se fermer alors qu’il descendait du mur avec sa guitare. Dellà le regarda faire en silence, puis le vit sourire. Elle l’écouta alors parler.
« Bonsoir Dellà. Si tu es venue pour me dire d'arrêter car je chante faux je te suggère de retourner d'ou tu viens parce que 1: c'est pas vrai et 2: je n'ai aucune envie de quitter ce toit pour le moment. Si tu veux rester ici il faudra me supporter.
Et si tu ne viens pas pour ça dans ce cas... Qu'est-ce que tu viens faire ici? Au sommet de la tour pendant que les autres finissent de diner ? »

La jeune blonde fut d’abord surprise. Il connaissait son prénom. Elle par contre, elle n’avait pas cette carte en main. Elle avait réussis à savoir plusieurs choses de lui, mais son prénom était la dernière chose auquel elle avait pensé. Qu’importait. Elle lui accorda un sourire tout aussi amusé que le sien, avant de s’asseoir a son tour sur le parapet.
« Que tu es bien sûr de toi mon cher. Comme si j’étais venue ici pour toi.. Je ne savais pas que tu étais là avant que je t’y vois. En vérité, je viens parfois ici quand j’ai besoin de décompresser et de prendre l’air. Tu ne chante pas faux, même si j’aurais choisis une chanson un peu plus belle à ta place. Des belles chansons italiennes, ce n’est pas ce qui manque.. »
Elle le regarda avec un sourire en coin, cherchant à retenir son regard sans même y faire attention. Elle balançait ses jambes contre le muret, telle une enfant, tandis que le vent caressait ses cheveux qui virevoltaient comme bon leur semblait tout autour d’elle. Elle s’était toujours sentie chez elle au sommet de cette tour. Le vent l’aidant à se sentir vivre.
« J’accepte de te supporter à condition que tu me prête ta guitare. J’ai envie de jouer un peu. »
Elle se pinça les lèvres, se disant qu’après tout, il pouvait parfaitement refuser sa présence et qu’il ne lui prêterait certainement pas sa guitare. Mais il ne tarda pas à lui tendre cette dernière, qu’elle prit dans ses mains avec un grand sourire. Elle plaça ses mains et ses doigts, joua quelques accords, puis regarda l’élève en face d’elle quelques secondes, avant de reporter son attention sur l’instrument. Elle se mit alors à jouer le plus naturellement du monde, et ne tarda pas à chanter.



Une fois la chanson finis, elle n’osa pas trop poser ses yeux sur son spectateur. A vrai dire, même si c’était loin d’être la première fois qu’elle chantait devant quelqu’un, son regard a lui était plus intense et c’était un peu déstabilisant. Prenant sur elle, elle posa ses yeux dans les siens, se perdant un instant dans ce regard si profond. Elle se mit alors à citer des vers sans trop savoir pourquoi.
« Le Poëte est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l’archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent de marcher. »

Baudelaire et ses Fleurs du mal, un classique pour n’importe qui d’un peu cultivé. Bien sur, elle avait cité ces vers en français, langue de Baudelaire, parce qu’elle aimait cette langue et qu’il lui semblait que la poésie était bien plus belle dans sa langue originelle. Elle espérait qu’il connaisse ce poème, car il ne pouvait que connaître l’Albatros de Baudelaire. Non ?
« J’espère que tu écris toujours des poèmes aussi beau que celui que j’avais pus lire. »
Un beau sourire se dessina sur les lèvres de Dellà, tandis qu’elle tournait le regard un instant vers l’horizon, le vent caressant sa peau. Elle reposa ensuite ses yeux sur lui, le regardant avec intensité.
« Contrairement à toi, je n'ai pas l'honneur de connaître ton prénom.. »
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MessageSujet: Re: Il n'y a jamais un sommet d'ou la vue ne soit pas belle. (Sylvain Tesson)   Jeu 30 Sep - 21:34

"_J'te l'ai toujours dit, tu penses trop._Et j'te l'ai toujours dit j'ai besoin de penser._Ouaip seulement tu finis toujours par t'égarer a essayer de trouver des réponses à tout et n'importe quoi! Crois-tu que la sagesse et le pouvoir s'acquièrent en trouvant des réponses sur tous les sujets?_C'est pas ça qui compte, ce qui compte c'est de poser les bonnes questions._..."

Dante avait toujours un air assuré et confiant. Comme inébranlable, rien ne peut l'émouvoir, rien ne peut l'étonner. Impassible et stoïque en toute circonstances il en faut beaucoup pour le voir désemparé. Mais même s'il n'affichait rien, intérieurement la machine ne s'emballait ptet pas cependant elle chauffait déjà un peu! Dante voulut tirer théâtralement sa révérence et quitter la tour pour aller en bas et jouer dans le parc. Il n'en fit rien. "_J'fais quoi je reste?_Mon vieux la bonne question pour le coup ce serait "qu'est-ce qui t'empêches de rester?"_Pff... Tu t'crois malin hein?_Voui, j'suis plutôt content de moi!"
En effet pourquoi partirait-il? Il avait souvent essayé d'imaginer ce qui arriverait s'ils se revoyaient seuls tous les deux... Mais maintenant c'était la réalité qu'il affrontait, pas le fruit de son imagination. Ses interrogations muettes furent balayées par la main tendu de Dellà et sa remarque sur son choix de chanson. Il sourit. Elle n'était pas venue ici pour lui?

_Bah on peut toujours rêver non?

Assise sur le muret a côté de lui, elle balançait ses jambes et ses cheveux étaient balayés par la bise du soir. Il lui tendit la guitare et elle la prit soigneusement et commença a en caresser les cordes. Elle regarda Dante quelques secondes avant de jouer véritablement, et de chanter. Le jeune incendiaire ne prononça pas un mot, observant un silence quasi-religieux a la voix de Dellà. Dante regardait les cordes frémir avant de fermer les yeux, de s'adosser au parapet a côté de sa camarade mélomane et il apprécia.
La chanson dura quelques minutes, Dante ne les sentit pas passer. Elle s'arrêta, Dante ne s'exprima toujours pas, ils se regardèrent un petit moment d'une façon très intense, comme si chacun devait saisir ce regard même si cela leur faisait un peu peur. Ensuite Dellà déclama quelques vers d'un poète bien connu de tous. Dante ne pût réprimer un petit rire car l'allusion au poète était peut-être lancée comme ça tout comme lancée pour lui, histoire de rappeler leur première rencontre. Le poète est différent des autres, il est un étranger au milieu des humains si pragmatiques, bornés et terre-a-terre. Charles avait raison, mais il manquait quelque chose pour donner la définition complète. Car le poète ne peut se définir que par sa définition de la poésie.
Or qui de mieux que le maître pour compléter la définition de l'élève?

_Le domaine de la poésie est illimité. Sous le monde réel, il existe un monde idéal, qui se montre resplendissant à l’œil de ceux que des méditations graves ont accoutumés à voir dans les choses plus que les choses.
La phrase originale étant en français il la laissa telle quelle, pour qu'elle cite du français c'était qu'elle devait connaître la langue. Il enchaina ensuite sur quelques petites précisions de circonstance:

_J'en ai écris quelques uns depuis la dernière fois c'est vrai.

Elle sourit, c'était un sourire agréable qui faisait presque office d'invitation a sourire a son tour en regardant le soleil qui achevait sa course stellaire autour du monde, jusqu'au lendemain matin. Dante observait la jeune femme lorsqu'elle se tourna vers lui et parla a nouveau. Dante esquissa un coin de sourire avant de répondre.

_Je m'appelle Dante Valentine, de la tour Feu, mais ça tu le savais déjà!

Au moment ou il prononça ces mots une question lui vint a l'esprit.

_Au fait nous sommes sur ta tour, tu n'es pas pensive a l'idée qu'un de tes camarades pourrait te surprendre ici, seule avec une guitare et un élémentaire du feu? De l'extérieur ca peut ressembler a un rendez-vous c'est... Plutôt cocasse a vrai dire comme situation!

Finit-il en rigolant à moitié. "_Bah tu vois finalement c'est pas si terrible!_Patience mon ami, ca ne fait que commencer."
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MessageSujet: Re: Il n'y a jamais un sommet d'ou la vue ne soit pas belle. (Sylvain Tesson)   Jeu 30 Sep - 22:33



Placé sur le toit de la Tour, on ne pouvait être qu’exposé à l’air frais et pur du soir. Le soleil se couchait doucement, et le ciel changeait de couleur. Dellà adorait ce spectacle. Chaque coucher du soleil était unique, bien qu’ils se ressemblaient tous. Et quoi de mieux lors d’un coucher de soleil aussi beau que de citer des vers de belle poésie ?
« Le domaine de la poésie est illimité. Sous le monde réel, il existe un monde idéal, qui se montre resplendissant à l’œil de ceux que des méditations graves ont accoutumés à voir dans les choses plus que les choses. »
« Victor Hugo. »
Un sourire apparut sur les lèvres de la jeune blonde, qui ne pouvait cesser de garder ses yeux fixé sur l’italien. Il venait de citer la phrase d’Hugo en français, tout comme elle avait cité les vers de Baudelaire quelques secondes auparavant. C’était assez plaisant de voir qu’elle n’était pas la seule à connaître une autre langue que l’anglais et sa langue maternelle. Et il était encore plus satisfaisant d’entendre une citation d’un poète aussi connus dans sa langue originelle par un bel italien au regard profonds. Ce soir, il ne fallait pas qu’elle le laisse s’échapper. Il semblait savoir tellement de choses et avoir tellement de talent en lui qu’elle ne pouvait se résoudre à le laisser partir sans avoir pus assouvir sa curiosité. Apprendre à le connaître, ne serait-ce que quelques heures ce soir, ce serait déjà beaucoup plus que ce qu’elle avait pus imaginer. Elle fut finalement rassurée qu’il lui avoue avoir écrit d’autres poèmes. Même si elle n’aurait sans doute jamais la chance de pouvoir les lire - et de toute façon, elle n’oserait pas lui demander si elle pouvait -, le simple fait de savoir qu’il continuait à écrire lui faisait plaisir. Elle lui sourit d’un beau sourire, lui signifiant qu’elle ne savait toujours pas son prénom, et il ne tarda pas à lui répondre.
« Je m'appelle Dante Valentine, de la tour Feu, mais ça tu le savais déjà ! »
Dante Valentine. Ce nom serait gravé en elle a jamais. Il était plus qu’un simple élève de Feu sans importance. Il était plus qu’un élève de 6ème année de Bewit. Il était le poète.
« Au fait nous sommes sur ta tour, tu n'es pas pensive a l'idée qu'un de tes camarades pourrait te surprendre ici, seule avec une guitare et un élémentaire du feu ? De l'extérieur ca peut ressembler a un rendez-vous c'est... Plutôt cocasse a vrai dire comme situation ! »
Penchant sa tête de côté, Dellà fronça légèrement les sourcils a la question que venait de poser Dante. C’était quoi cette question ? Mhm, suspect. Non ?
« En quoi serait-ce suspect ? »
« Je sais pas. Justement, tu vois quelque chose de cocasse dans la situation là ? »
« Non, et ? »
« Alors pourquoi pose-t-il une question pareille dans ce cas ? »
« Peut-être qu’il ne veut pas qu’un élève le voit avec toi ? Ou peut-être simplement qu’il te teste, pour voir ta réaction ? »

Dellà sourit alors, posant la guitare délicatement sur le muret.
« Je ne vois pas pourquoi cela serait gênant qu’un élève nous surprenne. Si toute fois, on peut appeler cela nous surprendre. Il est vrai que les élèves de ma Tour ne sont pas habitués à me voir discuter avec un Feu, mais ce n’est pas un problème. »
Elle fit un bond pour descendre du mur, puis fit quelques pas, et revint vers le mur ensuite, tournant le dos à Dante. Elle admira la vue qu’on avait de là. Une vue incroyable, surtout au moment du coucher du soleil.
« Si nous étions nus et en position compromettante, là, ça me gênerait un peu, c’est vrai. Mais c’est loin d’être le cas. »
Elle se mit sur les pointes des pieds, puis fit un demi tour sur elle-même, afin de faire face à Dante. Elle le regarda avec des yeux curieux, un fin sourire aux lèvres, puis haussa les épaules.
« Tu trouve vraiment que cela ressemble à un rendez-vous ? »
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MessageSujet: Re: Il n'y a jamais un sommet d'ou la vue ne soit pas belle. (Sylvain Tesson)   Dim 3 Oct - 10:01

Victor Hugo, oui lui-même, quand on parle de poésie en général cet homme revient souvent dans les conversations. C'est un incontournable, un classique. Peut-être le plus grand de la littérature française, peut-être le plus grand tout court. Toute personne cultivée et éduquée a du lire Victor Hugo une fois dans sa vie, c'est comme ça qu'il le voit, il y a des incontournables dans chaque domaine pour lui. Et Dellà avait définitivement gagné son intérêt en prononçant ce simple nom. Dante est comme ça, il lui en faut pas beaucoup mais il a des critères précis (rien que par principe, Dante a des principes!).

Elle lui sourit, Dante fit de même. Lui qui cache souvent sa joie la journée se laisse un peu aller la nuit, faudra remédier a cela. Elle le fixa d'un regard lumineux, comme si elle enregistrait chaque morceau de son apparence pour l'enregistrer. Dante n'en éprouva pas de gêne mais plutôt un peu de déconvenue. Ne sachant pas trop comment réagir il opta pour l'option neutre et ne réagit pas du tout. Elle posa la guitare avec toujours le même sourire accroché à ses lèvres. Ainsi donc être en sa compagnie ne lui posait aucun problème, en général c'est bon signe. Dellà descendit du muret et fit quelques pas la tête tournée vers le soleil qui disparaissait à l'Ouest. Elle lui tournait le dos, Dante leva les yeux au ciel. Il y en a qui regardent les étoiles, lui préfère les nuages. Ils ressemblent tellement plus aux humains...

Dellà N. Romanskaïa a écrit:

« Si nous étions nus et en position compromettante, là, ça me gênerait un peu, c’est vrai. Mais c’est loin d’être le cas. »

Dante eut un rire silencieux, il tendit son cou et se passa la main derrière la nuque en souriant, un tic qu'il avait depuis qu'il était minot. Sur la pointe des pieds elle fit volte-face et se retrouva en face de Dante qui avait un sourcil arqué. Pourquoi donc se mettre sur la pointe des pieds? Dante est du genre haut-perché -au sens propre comme au figuré- mais quand même! Enfin bref passons la suite est plus intéressante, haussant les épaules les yeux curieux mais aussi rieurs elle demanda:

Dellà N. Romanskaïa a écrit:
« Tu trouve vraiment que cela ressemble à un rendez-vous ? »

Dante releva les yeux au ciel cherchant les mots appropriés pour dire ce qu'il en pensait, et après un léger soupir il ouvrit la bouche:

_De l'extérieur peut-être... Nous ne nous sommes parlé qu'une seule fois dans des circonstances plutôt originales, et se retrouver ici ce soir... Les superstitieux y verraient le destin. Moi j'le vois plus comme une chance, une opportunité. Et puis techniquement avant d'avoir un rendez-vous avec quelqu'un il faut d'abord planifier ledit rendez-vous, donc la réponse pour moi est non. Bien que ca puisse y ressembler.

Il y eut un silence... Dante était du genre sceptique, le fait qu'il soit dans une école magique, qu'il ait des pouvoirs exceptionnels et qu'il doive partager son corps avec un animal n'avaient jamais vraiment changé sa vision des choses, ok la magie existe mais cela ne prouve rien de plus. Aucune prétendue force mystique ne pouvait le guider. Il refusait tout net l'idée de Dieu, de la Providence ou du Destin, il refusait l'idée de ne pas être maître de sa vie. Alors Dante qui aimait tant rêver, n'imagina pas une seule seconde que cette rencontre avait été prévue quelque part par quelqu'un d'autre qu'eux deux. Il ajouta d'un air apaisé et d'un ton un peu cérémonieux:

_Tu as une voix magnifique.

Dis-moi puisque tu es la ca ne t'ennuie pas de rester un peu, ta compagnie me changera de celle de mon totem qui est un peu malsain par moments. Evidemment tu peux profiter de la guitare autant que tu le souhaites.


"_Ben voyons! _Bah quoi qu'est-ce qu'y a? _Moi malsain et puis quoi encore? Hein!!! Bah non rien, juste que comme d'hab dès qu'il y a une fille agréable a regarder t'oublie un peu tes priorités! _Et c'est quoi ces priorités? _MOI!! Quand y a une fille dans ton entourage bah tu consacre plus d'attention a elle qu'a moi!! _C'est un reproche? _Ah mais non pas du tout je constate! Si tu prends ton pied j'le prends aussi donc après tout j'vois pas ce que j'peux te reprocher au contraire vas-y fonce! T'es un italien t'as forcément la drague dans le sang! Y a des fois ou j'aimerais être a ta place pour glisser des sous-entendus salaces un peu partout!! _Putain Hitsik en fait de nous deux c'est toi le pervers! _J'assume totalement!! _Pff, sale con va!"
Il n'eut pour réponse qu'un lointain éclat de rire qui résonna dans son esprit. Ne vous fiez pas au langage qu'ils emploient l'un pour l'autre, gardien et totem s'adorent, ils sont en phase. Ils ont les mêmes expressions, les mêmes délires, le même penchant pour chambrer les gens et les ptites vannes lancées innocemment mais qui font bien mal. En fait Hitsik et Dante sont deux versions différentes de la même personne. Ils se complètent véritablement, totalement synchronisés, les deux entités ne cohabitent pas ensembles, elles fusionnent un peu plus chaque jour jusqu'au moment ou ils seront tellement liés que la voix d'Hitsik se fera entendre en écho à travers celle de Dante.

Il reprit la parole un peu précipitamment, il coupait peut-être Dellà dans son élan... Barf Dante se réserve quelques fois le droit d'être un mufle, faut pas être trop gentil de suite avec les gens qu'on connait pas!

_Tant que j'y suis, tu chantes bien et tu te débrouilles avec une guitare... Tu écris et tu composes aussi? J'veux dire, tu te consacres vraiment a la musique ou ce n'est qu'un passe-temps agréable pour toi?
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MessageSujet: Re: Il n'y a jamais un sommet d'ou la vue ne soit pas belle. (Sylvain Tesson)   Jeu 7 Oct - 19:56



« Tu trouve vraiment que cela ressemble à un rendez-vous ? »
Ses yeux curieux et son air amusé trahissait son envie d’avoir une réponse. Ce jeune italien était plus intéressant encore qu’elle ne le pensait. Son côté poète était une chose, ses origines et son physique en était une autre, mais se retrouver sur le toit de la Tour Air seule avec lui par pur hasard, cela avait quelque chose de particulier. Dellà n’était pas prête de le laisser s’en aller, non, sûrement pas (a) Dante sembla réfléchir à sa réponse, comme s’il y avait quelque chose à réfléchir, la réponse était non, et puis c’est tout ! La jeune blonde s’impatientait déjà lorsqu’il se décida enfin à lui donner une réponse.
« De l'extérieur peut-être... Nous ne nous sommes parlé qu'une seule fois dans des circonstances plutôt originales, et se retrouver ici ce soir... Les superstitieux y verraient le destin. Moi j'le vois plus comme une chance, une opportunité. Et puis techniquement avant d'avoir un rendez-vous avec quelqu'un il faut d'abord planifier ledit rendez-vous, donc la réponse pour moi est non. Bien que ca puisse y ressembler. »
Le silence se fit, et Dellà pencha la tête de côté, regardant le jeune italien face à elle. Elle n’y voyait pas le destin non plus, elle trouvait aussi que c’était une chance et une opportunité de le connaître d’avantage. Il est toujours plus intéressant de faire face à l’être en question plutôt que d’obtenir des informations sur lui par des connaissances.
« Tu as une voix magnifique. »
Sortant immédiatement de ses pensées, Dellà intensifia son regard sur Dante, comme pour vérifier qu’elle avait bien entendus. Un fin sourire presque gêné apparut sur ses lèvres. Un compliment la touchait d’avantage lorsqu’il semblait aussi sincère.
« Dis-moi puisque tu es la ça ne t'ennuie pas de rester un peu, ta compagnie me changera de celle de mon totem qui est un peu malsain par moments. Evidemment tu peux profiter de la guitare autant que tu le souhaites. »
Elle eut un léger rire à l’annonce du jeune homme, s’imaginant déjà que le totem de Dante devait être entrain de s’affirmer dans l’esprit de l’élève. Elle lui sourit, et posa un instant son regard sur la guitare, se mordant la lèvre inférieure, ayant déjà envie de jouer un autre morceau. Elle s’approcha de l’instrument, comme attirée par lui, puis en caressant doucement les cordes. Elle releva finalement ses yeux sur l’italien, voulant lui poser une question qui lui tiraillait l’esprit, mais elle fut coupée dans son élan par un Dante un peu trop précipité. Restant la bouche ouverte comme une idiote, elle l’écouta l’oreille attentive.
« Tant que j'y suis, tu chantes bien et tu te débrouilles avec une guitare... Tu écris et tu composes aussi? J'veux dire, tu te consacres vraiment a la musique ou ce n'est qu'un passe-temps agréable pour toi? »
Touché. Là, ça faisait mal. Elle se « débrouillait » avec une guitare ? C’était son instrument à elle, celui qui l’avait fait commencer à chanter, à écrire et à composer. Faisant une moue d’enfant, elle regarda un moment Dante, légèrement vexée. Se doutant qu’elle devait avoir l’air ridicule, elle baissa la tête vers la guitare, baladant toujours ses doigts sur les cordes.
« J’écris et je compose oui. La musique est bien plus qu’un simple passe-temps pour moi. C’est une réelle passion. Elle m’a aidé à voir les choses différemment. Je pouvais mettre en forme mes questions et mes problèmes, les recréer pour ensuite les faire disparaître dans l’air. C’est bien mieux qu’une thérapie. Et beaucoup plus efficace pour ma part. Mais ça fait quelques mois déjà que je n’arrive plus à écrire grand-chose.. »
Elle haussa les épaules, puis s’arrêta de parler, trouvant qu’elle se dévoilait trop. Ce jeune homme entrait dans son intimité sans même s’en rendre compte. Et comme si ce n’était pas assez, elle avait besoin de lui poser une question. Cette question était plus pour elle-même que directement pour lui, mais elle avait besoin de la formuler a voix haute, à un inconnu. Elle ne pouvait en parler a ses amis, ils la connaissaient trop, ils comprendraient tout de suite. Alors elle ne voyait plus que lui. Relevant ses yeux bleu-vert sur Dante, elle le regarda un moment en gardant le silence. Elle hésitait. Puis sentant que Véra la poussait intérieurement à poser cette question, elle s’avança vers lui sans trop savoir pourquoi.
« J’ai une question à poser. Et a vrai dire, tu es le seul a qui je puisse la poser. Je peux ? »
Elle se mordit la lèvre, le regardant à la fois gênée et curieuse. Il ne tarda pas à donner son accord pour qu’elle continue, sûrement curieux de savoir ce que pouvait être cette question. Elle ouvrit la bouche, voulant parler, mais les mots ne vinrent pas d’eux même. Se passant la main dans les cheveux, Dellà fit un tour sur elle-même, regardant finalement le ciel plein de couleurs et de nuages.
« La haine, la peur, le bonheur, l’envie, le courage, la joie, la colère, l’amour, le désir, la force..Tout ces sentiments et ressentis, les as-tu déjà sentis bien plus fort que tout auprès d’une seule et unique personne ? »
Elle se tourna vers Dante, un air sérieux et presque apeuré sur le visage, des yeux brillants et un regard insistant. Elle se rendait soudainement compte de ce qu’elle demandait. Elle était folle.
« Non, tu es.. »
« Tais-toi Véra ! Tu m’as poussé à poser cette question.. »
« Simplement pour que tu réalise ce qui se passe ! »

Ne répondant pas à son totem, Dellà se mordit les lèvres, baissant la tête. Elle regarda le sol, gênée par rapport à sa question qui n’avait pas vraiment de sens. C’était tout bonnement stupide. Elle se trouvait tellement stupide. Dante ne tarderait pas à comprendre qu’elle était bien moins intéressante qu’elle ne le laissait paraître. Pourquoi ne partait-il pas ? Pourquoi ne retournait-il pas dans sa Tour ? Elle n’avait pas envie d’avoir à se justifier, elle ne voulait même pas parler de ce qui l’avait pousser à poser une telle question. Et puis, c’était loin d’être convenable. Ce genre de question ne se posait pas, c’était bien trop personnelle.
« Excuse-moi, je n’aurais pas du poser une telle question. Oublie. »
Elle se tourna vers le muret, fermant les yeux et se passant une main sur le visage. Elle s’attendait à entendre des bruits de pas qui s’éloignent, quelques bruits qui lui ferait comprendre que Dante était partit, mais ces bruits ne venaient pas. Que faisait-il ?
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MessageSujet: Re: Il n'y a jamais un sommet d'ou la vue ne soit pas belle. (Sylvain Tesson)   Ven 8 Oct - 1:11

C'est étrange comme parfois deux êtres que tout oppose peuvent nouer des liens et se créer une histoire commune. Et c'est encore plus marrant de voir que deux êtres se ressemblant parfaitement soient capables eux aussi de créer plus qu'une relation, une alchimie. C'est vrai quoi, deux êtres qui se ressemblent ont forcément moins a s'apporter mutuellement que deux êtres qui diffèrent du tout au tout! Alors ne nous emballons pas hein! Je ne fais pas de plan sur la comète concernant les deux zigotos en haut de la tour hein, je cherchais juste a trouver une introduction et commencer par ça ne m'a pas semblé trop mauvais.

Bref! Quoiqu'il en soit, Dante n'étant pas lui non plus a faire des plans a tire larigot il n'imagina donc pas tout un tas de trucs plus farfelus les uns que les autres. Mais il était tout de même pensif et curieux. Possiblement intéressé Dante n'affichait qu'un léger amusement sur son visage. Dellà ne l'amusait pas dans le sens ou il se moquait d'elle, non il était juste agréablement surpris de pouvoir en apprendre plus sur quelqu'un qui l'intriguait depuis un moment. Dellà avait affiché une mine plutôt renfrognée à la mention du verbe "débrouiller", Dante comprenait aisément pourquoi mais Dante n'était pas non plus du genre a encenser les gens et les couvrir d'éloges, encore moins quand cette personne ne lui était connue que depuis dix minutes. Même si Woann avait tout son respect et sa considération, Dante ne passait pas son temps a vanter ses mérites partout dans le château car non seulement Woann n'en avait pas besoin mais en plus lui-même n'aimait pas ça. A trop complimenter les gens d'un seul coup vous leur faites perdre l'envie de progresser.

Perdre l'inspiration pendant plusieurs mois ca arrive, le tout étant de trouver le bon déclencheur pour l'illuminer de nouveau et durablement. Au moins quand la musique servait de thérapie il était toujours plus motivant de trouver la lumière. Haussant les épaules elle se tût, s'était-elle aperçue qu'elle aussi en disait beaucoup pour une première conversation? Bizarre cette propension à se livrer sans vraiment de retenue. M'enfin rien de bien alarmant.

Elle fit sonner un peu les cordes en passant ses doigts sur la guitare et releva ses yeux vers lui, le foudroyant d'un regard perçant. Le silence se fit, silence que Dante ne brisa pas. "_C'est... Très mauvais! _Meuh non dis pas d'connerie! _Un regard comme ça c'est pas anodin! _C'est pas forcément mauvais pour autant..."

Dellà N. Romanskaïa a écrit:
« J’ai une question à poser. Et a vrai dire, tu es le seul a qui je puisse la poser. Je peux ? »

"_Tiens qu'est-ce que j'te disais" s'étaient-ils écriés mentalement tous les deux au même moment. Quand j'vous dis que la synchronisation des deux est parfaite je suis sérieux. Bon parfois ils sont synchros comme des danseuses de ballet russe mais pas toujours sur le même sujet, illustration:

"_Euh... _Haha tu vois t'arrives a un moment critique. Profites-en elle a l'air plus vulnérable. _Profiter de quoi? Et puis bon vulnérable ptet mais c'est pas une raison."
Dante se reprit et se contenta de dire:

_Je t'en prie.

Elle se mordit la lèvre l'air un peu gênée. Dante mit un formidable direct du gauche mentalement a Hitsik qui allait encore en rajouter une, attendant qu'elle se décide a poser sa question, ce qu'elle parvint a faire.

Dellà N. Romanskaïa a écrit:
« La haine, la peur, le bonheur, l’envie, le courage, la joie, la colère, l’amour, le désir, la force..Tout ces sentiments et ressentis, les as-tu déjà sentis bien plus fort que tout auprès d’une seule et unique personne ? »

Dante la regarda se tourner vers lui et arbora un visage interdit. Insondable et indéchiffrable, ce n'était pas un effet de style, il était complètement hagard car a vrai dire c'était pas la première fois qu'on lui avait posé la question et depuis toujours lorsqu'il y réfléchissait il avait beau essayer de se défaire de la réponse il ne pouvait pas. Il en était incapable car cette réponse avait toujours été la même au fil des années. Elle avait un regard étrange, comme si elle avait peur de savoir la réponse... Mais pourquoi? Et pourquoi cette question? Même Hitsik n'osa pas émettre de réponse. Il se contenta de dire simplement: "_Alors la ca y est t'as tiré le gros lot! Une cinglée trop émotive voila ce que t'as en face de toi! Si j'étais toi je laisserai tomber ca vaut mieux." _Oui mais heureusement je suis pas toi... Pas encore!"

Dellà N. Romanskaïa a écrit:
« Excuse-moi, je n’aurais pas du poser une telle question. Oublie. »

Elle se retourna vers le parapet, lui tournant le dos. Peut-être s'attendait-elle a ce qu'il parte? Dante avait le chic pour ne JAMAIS comprendre les femmes, c'était d'ailleurs pour ça qu'il les aimait. Car quelque chose qui échappe a la compréhension de Dante... C'est assez rare pour être remarqué. Il ne partit pas il se rapprocha d'elle.
Il alla s'appuyer de ses bras sur le parapet a ses côtés. Observant le ciel dont la lumière déclinait au fil des minutes. Le vent balayant leur visage il s'exprima d'un air nonchalant, sur le ton d'une conversation tout a fait banale.

_Ta question ne me gêne pas car elle ne touche pas mon intimité.
Ma réponse a ta question est non. Je n'ai jamais été submergé par ces émotions et ces pulsions en présence de quelqu'un, du moins... Je ne l'ai jamais ressenti pour un humain.

Le seul être pour qui j'ai des sentiments absolus est Hitsik, mon totem. Je n'ai jamais ressenti de sentiment spécialement fort envers quelconque personne ici.


Ces paroles étaient beaucoup plus graves que son ton ne le laissait supposer car en disant cela il admettait le fait qu'il avait été seul la majeure partie de sa vie. Il ne fuyait pas vraiment la compagnie des autres mais maintenant il était habitué a être seul avec son alter égo donc il n'y faisait même plus attention. Ils ne dirent rien, la solitude était une perspective qui effrayait bien des gens, mais pas lui. Il ne se sentait libre que seul, voila pourquoi il était convaincu qu'il n'y avait aucun absolu pour lui, car il n'en voulait pas. S'entraver et se limiter a vivre avec une personne, qu'elle soit votre principale préoccupation devant votre propre personne... Inadmissible, inconcevable! Il rajouta:

_Ce n'est pas le genre de question que l'on pose à la légère... Tu as hésité avant de parler et tu as ensuite regretté d'avoir posé cette question au moment même ou tu as fermé la bouche. Alors a mon tour je te demande: pourquoi me la poser a moi? Tu dois avoir pas mal d'amis autour de toi qui pourraient te répondre mieux que moi.
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MessageSujet: Re: Il n'y a jamais un sommet d'ou la vue ne soit pas belle. (Sylvain Tesson)   Sam 9 Oct - 2:13



Dellà ne cherchait pas spécialement à faire fuir Dante, au contraire, mais n’importe quel élève a la place du jeune italien aurait tout simplement quitté le toit de la Tour. Elle devait passer pour bien étrange aux yeux du Feu, mais a vrai dire, qu’importait ce qu’il pouvait bien penser d’elle. S’appuyant contre le muret, Dellà regardait l’horizon, restant à l’affut d’un bruit de pas qui lui aurait indiquer si Dante choisissait de partir ou de rester. Et elle ne tarda pas à savoir, puisqu’elle l’entendit se rapprocher, et bientôt elle le vit a côté d’elle. Elle le regarda avec des yeux rempli de curiosité tandis que le vent balayait leur visage et faisait virevolter ses cheveux blonds.
« Ta question ne me gêne pas car elle ne touche pas mon intimité.
Ma réponse a ta question est non. Je n'ai jamais été submergé par ces émotions et ces pulsions en présence de quelqu'un, du moins... Je ne l'ai jamais ressenti pour un humain. »

Dellà restait attentive, regardant le profil de Dante. Elle ne fut pas vraiment surprise de sa réponse, et elle préféra écouter la suite en silence.
« Le seul être pour qui j'ai des sentiments absolus est Hitsik, mon totem. Je n'ai jamais ressenti de sentiment spécialement fort envers quelconque personne ici. »
Oui, avec son totem, c’était toujours plus fort. Mais Dellà avait remarqué qu’elle pouvait sentir des sentiments encore bien plus fort aux côtés de quelqu’un. Et apparemment, tout le monde ne ressentait pas ça. Dante était du genre solitaire, elle ne pouvait donc pas vraiment se fier à sa réponse, mais il ne lui en fallait pas beaucoup plus pour comprendre.
« Ce n'est pas le genre de question que l'on pose à la légère... Tu as hésité avant de parler et tu as ensuite regretté d'avoir posé cette question au moment même ou tu as fermé la bouche. Alors a mon tour je te demande: pourquoi me la poser a moi? Tu dois avoir pas mal d'amis autour de toi qui pourraient te répondre mieux que moi. »
Dellà croisa le regard de l’italien puis se mordit les lèvres avant de soupirer. En effet, ce n’était pas le genre de question que l’on posait à la légère. Bien sur qu’elle avait hésité avant de prononcer cette phrase à haute voix. Faire sortir ses mots de sa bouche signifiait qu’elle admettait enfin qu’il était possible qu’elle ait de nouveau des sentiments en elle. Elle avait beau essayer de les renier, de les transformer en haine, tout en les laissant de côté, cela ne servait à rien. Dellà était belle et bien amoureuse. Encore. Cet imbécile avait réussis à rallumer la flamme en elle.
« Ca y’est, tu l’admets. »
Dellà ne fit même pas attention à ce que pouvait dire Véra, elle préférait ne pas l’écouter. A vrai dire, elle avait envie de changer de sujet, elle ne voulait même pas répondre à Dante. Pourquoi fallait-il que le sujet retombe sur lui alors qu’elle était en compagnie de l’italien qui l’intriguait et a qui elle avait longtemps voulus parler ? Soupirant une nouvelle fois, la jeune femme fit non de la tête pour elle-même, puis grimpa sur le muret pour s’y asseoir.
« Je suis désolée que cette question te soit tombé dessus. J’aurais pus la poser a un de mes amis, c’est vrai. Mais ils me connaissent trop. Ils auraient tout de suite compris de quoi il s’agissait. Et comme les amis sont fait pour se soucier de leurs amis, ils m’auraient tous répondus la même chose: « Ce n’est pas une bonne idée. Tu ferais mieux de te concentrer sur autre chose ». Mais ils sont bien ignorants sur le sujet. Je ne fais que ça, me concentrer sur autre chose. La musique, la magie, l’Air, la maîtrise de mon pouvoir et de mon totem, les cours.. Je passe le plus clair de mon temps à étudier ou à aider des élèves pour leurs cours et devoirs. Je dois être l’une des élèves les plus sérieuse de l’école. Cela ne change rien à ce que je peux éprouver ou ressentir. »
Elle haussa les épaules puis posa ses yeux sur le jeune homme à ses côtés. Gosh, il avait un regard à faire fondre n’importe qui. Tentant de ne pas se perdre dans son regard, elle afficha un fin sourire sur son visage.
« Je parle trop hein ? J’ai toujours été bavarde, et ça en fait fuir pas mal.. Mais pour une deuxième rencontrer, je parle vraiment trop. Je n’ai jamais su où était la limite pour s’arrêter ! »
Elle eut un léger rire, puis posa ses yeux rieurs sur Dante un court instant. Elle regarda ensuite le toit de la Tour, balayant l’espace de ses yeux clairs. L’idée de faire un concert ici lui vint soudainement à l’esprit, puis elle se reprit et se dit que de toute manière, elle n’avait plus fait de répétition avec Duncan et Lune depuis la rentrée. C’est a peu près à ce moment là qu’un élève de la Tour Air eut l’idée judicieuse de se pointer sur le toit de sa Tour. Dellà le vit de suite arriver, et a vrai dire, elle fut un peu surprise. C’était un 7ème année du nom de Simon Delcourt, un français qui, contrairement à ce qu’on aurait pus croire, n’avait absolument rien d’intéressant si ce n’est un physique avantageux. Bien qu’il soit de sa Tour, Dellà ne l’avait jamais vraiment apprécié. Il s’approcha de Dante et elle, un sourire mauvais sur le visage. Elle descendit du mur pour lui faire face.
« Alors, la russe et.. Un feu ? Tu n’arrête pas de dire que tu déteste les élèves Feu, mais tu ne cesse de tomber dans leur bras..ou plutôt dans leur lit ! Après Fergusson, tu te tape l’un de ses potes ? Tu es vraiment pire que ce je croyais ! »
La raison pour laquelle elle ne l’appréciait pas ? En dehors de son idiotie incroyable, Simon lui avait longtemps tourné autour avant de comprendre qu’il n’avait aucune chance. Et depuis qu’il s’était pris un beau râteau, il l’avait mauvaise. Le regard de Dellà se fit noir à l’entente du nom de son ex. Elle garda pourtant son calme, et prit une voix douce.
« Et si tu allais voir ailleurs ? »
Elle n’avait pas à se justifier auprès de lui, ni même à lui expliquer quoi que ce soit. Il pouvait bien croire ce qu’il voulait, cela n’avait aucune importance pour elle. Malheureusement pour la jeune blonde, Simon semblait avoir envie d’être chiant ce soir là. Sans qu’elle s’y attende, il lui prit le bras avec force, reculant de quelques pas en la maintenant fermement, comme s’il avait voulus s’éloigner de l’italien. Dellà ne tenta même pas de se défaire de l’emprise de cet imbécile, sachant qu’il était bien plus fort qu’elle. Se transformer en hirondelle aurait été inutile, puisqu’il la tenait trop fermement pour qu’une fois sous forme animale elle puisse s’envoler. Elle se laissa donc faire, sans trop comprendre ce qu’il faisait.
« Tu te rends compte que c’est avec des salopes comme toi que les Feux prennent du pouvoir sur nous ?! Ils te bouffent ton cerveau et bientôt tu seras comme eux, aussi vile et mauvaise qu’eux ! »
«Il a pas vraiment tord, dans un sens. »
«Véra, tais-toi, s'il te plait.»

Dellà arqua un sourcil, se demandant s’il blaguait ou non. Mais non il semblait sérieux. Il avait vraiment un truc qui tournait pas rond dans son cerveau.
« Tu es vraiment con Delcourt. Lâche moi maintenant. »
Elle tenta de se défaire, mais il resserra son emprise sur elle. Merde, c’est qu’il faisait mal cet enfoiré ! Elle le poussa violemment, mais il lui prit son autre bras et la secoua comme un simple jouet. Il avait de la force en plus.
« Toi ne t’approche pas ! »
Dellà avait fermé ses yeux, sentant un mal de crâne lui venir, mais elle se doutait qu’il parlait à Dante. Manquait plus qu’un Feu la sauve d’un élève Air tiens. Le comble.
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MessageSujet: Re: Il n'y a jamais un sommet d'ou la vue ne soit pas belle. (Sylvain Tesson)   Sam 9 Oct - 4:53

HRP: Bon la ca rigole plus et un petit pavé pour fêter mon centième post, un!!!!


Bizarrement lorsque Dante parla de son absence totale de sursaut d'émotion Dellà ne parut pas surprise. En général les feux sont connus pour avoir un caractère sanguin et impulsif mais bon... En même temps de l'extérieur Dante est un peu "froid", paradoxal pour un feu non? Et bien pas tellement car le feu couve et reste sage avant de se déchainer.

La réponse de Dante n'engageait que lui, peu enclin a aller vers les autres, son opinion sur autrui n'était surement pas celle qui avait le plus de poids. Mais toute opinion est bonne a prendre, surtout quand elle est neutre et impartiale, comme celle de Dante vu qu'il ne voyait pas du tout de qui elle parlait et ou elle voulait en venir. Leurs regards se croisèrent et elle soupira. Elle semblait en grande conversation intérieure, son totem devait surement donner son avis et si son totem était aussi envahissant que celui de Dante alors ca devait être chiant a gérer. Ne semblant pas encline a lui répondre Dante ne s'en offusqua pas, on parlait de l'intimité de la jeune fille, pas de la sienne. Soupirant de nouveau avec un mouvement négatif de la tête, comme si elle voulait chasser une mauvaise pensée, elle remonta s'asseoir sur le muret et finalement parvint a sortir quelques mots. Enfin quelques mots... "_Bah dis donc elle a la langue bien pendue!" et Dante était d'accord avec son totem, ils était souvent d'accord sur des sujets déterminants mais bon la... C'était peut-etre pas si important que cela!

Ses dernières paroles le laissèrent un tantinet perplexe et songeur. Il s'apprêtait a répondre lorsque:
Dellà N. Romanskaïa a écrit:
« Je parle trop hein ? J’ai toujours été bavarde, et ça en fait fuir pas mal.. Mais pour une deuxième rencontrer, je parle vraiment trop. Je n’ai jamais su où était la limite pour s’arrêter ! »

Certes elle parlait beaucoup, mais ce n'était pas vraiment dérangeant, au contraire c'était plutôt agréable de voir une personne lui parler sans retenue. En règle général on parlait peu a Dante, allez savoir pourquoi! Elle était assise entre deux créneaux, il s'adossa au muret a côté et commença son speech lui aussi.

_Oui tu parles beaucoup mais ca me change, je parle jamais très longtemps avec quelqu'un donc bon c'est plutôt agréable. Cela dit... Vouloir a tout prix échapper a ses sentiments est le meilleur moyen de s'en rappeler. Laisse du temps au temps, un jour tu aura la surprise de te rendre compte que tu as évolué depuis aujourd'hui. On dit que le temps guérit de tout sauf de la mort. Il guérit tout, même l'amour, mais ça... Je suis très mal placé pour en parler. L'amour je n'ai fait que l'imaginer je ne l'ai jamais vraiment ressenti donc ne prête pas trop attention a ce que je dis, la seule personne a écouter dans ce domaine, c'est soi-même!

Il fût interrompu par un élève de la tour qui montait. Assez âgé et vu la démarche qu'il avait ce mec avait une estime exacerbée de lui-même.

« Alors, la russe et.. Un feu ? Tu n’arrête pas de dire que tu déteste les élèves Feu, mais tu ne cesse de tomber dans leur bras..ou plutôt dans leur lit ! Après Fergusson, tu te tape l’un de ses potes ? Tu es vraiment pire que ce je croyais ! »

TILT! _"Fergusson attend me dit pas que son ex c'est... _Bah apparemment si! "_Oh putain oh putain oh putain!!!!! _Et après c'est moi qui flippes pour pas grand-chose tsss..." Dante n'avait même pas sourcillé en entendant l'autre incongru qui avait débarqué sans avoir la courtoisie élémentaire de frapper avant d'entrer. Non mais j'vous jure y a plus de jeunesse! Enfin bref!

« Tu te rends compte que c’est avec des salopes comme toi que les Feux prennent du pouvoir sur nous ?! Ils te bouffent ton cerveau et bientôt tu seras comme eux, aussi vile et mauvaise qu’eux ! »

Re-TILT! "_Qu'est-ce qu'il a dit ce con???? _Laisse, j'men charge!" Quand Dante dit ça en général ca pète trente secondes plus tard (parfois il lui faut moins de temps mais la c'était juste rabrouer un merdeux qui se croyait supérieur du haut de ses 22 ans... Il s'était emparé de Dellà d'une façon plutôt agressive, il cherchait apparemment a l'éloigner de Dante. Dellà se débattit ce qui eut pour effet de rendre son tortionnaire encore plus violent. Il la secouait comme un hochet et leurs mouvements avaient mis Simon dos a Dante. "_Grossière erreur mon coco!" Il se détacha du mur et mit une main ferme sur l'épaule du rustaud. Celui-ci lui gueula de pas s'approcher.

Dante n'était nullement impressionné, étant bien charpenté et ayant hérité de la constitution solide du paternel (sans compter Hitsik qui est un totem du genre guerrier et qui repousse donc les limites physique de son gardien) Dante qui tutoyait le mètre 90 se permettait de toiser son futur adversaire d'un air clairement supérieur.
Alors que Simon se retournait et alignait son poing pour lui en coller une, Dante fût plus rapide. Il lui envoya un crochet du gauche dans la machoire, avant d'enchainer avec un roundhouse kick a vous faire cracher vos molaires. Dante n'est pas du genre a s'en prendre violemment aux gens, mais quand il faut, il faut!

L'air sembla s'agiter autour de son adversaire qui l'avait mauvaise qu'un cinquième année lui mette une rouste. Il joignit ses mains devant lui et l'air sembla former un tourbillon autour d'elles. "_Euh fais gaffe quand même!" _T'inquiètes j'maitrise!" Le tourbillon fonça sur lui et le souleva. "_Wow! J'fais quand même plus de 80 kilos... Il est plutôt balèze!" Lévitant dans l'air contre son gré il était clair qu'un septième année avait quand même de la maitrise mais rien de bien préoccupant. Il bougea la encore sans le vouloir, Dante essaya de se dégager mais rien a faire, le bord se rapprochait. Il voulait quand même pas le faire chuter de la tour si? "_DANTE!!!!!!!!!!!!!" _T'inquiètes j'te dis!!!!!"

Simon affichait un rictus conquérant en voyant son avantage. Dante lui répondit par un sourire narquois et plutôt inquiétant. Il ne pouvait pas redescendre mais avait encore les mains libres. Il fourra la main gauche dans sa poche et en sortit un zippo.

_C'est pas le feu qui va te faire redescendre abruti!
_Ah oui?

Il l'alluma. Les mains de Simon étaient toujours jointes pour contrôler l'air autour de Dante. L'air justement, tremblait autour de ses mains, la distorsion créée pour soulever Dante avait pour base la jointure des doigts qui canalisaient le pouvoir. Dante se contenta de balancer le briquet vers Simon. Au-dessus des mains du septième année. Dante claqua des doigts et la flamme prit un appel d'air pour augmenter radicalement de volume, a tel point que l'air lui-même autour des mains de Simon s'embrasa. Calcinant les mains du malheureux qui rompit son sortilège. Dante tel un félin atterrit sur ses quatre membres.

_Avoir du pouvoir sans être capable de bien l'utiliser est inutile. L'air attise naturellement le feu, il suffit de réfléchir trois secondes pour retourner ton attaque contre toi! Tes efforts sont remarquables mais futiles et vains.

Son adversaire ne répondit pas, trop occupé a vérifier l'état de ses mains. Dante s'approcha.

_Qui est le plus vil et le plus mauvais de vous deux? Un homme qui se fonde sur des a-priori pour juger des gens qu'il ne connait pas? Ou celle qui va vers autrui pour apprendre a le connaitre afin d'établir son propre jugement?
...
Sache que l'élément ne compte pas! Seul l'individu a de l'importance!


Cette phrase grandiloquente, grave et dite sur un ton cérémonieux et sans équivoque, Dante était au courant qu'ils étaient peu nombreux au sein de sa tour à l'approuver mais Dante détestait les généralités. Ce qui fait l'exception de l'être humain c'est justement le fait qu'aucun homme n'est le même qu'un autre. Chaque Homme a une conscience qui lui est propre, unique! Et puis lui les longs discours c'est pas trop son truc, c'est mieux de tout résumer en une phrase, ca parle plus!

Il récupéra son briquet au sol, au contact de sa main la flamme reprit du volume pour finalement se répandre autour de son bras puis de son corps tout entier. "_T'es au courant que tu peux pas rester comme ça très longtemps avant que ca ne te brûle toi aussi? _Rien qu'un peu d'esbroufe pour lui montrer qu'il n'as pas affaire a n'importe qui."

_Je te conseille vivement de partir car ce feu-la tu ne peux pas l'éteindre rien qu'en soufflant dessus. Si tu veux l'éteindre il faut me tuer et je pense pas que le meurtre d'un élève du feu sur la tour de l'Air soit très bien pris par mes camarades pyromanes... A moins que tu ne sois suicidaire...

Simon regarda Dante embraser son corps entier (genre le Balrog ou Sangoku en super saiyen) et se dit que finalement il valait autant mieux ne pas s'attarder, surtout que Dellà reprenait vite ses esprits et semblait pas très encline a être douce envers le français. Il partit sans trop demander son reste et les flammes de Dante se dispersèrent pour s'étioler dans l'atmosphère. Le contrecoup de l'effort (bah ouai s'illuminer comme une torche c'est pas comme descendre des escaliers!) le fit flancher et il mit un genou a terre.
"_J'crois que j'en ai trop fait pour ce soir... _Non a peine! C'est pour impressionner la demoiselle que tu te mets autant en valeur? _... Dis pas n'importe quoi c'était pour l'impressionner lui! _Mouééééé!!!"

Il se releva derechef et alla rejoindre Dellà. Il avait les traits tirés et il était un peu hors d'haleine. Ce genre d'exercice n'étant pas conseillé pour la santé il eut du mal a retrouver un souffle normal. Il se pencha vers Dellà la moue penaude et dit sur un ton d'excuse:

_J'suis désolé Dellà, tu vas t'attirer des ennuis si je restes avec toi. Il vaudrait peut-être mieux que je te laisse...

Dante qui se préoccupe des autres? Ouais ca lui arrive. Sa conscience et sa logique lui intimaient de partir. Il n'en fit rien. "_Allez vieux allons nous coucher, ca sert a rien de s'éterniser ici elle a surement envie que tu la laisse tranquille et après ce qui s'est passé c'est normal, si t'avais pas été la ce soir elle aurait pas eu de problème avec ce gars. _Mouais t'as surement raison."
Dante se détourna et fit un pas en direction de la porte qui menait a l'escalier de la tour. Il allait faire un pas de plus lorsque Dellà le retint. Surpris il se retourna. Il n'irait ptet pas se coucher de suite après tout.


HRP: Surtout tu me le dis si j'en fais trop!!! xD

Et j'veux le baiser du héros a la fin!!!! *sbaaaaaf*
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MessageSujet: Re: Il n'y a jamais un sommet d'ou la vue ne soit pas belle. (Sylvain Tesson)   Lun 11 Oct - 18:56


Spoiler:
 

En montant sur le toit de cette tour qui était la sienne depuis maintenant 6ans, Dellà n’aurait jamais pus imaginer ce qui allait se passer par la suite. Surtout ça. La rencontre avec Dante seul à seul, la venue d’un Simon furieux, et maintenant, Dante qui aidait Dellà en faisant fuir le 7ème année. Tout s’était passé tellement vite, et pourtant, la jeune blonde avait l’impression d’avoir tout vus et vécus au ralentit. Alors que le français la secouait comme une poupée frêle, le Feu réagit, posant sa main sur l’épaule de Simon. Dellà ne comprit pas vraiment ce qui se passait, mais très vite elle se rendit compte que le 7ème année l’avait lâché et qu’il se prenait des coups par Dante. La violence, Dellà détestait ça. Elle voulut arrêter le combat à mains nues des deux élèves, mais Véra l’en empêcha, la stoppant dans son mouvement.
« Qu’est-ce que tu fous ?! Je n’veux pas assister à un stupide duel à cause de moi ! »
« Tu n’veux pas voir comment Simon vas se prendre une raclée par Dante ? »
« Depuis quand tu aime les combats toi ! »
« Je n’aime pas ça, simplement, laisse les se battre, ne t’en mêle pas, nous risquerions d’y laisser des plumes. »
« Tu rigole j’espère. Je veux juste les séparer. »
« Laisse-les Dellà. »
« Je n’comprends pas. »
« Tu ne veux pas voir de quoi est capable ce Feu ? »
« Si, mais..c’est risqué ! »
« Nous réagirons s’il le faut, mais pour le moment, tout vas bien. »

Dellà ne voyait pas ce que Véra voulait dire par tout vas bien, puisque lorsqu’elle se sortit de ses pensées, elle put voir Simon entrain d’emmener Dante au bord de la tour. Elle fit un pas vers eux, mais elle s’arrêta malgré elle en voyant que l’élève de Feu sortait son briquet de sa poche. Il était peut-être temps qu’il riposte oui. Avant même qu’il n’agisse, Dellà eut l’idée de ce qu’il pouvait faire. Simon était tellement sûr de lui qu’il ne réagit pas assez vite pour voir le coup venir. Le briquet vola en l’air, puis le feu s’embrasa dans l’air. Le 7ème année fut déstabilisé tandis que Dante retombait sur la tour, tel un félin. Dellà eut un fin sourire, soupirant légèrement de soulagement.
« Avoir du pouvoir sans être capable de bien l'utiliser est inutile. L'air attise naturellement le feu, il suffit de réfléchir trois secondes pour retourner ton attaque contre toi! Tes efforts sont remarquables mais futiles et vains. »
Dante avait raison, mais peu d’élèves dans cette école savaient vraiment comment bien utiliser son pouvoir et son élément. Dellà elle-même utilisait trop son totem plutôt que son pouvoir, préférant la défense et la fuite à l’attaque. Pourtant, elle ne manquait pas courage, simplement peut-être de pratique.
« Qui est le plus vil et le plus mauvais de vous deux? Un homme qui se fonde sur des aprioris pour juger des gens qu'il ne connait pas? Ou celle qui va vers autrui pour apprendre a le connaitre afin d'établir son propre jugement? ...Sache que l'élément ne compte pas! Seul l'individu a de l'importance! »
Un nouveau sourire vint se dessiner sur les lèvres de Dellà. Jamais elle n’avait entendus un autre élève de Feu dire quelque chose d’aussi sensé. Aucun doute, elle ne s’était pas trompé sur lui, il était vraiment intéressant. Sans qu’elle ne s’y attende, elle vit Dante devenir tout feu tout flamme en quelques secondes. Arquant un sourcil, elle compta les secondes dans sa tête, sachant qu’un Feu ne pouvait pas rester très longtemps ainsi, au risque de se brûler la peau pour de bon - elle avait déjà entendus des élèves de Feu en parler entre eux, lorsqu’elle en fréquentait quelques uns quand elle sortait avec Franklin.
« Je te conseille vivement de partir car ce feu-là tu ne peux pas l'éteindre rien qu'en soufflant dessus. Si tu veux l'éteindre il faut me tuer et je pense pas que le meurtre d'un élève du feu sur la tour de l'Air soit très bien pris par mes camarades pyromanes... A moins que tu ne sois suicidaire... »
Hors de question qu’un meurtre se fasse sur cette tour et que Dellà en soit la cause. La jeune femme s’approcha des deux élèves, regardant Simon avec un regard noir. S’il osait de nouveau attaquer Dante, elle l’enverrait balader dans les airs sans aucun remord. Un élève de 7ème année de l’Air savait parfaitement prendre forme animale en cas de chute en pleine air, même s’il n’avait que quelques secondes pour le faire. Dellà elle-même y arrivait, alors Simon saurait le faire aussi. On teste ? Non, apparemment, le français préféra quitter la tour sans un mot, lançant tout de même un regard à Dellà qui signifiait qu’il reviendrait à la charge. Haussant les épaules pour elle-même, la jeune femme regarda l’élève de l’Air redescendre avant de se tourner vers un Dante plus faible qu’elle ne l’aurait crus. Il avait un genoux à terre, et semblait exténué. Il était clair qu'il y avait trop fort. Elle voulut l’aider à se relever, mais il n’eut pas besoin de son aide malgré son air penaud. Le regardant avec attention, Dellà fut incapable de lui dire quoi que ce soit alors qu’il se penchait vers elle et qu’il s’excusait.
« J'suis désolé Dellà, tu vas t'attirer des ennuis si je restes avec toi. Il vaudrait peut-être mieux que je te laisse... »
Quoi ? Mais pourquoi il s’excusait ? C’était stupide, il n’y était pour rien dans l’histoire. Surprise, la jeune russe regarda le Feu se retourner et commencer à partir. Mais elle réagit à temps, attrapant avec rapidité le bras de l’italien, qui se retourna vers elle, surpris. En vérité, Dellà elle-même était étonnée de le retenir. Leur regard se croisèrent et elle resta un moment à le fixer en silence, se mordant la lèvre sans trop savoir quoi dire.
« Tu dis n’importe quoi. »
Bon, c’était peut-être pas la meilleure chose à dire pour un début, mais c’était tout ce qu’elle avait réussis à dire pour le moment.
« La dernière chose que je veux pour le moment, c’est te laisser partir seul dans ma Tour alors que tu es aussi faible qu’un chaton. »
Ok, la référence au chaton n’était pas forcément terrible non plus, mais c’était en rapport avec son totem. Quoi que d’ailleurs, elle espérait ne pas avoir froissé ce dernier. Soufflant doucement, elle attira Dante vers elle alors qu’elle marchait à reculons pour pouvoir s’approcher du muret.
« Viens.. »
Elle croisa un instant son regard avec de se tourner et de lui prendre la main, l’emmenant vers le parapet. Là, elle s’arrêta et lui fit signe de s’asseoir contre le mur. Elle le laissa faire, puis s’assit à ses côtés. Ceci fait, elle posa ses yeux sur lui. 
« T’es sûr que ça va ? Tu sais, t’étais vraiment pas obligé d’en faire autant pour moi. Je t'assure que je saurais me débrouiller si quelqu'un venait à m'embêter parce que tu es là. Et Simon, j'en ai l'habitude.. »
Elle esquissa un sourire, le regardant avec attention. Même affaiblis, cet italien dégageait un charme complètement fou, et Dellà dut se contrôler pour reprendre ses esprits. Non, elle n’allait pas succomber au charme d’un jeune Feu qui l’avait en quelques sortes sauver des mains d’un imbécile. Nooon, elle était plus forte que ça. Posant ses yeux sur les lèvres du jeune homme un instant, elle se sentit comme attirée sans même savoir pourquoi, et Véra semblait vouloir qu’elle l’embrasse. Son totem était de plus en plus incompréhensible ces derniers temps. Mais Dellà ne se laissa pas faire. Elle sourit à Dante, puis s’approcha de lui pour poser ses lèvres sur sa joue, y déposant un tendre baiser (a) Elle se recula ensuite un peu, puis posa ses yeux clairs sur les siens. Se mordant légèrement la lèvre inférieur, elle esquissa un faible sourire.
« Merci. »
Là, si un autre élève se pointait, il était clair qu’il pouvait s’imaginer n’importe quoi.
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MessageSujet: Re: Il n'y a jamais un sommet d'ou la vue ne soit pas belle. (Sylvain Tesson)   Jeu 14 Oct - 3:44

Dellà N. Romanskaïa a écrit:
« Tu dis n’importe quoi. »

Malgré la sévérité de ces paroles Dellà semblait aussi surprise que Dante de voir qu'elle l'avait retenu. Elle s'était mordu la lèvre avant de lui sortir cette phrase. Dante était un peu désemparé, ne comprenant pas pourquoi elle ne le laissait pas simplement partir et faire comme si rien ne s'était passé? Elle ne semblait pas pressée de dire autre chose et Dante aurait pu ignorer la remarque et se tirer comme il aurait du le faire depuis longtemps! Mais non il resta la, attendant que Dellà lui donne une bonne raison de ne pas quitter ce toit. Et cette raison vint plus vite qu'il ne l'aurait cru.

Dellà N. Romanskaïa a écrit:
« La dernière chose que je veux pour le moment, c’est te laisser partir seul dans ma Tour alors que tu es aussi faible qu’un chaton. »

"_Pardon??!! Elle en veut une la blondasse la?! _C'est bon Hitsik laisse couler merde!" Mais bon c'est vrai quoi Dante aussi faible qu'un chaton? Même fatigué ses capacités félines et son expérience en boxe lui permettaient de se sortir d'a peu près toutes les emmerdes possibles. Aussi il foudroya instantanément d'un regard farouche et sauvage. Cela ne dura qu'un instant mais Dante détestait se faire titiller dans son égo. Tout le monde a ses faiblesses, pour Dante il suffit de le ramener sur Terre.

Peut-être s'en était elle rendue compte car la seconde d'après elle souffla doucement en l'invitant de la main a la rejoindre contre le muret.

Dellà N. Romanskaïa a écrit:
« Viens.. »

Ils se regardèrent intensément puis Dellà lui prit la main et l'emmena contre le parapet pour de bon. Dante eut un mauvais réflexe, celui d'enlever sa main mais heureusement cela se traduisit par un simple spasme ressemblant a une hésitation que Dellà put hélas ressentir. "_Ce... N'est pas normal! Personne ne s'est jamais montré aussi spontanément familier avec moi... _Faut dire que pour un feu... T'a tendance a refroidir les ardeurs de tout le monde. J't'ai toujours dit que t'étais pas net t'es toujours trop calme, taciturne et timide! _J'suis PAS timide j'ai juste des réticences a aller vers les gens... _T'as toujours été d'une timidité maladive, admets-le! _Va te faire foutre!"

Il était assis sur le parapet, a côté d'elle. Elle le regardait avec des yeux confiants et apaisants, Dante eut l'impression d'être a la place de quelqu'un d'autre. Ce n'était pas dans ses habitudes d'être traité avec gentillesse, même dans sa tour. La seule a avoir été spontanément aussi curieuse, familière et avenante était Soo...Mais bon valait mieux pas en parler d'elle; ca avait le don de mettre Hitsik en rogne. "_La prochaine fois qu'on la croise on lui fait la peau! Ou plutôt les écailles! Enfin on la poutre quoi!"
Qu'est-ce que j'vous disais? Dante n'est pas spécialement adepte de la vengeance et il en faut beaucoup pour Dante, mais il a la rancune sacrément tenace du fait de son totem. Non pas qu'il veuille absolument refaire la tête de l'aquatique dans le plus pur style cubique de Picasso mais bon... Elle n'était désormais plus du tout tendre avec lui, alors pas de quartier!

Mais revenons a nos moutons!

Dellà N. Romanskaïa a écrit:
« T’es sûr que ça va ? Tu sais, t’étais vraiment pas obligé d’en faire autant pour moi. Je t'assure que je saurais me débrouiller si quelqu'un venait à m'embêter parce que tu es là. Et Simon, j'en ai l'habitude.. »

"_Ma parole c'est qu'elle me dévore des yeux ou j'me fais des idées? _Tu prends trop tes rêves pour des réalités c'tout!" Eut lieu a ce moment précis un véritable chaos dans l'âme de Dante qui envoyait mentalement son alter-ego se faire voir a Ouagadougou. Dante leva la tête vers le ciel et soupira:

_Oui j'me doute mais bon... J'ai jamais pu blairer les connards! Et ne t'inquiète pas j'ai eu seulement le souffle court comme après une longue course c'est rien de méchant dans dix minutes je pèterai a nouveau le feu!

Dit-il en rigolant a moitié tandis qu'il parlait. Dellà lui sourit et s'approcha, brisant la distance qui les séparait en une seule seconde. Sans que Dante n'aie pu réagir elle l'embrassa sur la joue. Celui-ci baissa instinctivement la tête, ne sachant pas vraiment comment réagir ni comment le prendre. Elle posa ses yeux dans les siens et cette fois Dante cilla et détourna le regard pour s'extasier sur les étoiles qui s'allumaient dans le ciel au-dessus d'eux. Elle lui dit juste un mot et Dante sût comment prendre le baiser sur la joue: comme un simple remerciement. Elle regarda vers la porte en se mordant la lèvre inférieure, comme si elle s'attendait a voir quelqu'un débarquer. Ce quelqu'un ne vint pas.

_Ce n'est pas la peine de me remercier ce fut un plaisir! Si tous tes camarades sont comme ça alors j'ai aucune raison de regretter d'être chez les Feu...
...

Tu te mords souvent la lèvre... C'est un tic nerveux? Si jte mets mal à l'aise j'peux te laisser. J'imagine que quelqu'un de la tour Feu n'est pas vraiment dans tes fréquentations favorites.


A vrai dire le plus mal a l'aise des deux était sûrement Dante. Toute promiscuité avec une fille lui sapait sa lucidité, le bougre! Voui car malgré son corps d'éphèbe, son visage tapageur et son sourire ravageur monsieur Valentine n'est pas vraiment ce qu'on pourrait appeler un homme a femme. Non pas qu'il préfère les mecs mais en fait... Il n'a aucune préférence. Pour faire simple, le sexe ne l'intéresse pas tant que ça et ne représente aucune réelle motivation quand il fait la connaissance d'une fille. La vie d'ascète ne le dérangerait pas car après tout... S'il n'a pas envie de sexe a 19 ans alors c'est bon il peut passer sa vie tranquille de ce côté-la! Evidemment les instincts animaux d'Hitsik s'en mêlent de temps-en-temps mais bon... Dante lui préfère l'extase sensorielle et la quasi extra-lucidité qui le submergent quand il se défonce. Il y gagne l'inspiration, la sérénité et la béatitude. C'est le seul moyen pour lui d'avoir ces trois sensations en même temps. Il voulait partir mais une partie de sa conscience lui disait de rester autant que possible...

_A mon tour de te poser une question un peu incongrue.

Dis-moi ca t'es déjà arrivé d'aller voir quelqu'un sans but précis en tête? ... D'aller voir quelqu'un juste parce que tu avais envie de voir cette personne?


Il y a une règle qui dit que derrière chaque question il y a une autre question. Celle de Dante était simplement: "Comment tu fais?"
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MessageSujet: Re: Il n'y a jamais un sommet d'ou la vue ne soit pas belle. (Sylvain Tesson)   Mar 19 Oct - 15:46



« Ce n'est pas la peine de me remercier ce fut un plaisir! Si tous tes camarades sont comme ça alors j'ai aucune raison de regretter d'être chez les Feu... »
« Oh non, ils sont loin d’être tous comme ça ! Simon est juste..idiot et assez intolérant. »
Quoi ? C’était vrai. Dellà respectait tous les élèves de sa Tour, et elle s’entendait avec presque tout le monde, mais Simon était une des exceptions qui donnait envie de vomir à la jeune blonde. Il n’était pas méchant, juste qu’il n’avait aucun tact, qu’il ne comprenait rien à rien, qu’il était buté et complètement idiot, sans oublier qu’il était sans doute le plus intolérant des élèves de l’Air. Alors forcément, ça n’aidait pas !
« Tu te mords souvent la lèvre... C'est un tic nerveux? Si jte mets mal à l'aise j'peux te laisser. J'imagine que quelqu'un de la tour Feu n'est pas vraiment dans tes fréquentations favorites. »
Touché. La jeune femme s’empêcha de se mordre une nouvelle fois la lèvre, souriant légèrement, quelque peu gênée en cet instant. Elle leva les yeux vers le ciel sombre où l’on commençait à distinguer plusieurs étoiles. Une brise de vent vint lui caresser le visage, rafraichissant l'air et faisant apparaître un petit sourire sur les lèvres de la jeune élève de l'Air. Il n'y avait rien de mieux que l'air frais et pur de la nuit pour elle.
« C’est un tic nerveux en effet. Je me mords très souvent la lèvre, dans beaucoup de situations.. Mais en ce qui concerne les élèves de la Tour Feu, tu te trompe. J’ai quelques connaissances très intéressante chez vous. »
Elle voulut ajouter qu’elle pensait que c’était chez les Feu qu’elle voyait l’espoir de contrer les idées saugrenues de l’Incarnation Feu, mais elle ne préféra pas s’avancer autant en présence d’un Feu qu’elle ne connaissait pas vraiment. Au fond, elle ne connaissait vraiment aucun des élèves Feu qu’elle fréquentait. Franklin.. Elle n’avait aucune idée de ce qu’il pensait de Woann. Jamais ils n’avaient eu l’occasion d’en parler, mais il est clair qu’elle aurait remarqué si c’était un petit chien de Woann. Dante par contre, Dellà l’avait souvent vus en compagnie de l’Incarnation Feu, mais elle ne préférait pas s’imaginer n’importe quoi sans savoir. Haussant les épaules, elle préféra ne pas dire au jeune italien que oui, il la mettait mal à l’aise, cependant, elle ne voulait pas qu’il parte alors qu’elle l’avait retenus. Même si elle-même ne savait pas trop pourquoi elle l’avait empêché de partir, autant qu’il reste encore un peu. Quoi qu’elle avait l’impression que Véra y était pour quelque chose dans tout ça.
« Bien sur que j’y suis pour quelque chose. »
« Ne me dis pas que cela a un rapport avec Franklin ? »
« Si. Tu veux fréquenter un Feu ? Dante est très bien. Franklin est trop dangereux pour nous. »
« Mais qu’est-ce que tu crois Véra ?! Que j’m’intéresse à Franklin parce que c’est un Feu ?! Et tu crois vraiment que Dante n‘est pas dangereux aussi ? Je suis sûre qu‘il peut se montrer très convainquant comme toute à l‘heure. »

L’hirondelle sembla râler dans son coin, mais n’ajouta rien, laissant Dellà tranquille pour le moment. Véra semblait prête à tout pour que sa moitié arrête de voir Franklin. Et Dellà n'aimait pas être en désaccord avec son totem, sentant son esprit embrouillé à cause de tout ça. Elle posa finalement des yeux curieux sur Dante lorsqu’il reprit la parole.
« A mon tour de te poser une question un peu incongrue. ..Dis-moi ca t'es déjà arrivé d'aller voir quelqu'un sans but précis en tête? ... D'aller voir quelqu'un juste parce que tu avais envie de voir cette personne? »
Croisant un moment le regard de l’italien, la jeune femme reposa finalement ses yeux sur le ciel, réfléchissant à la question. Il n’y avait pas besoin d’aller très loin pour émettre une réponse en fait.
« Oui, ça m‘est déjà arrivé quelques fois. J‘aurais retrousser chemin en te voyant toute à l‘heure si je n‘avais pas eu envie d‘avancer pour te voir.. »
Qu’il ne s’imagine pas n’importe quoi non plus, mais là-dessus, elle ne pouvait pas mentir. Elle avait plusieurs fois eu envie d’aller lui parler sans forcément savoir pourquoi, simplement parce qu’elle en avait envie. Et au fond, Véra n’avait fait qu’aider Dellà a le retenir, mais elle n’aurait pas aimé que cela se termine comme ça. C’était l’occasion ou jamais de pouvoir en savoir plus sur cet italien. D’ailleurs, elle savait que sa réponse ne suffirait pas à Dante. Il y avait forcément une autre question derrière ces questions, simplement, elle ne saurait dire laquelle. Elle osa poser son regard sur lui et sans même y faire attention, elle se mordit une nouvelle fois les lèvres. Ce tic était plus fort qu’elle.
« Je trouve bien plus intéressant d’aller vers quelqu’un sans but précis en tête. C’est un peu comme si on se laissait guider par son corps plutôt que par son esprit. Aller voir quelqu’un parce qu’on a envie de voir cette personne me semble être l’une des meilleures raisons pour voir ce quelqu’un. »
Elle tourna ses yeux vers les étoiles, admirant ce paysage qu’elle trouvait toujours aussi spectaculaire.
« Il m’arrive souvent d’avoir envie de faire des choses simplement par envie, sous l’accès d’une espèce de folie, juste comme ça. Mais on est toujours obligé de se justifier pour ne pas que nos gestes ou nos paroles soient mal pris ou mal interprétés. Si j’te dis que j’avais juste envie de poser mes lèvres sur ta joue, tu vas te poser des questions. Mais comme je t’ai dis merci après l’avoir fait, tu interprète ça comme un simple geste de remerciement, et ça passe. Je trouve ça dommage de toujours devoir se justifier ou s’expliquer. Il n’y a pas toujours de raison valable.. »
Haussant les épaules, elle s’arrêta un peu en milieu de sa phrase, se rendant compte qu’une nouvelle fois, elle parlait trop. Sans doute Dante allait trouver ce qu’elle disait stupide et se lèverait pour partir pour de bon de cette Tour. Son totem et lui devaient la prendre pour une folle, mais qu’importait. Elle avait l’habitude d’avoir des idées qui échappaient aux autres. Mais il lui semblait que Dante était plus ouvert que la plupart des élèves. Son esprit semblait plus apte à comprendre et à admettre les différences. Non pas que Dellà était différente, simplement qu’elle osait dire ce qu’elle pensait assez ouvertement à un presque inconnus de la Tour Feu. Mais la jeune blonde était un peu déstabilisé en cet instant. Elle sentait une étrange attirance l'envoyer vers Dante, et Véra appuyait son esprit entier à aller vers lui, empêchant ainsi Dellà d'y voir clair. Elle ne tarderait pas à rompre encore la distance qui les séparait si cela continuait.. Surtout que leur corps étaient déjà côte à côte, se frôlant sans forcément y faire attention.
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MessageSujet: Re: Il n'y a jamais un sommet d'ou la vue ne soit pas belle. (Sylvain Tesson)   Ven 22 Oct - 5:11

Dellà N. Romanskaïa a écrit:
« C’est un tic nerveux en effet. Je me mords très souvent la lèvre, dans beaucoup de situations.. Mais en ce qui concerne les élèves de la Tour Feu, tu te trompe. J’ai quelques connaissances très intéressante chez vous. »

"_Ben elle a l'air ouais! Entre toi, aussi austère qu'une pierre tombale et l'autre allumé de Ferguson qui a mis le feu a la chambre la dernière fois qu'il est v'nu... Heureusement qu'elle fréquente pas Woann car la on aurait la preuve qu'elle est maso! _Pff Hitsik... _Bah quoi?"
N'empêche qu'il avait pas tout a fait tort, d'habitude il règne parmi les habitants du château un esprit plutôt clanique, peut-être pas au sens strict mais au sens ou l'intérêt se porte surtout vers celles et ceux de sa maison, les autres ca vient après. Hors cette fille semblait encline a laisser sa chance a tout le monde, une fille sans barrière conventionnelle, une fille un peu comme... "_Un peu comme toi Dante... D'ailleurs tu fais chier on peut pas trouver de surnom pourri pour Dante! C'était quoi c't'idée de donner un prénom pareil a son gosse?"
Hem hem -BAOUM-, après qu'Hitsik se soit fait mettre sur orbite par un Dante un tantinet agacé de ses interventions inopportunes, inconvenantes et intempestives (j'me fais plaisir), l'esprit du jeune homme s'en trouva subitement... Soulagé!

Il retrouva ses esprits au moment ou elle répondait a sa question, trop synchros!

Dellà N. Romanskaïa a écrit:
« Oui, ça m‘est déjà arrivé quelques fois. J‘aurais retrousser chemin en te voyant toute à l‘heure si je n‘avais pas eu envie d‘avancer pour te voir.. »

Dante eut un sourire par réflexe, rien de particulièrement hilarant mais il avait pris l'habitude de sourire en coin pour mettre quelqu'un plus a l'aise dans une conversation (merci la sociabilité pour les nuls), Oui Dante a une conception bien a lui des relations sociales, toute rencontre qui ne lui apporte rien est inutile. Pourtant Dellà n'est pas du genre même de la rencontre "utile", pourquoi restait-il alors? "_Bonne question! Moi-même j'arrive pas a trouver la réponse! J'sais pas c'qu'il lui trouve, elle est pas particulièrement... _...Tiens t'es de retour toi? _Sache que je suis immortel! _Ben voyons! En attendant ta gueule elle me parle!"

C'était étrange, en général il aime pas trop rester tard le soir a discuter avec quelqu'un, encore moins avec une fille qu'il connaissait a peine et pourtant... Ca ne le dérangeait pas. Il ne se sentait pas particulièrement a l'aise mais il n'avait pas non plus envie de fuir en courant. Elle semblait avoir deviné que Dante ne posait pas la une simple question de banalité mais un vrai malaise. Aussi Dellà entreprit d'étoffer un peu plus sa réponse. Elle eut le même tic et Dante sourit, de façon sincère cette fois.

Dellà N. Romanskaïa a écrit:
« Je trouve bien plus intéressant d’aller vers quelqu’un sans but précis en tête. C’est un peu comme si on se laissait guider par son corps plutôt que par son esprit. Aller voir quelqu’un parce qu’on a envie de voir cette personne me semble être l’une des meilleures raisons pour voir ce quelqu’un. »

« Il m’arrive souvent d’avoir envie de faire des choses simplement par envie, sous l’accès d’une espèce de folie, juste comme ça. Mais on est toujours obligé de se justifier pour ne pas que nos gestes ou nos paroles soient mal pris ou mal interprétés. Si j’te dis que j’avais juste envie de poser mes lèvres sur ta joue, tu vas te poser des questions. Mais comme je t’ai dis merci après l’avoir fait, tu interprète ça comme un simple geste de remerciement, et ça passe. Je trouve ça dommage de toujours devoir se justifier ou s’expliquer. Il n’y a pas toujours de raison valable.. »

Justifier... Le plus grand des maux de Dante peut-être. Il devait trouver une raison, a n'importe quel évènement ou choix a faire. Il y a une chose a savoir a propos de Dante, son don remarquable pour les échecs n'est pas un hasard. Dante n'agit jamais sans raison, comme le dit son manuel d'échecs d'ailleurs: "Aucun coup ne doit être joué sans but". Règle de base que Dante a fait sienne. Il a un esprit très cartésien mais pas du tout étriqué pour autant. Il analyse chaque opportunité, chaque alternative, c'est plus fort que lui, il ne peut pas s'en empêcher. Il prend tout avec tellement de recul qu'il a après un véritable panorama de la situation, enfin ca c'est Dante en règle générale, après il y a toujours des moments ou il laisse sa spontanéité s'exprimer, et les personnes avec lesquelles il y arrive sont hélas pour lui, peu nombreuses.

_C'est étrange... Cette idée de "pulsion", c'est pas quelque chose qui m'arrive très souvent donc bon!

Avait-il dit en riant. Ses lèvres avaient un joli sourire, mais les yeux restaient vagues et embrumés.

_Par contre toi, ca a l'air de t'arriver souvent avec les élèves du feu!... Attends... Tu sortais avec Fausty? Euh... Franklin? Bah dis-donc t'as beau avoir des airs sages tu caches bien ton jeu!

"_Tu crois pas que c'est un peu tôt pour qu'un quasi-inconnu la chambre sur une histoire qu'elle vient juste de vivre? _Depuis quand t'en as quelque chose a faire? _Moué pas faux... Vas-y continue! Laisse libre cours a ton inspiration!! _Non mais jte jure..."

_Excuse-moi c'est pas vraiment ce que je voulais dire mais disons que tu es surprenante, a mon avis pour que Franklin s'entiche de quelqu'un c'est que c'est pas n'importe qui.

"On demande une paire de testicules pour Dante Valentine qui ose même pas..."

Ta question sur la force des sentiments tout à l'heure... Tu pensais à lui non?

"_J'ai rien dit! Parce que s'excuser puis renfoncer le couteau dans la plaie... Soit c'est une manoeuvre extrêmement habile, soit t'es un vrai boulet!" _ ... Et merde!!! _J'en étais sur. T'es vraiment un manche avec les filles toi pas vrai?"
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MessageSujet: Re: Il n'y a jamais un sommet d'ou la vue ne soit pas belle. (Sylvain Tesson)   Dim 24 Oct - 21:43


Spoiler:
 

La nuit était calme et fraiche, rendant l’ambiance plutôt agréable sur le toit. Il n’y avait qu’un léger vent frais qui rafraichissait l’air, mais c’était supportable. Et malgré le peu de luminosité, Dellà voyait plutôt bien, ses yeux s’étant habitué. Elle continuait de fixer les étoiles, cherchant des constellations, préférant penser à ça qu’à ce que lui intimait son totem.
« C'est étrange... Cette idée de "pulsion", c'est pas quelque chose qui m'arrive très souvent donc bon! »
Dante eut alors un rire sincère qui étonna un peu la jeune russe. Elle ne put s’empêcher de sourire légèrement en l’entendant rire. C’était sûrement pas quelque chose qu’il faisait souvent et pourtant, ça lui allait plutôt bien. Elle lui jeta un œil, se disant qu’au contraire de lui, elle marchait beaucoup par pulsion.
« Par contre toi, ca a l'air de t'arriver souvent avec les élèves du feu!... Attends... Tu sortais avec Fausty? Euh... Franklin? Bah dis-donc t'as beau avoir des airs sages tu caches bien ton jeu! »
Et bim, en pleine face. Ne préférant rien répondre, elle reporta son attention entière sur les étoiles. Il connaissait donc Franklin, et il lui avait même trouvé un petit surnom. Comme c’était mignon, elle était tombé sur l’un de ses amis ou quoi ? Et oui elle cachait bien son jeu, mais elle n’avait pas à se justifier non plus, et puis.. Pourquoi il lui parlait de Franklin ? Il n’avait donc aucun tact ?
« Excuse-moi c'est pas vraiment ce que je voulais dire mais disons que tu es surprenante, a mon avis pour que Franklin s'entiche de quelqu'un c'est que c'est pas n'importe qui. »
Surprenante ? Bien sur qu’elle l’était. Elle s’étonnait elle-même d’avoir des sentiments pour un Feu complètement fou. Tout le monde aurait pus imaginer Dellà avec un grand, un sportif plutôt cultivé, propre sur lui, poli et respectueux, droit et intéressant. Erf, elle se serait tellement ennuyé avec ce genre de mec. Trop parfait, donc pas intéressant. Elle aimait l’action, elle aimait l’imprévus et pourrait vivre à 100 à l’heure toute sa vie, mais elle avait besoin aussi d’un peu de calme. Elle était tellement contradictoire parfois qu’elle s’étonnait que des mecs aient pus avoir le courage d’essayer avec elle. Franklin était décalé, il avait un côté à la fois perdu et fier, un côté violent et fou, et pourtant, il pouvait être incroyablement doux. Au final, Dellà ne s’imaginait pas avec quelqu’un de trop simple, il fallait que ce soit compliqué, il fallait que ce soit dur, et il fallait que ça bouge.
« Ta question sur la force des sentiments tout à l'heure... Tu pensais à lui non? »
La voix de Dante sortit la jeune russe de ses pensées, et sa question ne l’étonna guère, même si elle ne s’imaginait pas qu’il enfoncerait autant le couteau, surtout après des excuses. Posant son regard sur lui, elle se dit qu’il ne devait pas avoir l’habitude de parler vraiment aux gens, et surtout aux filles. Au fond, elle n’avait jamais vraiment vus le Feu sortir avec une fille, et d’après ce qu’elle savait, peu de filles avaient eu l’occasion de l’embrasser. Un bel italien, poète, cultivé, intéressant, dont la froideur pouvait éteindre son propre feu. Normal qu’il n’est pas tant de succès que ça si dès qu’il se trouvait en compagnie d’une fille il posait les mauvaises questions et les forçaient presque à lui donner des claques. A croire qu’il voulait qu’on le déteste. Non ? Vous trouvez pas ? Dellà l’imagina quelques secondes avec un panneau « Frappe moi » dans ses mains, puis revint à la réalité, un sourire amusé aux lèvres. Oh, tout ça ne l‘affectait pas vraiment..quoi qu‘elle était un peu blessée par certains mots, mais elle préférait ne pas relever.
« Tu manque de tact, c’est indéniable ! »
Elle eut un léger rire, et lançant un regard en coin à Dante, elle réfléchit un instant à ce qu’elle pouvait lui répondre. C’était de plus en plus personnel, et Dellà n’avait vraiment pas envie de parler de Franklin. Il occupait déjà toutes ses pensées depuis qu’il s’était revus et elle ne savait pas où elle en était. Rien que d’imaginer qu’il était peut-être entrain de se faire une autre à l’heure actuelle la dégoutait. Elle laissa un silence pesant s’installer entre l’italien et elle, puis elle se décida à parler.
« J’ai vraiment pas envie de parler de lui vois-tu.. »
Elle tapa doucement sa tête contre le muret, regardant un moment le ciel étoilé, cette étendue immense sombre et si belle, puis elle tourna son regard sur l’élève Feu, regardant chaque détail de son visage avec une certaine attention. Non, elle ne le dévorait pas des yeux, pas cette fois, et pourtant, Véra la forçait à se rapprocher de lui.
« Je comprends pas trop pourquoi tu me parle de lui. Pour énerver une fille, y’a rien de mieux que d’évoquer son ex sado-maso et pyromane qui se tape tout et n’importe quoi. »
Elle continua de le regarder un moment, laissant un nouveau silence s’installer, puis haussa les épaules. Finalement, Dante n’avait pas grand-chose de différent des autres. Dellà ne comprenait même pas qu’elle ait pus le retenir. Elle aurait du le laisser partir, elle aurait gardé une bonne image de lui, elle l’aurait remercié plus tard et puis basta. Mais là, parler de Franklin ? Argh, ça l’énervait. Et elle ne savait même pas pourquoi elle s’énervait et ça avait le don de l’enrager encore d’avantage. Elle fronça les sourcils, se mordant la lèvre et regardant dans le vide avant de reprendre la parole. Elle restait plutôt calme en apparence, et pourtant au fond d’elle-même, c’était tout le contraire.
« Je crois que c’était une mauvaise idée de rester là avec toi en fait. Mais t’es plutôt intéressant, tu devrais essayer d’aller un peu plus vers les autres, ils t'apprécieraient et tu ferais de bonnes connaissances. »
Elle se leva puis remonta la fermeture éclair de son sweat-shirt, elle fit quelques pas sur le toit, puis se tourna vers Dante. Elle eut alors un léger sourire alors qu'elle le regardait dans les yeux.
« C’était quand même sympa, même si mon totem n’a pas arrêté de me pousser vers toi pour que je t’embrasse, mais manque de pot, t’as évoqué le sujet qui casse tout. Dommage ! »
Elle eut un léger rire, puis haussa les épaules avant de se tourner et de s’avancer vers la porte. La soirée avait été plus longue que prévue et son lit l’attendait sûrement avec impatience.
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MessageSujet: Re: Il n'y a jamais un sommet d'ou la vue ne soit pas belle. (Sylvain Tesson)   

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